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Rumba
Critique
Deuxième belle oeuvre du trio d'artistes polyvalents Dominique Abel, Fiona Gordon et Bruno Romy (une équipe de chorégraphes, danseurs, mimes et clowns à eux-trois !), "Rumba" confirme tout autant les immenses qualités que les minimes défauts que l'on pouvait trouver dans "L'iceberg", leur précédent film sorti en 2005.
Si vous appréciez les silences prolongés, les dialogues de sourds, les borborygmes, les onomatopées, les bruits incongrus, les mouvements millimétrés, les longs plan-séquences en cadre fixe mais bourrés de surprises incongrues, les musiques bariolées et exotiques, les couleurs pétantes et éclatantes, les danses gracieuses et dégingandées, ... bref tout ce qui fait le charme d'un cinéma créatif dans la vraie tradition des maîtres du burlesque (Tati et Chaplin en tête) : n'hésitez-pas une seconde, réservez vous une heure et quart de plaisir à nulle autre pareille.
Mais les grincheux seront aussi à la fête car ils pourront y trouver baisses de rythme, gags un brin foireux, galerie de personnages légèrement caricaturaux, situations répétitives et dialogues sans éclat littéraire. Enfin, c'est ce qu'ils vont y chercher en tout cas. Que la farce soit avec eux !
Pour apprécier pleinement leur humour tendre, poétique et faussement naïf, il faut laisser de côté toute exigence absolue d'un scénario bétonné et écrit à la virgule près. Ici, l'on nous offre du rire et de l'émerveillement dont toute méchanceté gratuite est absente.
Et pourtant les malheurs pleuvent dru sur nos héros... mais l'optimisme garde toujours le cap vers l'essentiel : le plaisir de vivre.
Un bien beau travail de poètes universels dont la Belgique peut être fière.
Si vous appréciez les silences prolongés, les dialogues de sourds, les borborygmes, les onomatopées, les bruits incongrus, les mouvements millimétrés, les longs plan-séquences en cadre fixe mais bourrés de surprises incongrues, les musiques bariolées et exotiques, les couleurs pétantes et éclatantes, les danses gracieuses et dégingandées, ... bref tout ce qui fait le charme d'un cinéma créatif dans la vraie tradition des maîtres du burlesque (Tati et Chaplin en tête) : n'hésitez-pas une seconde, réservez vous une heure et quart de plaisir à nulle autre pareille.
Mais les grincheux seront aussi à la fête car ils pourront y trouver baisses de rythme, gags un brin foireux, galerie de personnages légèrement caricaturaux, situations répétitives et dialogues sans éclat littéraire. Enfin, c'est ce qu'ils vont y chercher en tout cas. Que la farce soit avec eux !
Pour apprécier pleinement leur humour tendre, poétique et faussement naïf, il faut laisser de côté toute exigence absolue d'un scénario bétonné et écrit à la virgule près. Ici, l'on nous offre du rire et de l'émerveillement dont toute méchanceté gratuite est absente.
Et pourtant les malheurs pleuvent dru sur nos héros... mais l'optimisme garde toujours le cap vers l'essentiel : le plaisir de vivre.
Un bien beau travail de poètes universels dont la Belgique peut être fière.


