Le Bon, la brute et le cinglé
Good, the bad, and the weird (The) / Joheunnom nabbeunnom isanghannom- PAYS :Corée du Sud
- ANNÉE DE PRODUCTION :2008
- DATE DE SORTIE :17 décembre 2008
- GENRE :Comédie, Action, Western
- DURÉE :139 MIN
- REALISATEUR : Kim Jee-woon
- ACTEURS :Jung Woo-Sung, Lee Byung-hun, Song Kang-ho, Yun Je-mun, Ryu Seung-su
- BUDGET : 10 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur & noir et blanc
- Blog officiel
Le cinéma coréen est généreux, souvent plein de promesses, et depuis quelques années démontre avec panache une concurrence de poids au divertissement hollywoodien. Au point parfois d'égaler aussi certains défauts de l'industrie yankee.
C'est encore le cas du nouveau film de Kim Jee-Woon, "auteur" surtout formaliste s'étant fait remarquer avec Deux sœurs et le polar A Bittersweet Life. Avec Le Bon, la brute et le cinglé, il s'attaque encore à un nouveau genre, et son ambition va jusqu'à citer directement sa mythique référence, et pas seulement dans le titre. Inconscience ou audacieux melting-pot des genres et des nationalités ? Les deux à la fois puisque si Jee-Woon n'a en aucun cas la maîtrise formelle d'un Leone, il compense par une folie toute asiatique comme héritée des pelloches HK des années 90, et par une dégénération du genre qui était déjà la base du western spaghetti.
Le cinglé semble être la note d'intention du film. Personnage le plus présent à l'écran, le plus développé et le mieux interprété, il donne le ton d'un métrage qui va à cent à l'heure... nulle part. Car cette chasse (à la carte) au trésor est d'une absurdité totale. Totalement sous-écrite, l'intrigue ne vise qu'à faire se croiser nos trois zigotos dans des décors très cinégéniques. D'où quelques longueurs sur plus de deux heures pour relier les scènes d'action entre elles, et une impression de film brouillon renforcée par un filmage à l'épaule parfois abusif (décors, paysages et costumes sont beaux, on aimerait en profiter un peu plus).
L'ouverture sur le train est mémorable par l'énergie et l'invention déployées, mais elle stigmatise déjà les défauts qui s'amplifieront par la suite. La présentation des personnages est inégale, le bon est transparent, la brute un (très très) méchant à mèche ridicule, et le cinglé mène la danse sans le savoir. La caméra tournoie plus que de raison autour du train avec un aigle en CGI au premier plan, au comment démontrer que le plus est l'ennemi du bien, et la musique n'est là que pour ajouter du bruit à ce capharnaüm visuel. La meilleure utilisation de cette dernière sera dans le long final un emprunt direct à Tarantino - que le réalisateur rêve apparemment d'égaler dans le cinéma patchwork, en vain puisqu'il préfère tourner à vide au lieu de raconter une bonne histoire. Il ne suffit pas d'argent d'envie et d'énergie pour faire un film jubilatoire. Restent quelques séquences flamboyantes dans un océan de n'importe quoi.
C'est encore le cas du nouveau film de Kim Jee-Woon, "auteur" surtout formaliste s'étant fait remarquer avec Deux sœurs et le polar A Bittersweet Life. Avec Le Bon, la brute et le cinglé, il s'attaque encore à un nouveau genre, et son ambition va jusqu'à citer directement sa mythique référence, et pas seulement dans le titre. Inconscience ou audacieux melting-pot des genres et des nationalités ? Les deux à la fois puisque si Jee-Woon n'a en aucun cas la maîtrise formelle d'un Leone, il compense par une folie toute asiatique comme héritée des pelloches HK des années 90, et par une dégénération du genre qui était déjà la base du western spaghetti.
Le cinglé semble être la note d'intention du film. Personnage le plus présent à l'écran, le plus développé et le mieux interprété, il donne le ton d'un métrage qui va à cent à l'heure... nulle part. Car cette chasse (à la carte) au trésor est d'une absurdité totale. Totalement sous-écrite, l'intrigue ne vise qu'à faire se croiser nos trois zigotos dans des décors très cinégéniques. D'où quelques longueurs sur plus de deux heures pour relier les scènes d'action entre elles, et une impression de film brouillon renforcée par un filmage à l'épaule parfois abusif (décors, paysages et costumes sont beaux, on aimerait en profiter un peu plus).
L'ouverture sur le train est mémorable par l'énergie et l'invention déployées, mais elle stigmatise déjà les défauts qui s'amplifieront par la suite. La présentation des personnages est inégale, le bon est transparent, la brute un (très très) méchant à mèche ridicule, et le cinglé mène la danse sans le savoir. La caméra tournoie plus que de raison autour du train avec un aigle en CGI au premier plan, au comment démontrer que le plus est l'ennemi du bien, et la musique n'est là que pour ajouter du bruit à ce capharnaüm visuel. La meilleure utilisation de cette dernière sera dans le long final un emprunt direct à Tarantino - que le réalisateur rêve apparemment d'égaler dans le cinéma patchwork, en vain puisqu'il préfère tourner à vide au lieu de raconter une bonne histoire. Il ne suffit pas d'argent d'envie et d'énergie pour faire un film jubilatoire. Restent quelques séquences flamboyantes dans un océan de n'importe quoi.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 24/08/2009 22:57 par Jean-Noël Nicolau Mais c’est rigolo tout plein ce film en fait.
Par contre c’est beaucoup trop long et totalement insignifiant au final.
Le quota de divertissement est cependant bien rempli.
Ca fait toujours plaisir.
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| 07/01/2009 11:14 par dodeskaden 5/10… de bons passages… mais trop brouillons parfois en prise de vue (mouvements de caméra très pénibles…)
Sinon, en terme de portnawak, je rejoins Zorg, bien que cela ne m’ait pas tant donner la banane.
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| 07/01/2009 11:10 par Pete Dayton Ne les ayant vu que séparés, il m’avais pourtant semblé que c’était dans ce sens là .
C’est effectivement dans cet ordre-là qu’ils étaient sortis chez nous, avec 2 mois de décalage.
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