Le Bon, la brute et le cinglé

Good, the bad, and the weird (The) / Joheunnom nabbeunnom isanghannom

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23 déc. 2008 Par Reznik Star Rating 6
2008, année nostalgeek ? Il faut croire, car après l'hommage de Neil Marshall à tout un pan de la série B 80's avec Doomsday, c'est la spaghettophilie qui est convoquée, brassée et réactualisée pour le bonheur des jeunes cons et le malheur des vieux aigris.

Disons les choses franchement. Si l'on cherche un bon spectacle de fin d'année, c'est la bonne adresse. Dans un maelström de bruit et d'action Kim Jee-Woon pousse sa virtuosité technique, déjà démontrée par ses précédents longs, à un niveau rarement atteint. Le film regorge de plans-séquences furieux mêlant pyrotechnie, cascades et angles improbables. Alors on se tait, on admire, c'est beau, respect. Mais après ? Pas grand chose hélas...

Il manque d'abord une histoire dont il n'apparait que divers éléments épars. Une carte au trésor avec des personnages autour c'est peu, d'autant que les dialogues sont pour la plupart laborieux et que les clins d'œil politiques restent trop furtifs pour faire matière.
Le résultat est qu'entre les morceaux de bravoure -dont un est tout de même épuisant à force de durer- on se prend à trouver le temps long.

Pour les personnages, comme l'affiche le suggérait, le tru... le cinglé est en première ligne, monopolisant l'espace et la parole. Song Kang-ho se sort bien de l'exercice en se maintenant dans un ridicule "maitrisé" qui fait sourire. Lee Byung-hun, déjà excellent dans A bittersweet life, fait une brute de haute tenue, digne de L.Van Cleef et aurait mérité que le script lui réserve un meilleur sort.
Le bât blesse (et le film avec) avec le bon, campé par l'obscur Jung Woo-Sung, ersatz bien falot de son illustre prédécesseur sans nom, qui n'est physiquement pas à la hauteur de l'entreprise et débite laborieusement des banalités d'usages.
Il est le coté faible du triangle, celui qui rend l'ensemble branlant, faisant perdre à l'aventure une bonne partie de son intérêt.

En résumé Le Bon, la brute et le cinglé est un film sympa dont l'ombre ne s'étend pas plus haut qu'aux orteils de tonton Sergio.


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Ilan Ferry :

Star Rating 9
Un hommage totalement déluré aux westerns spaghettis dans lequel gunfights et chorégraphies hallucinantes s’enchainent à un rythme effréné sous l’Å“il d’une caméra virevoltante à souhait. Un cocktail d’action et d’humour à consommer sans modération !

Patrick Antona :

Star Rating 8

Louisa Amara :

Star Rating 7

Julien Foussereau :

Star Rating 6

Stéphane Argentin :

Star Rating 6

Sandy Gillet :

Star Rating 6


Jean-Noël Nicolau24/08/2009 22:57 par Jean-Noël Nicolau

Mais c’est rigolo tout plein ce film en fait. Par contre c’est beaucoup trop long et totalement insignifiant au final. Le quota de divertissement est cependant bien rempli. Ca fait toujours plaisir. LIRE LA SUITE
dodeskaden07/01/2009 11:14 par dodeskaden

5/10… de bons passages… mais trop brouillons parfois en prise de vue (mouvements de caméra très pénibles…) Sinon, en terme de portnawak, je rejoins Zorg, bien que cela ne m’ait pas tant donner la banane. LIRE LA SUITE
Pete Dayton07/01/2009 11:10 par Pete Dayton

Ne les ayant vu que séparés, il m’avais pourtant semblé que c’était dans ce sens là. C’est effectivement dans cet ordre-là qu’ils étaient sortis chez nous, avec 2 mois de décalage. LIRE LA SUITE

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