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Critique
Suite à l'inattendu succès du premier volet, une suite était forcément demandée à John Woo, malgré une fin qui n'en amenait pas nécessairement. Ainsi, l'argument commercial du Syndicat du crime 2 est trop visible pour atteindre la force de son prédécesseur.
Chow Yun Fat ayant créé une figure mythique du polar, il était impensable de réaliser une suite sans lui, d'où la présence d'un frère jumeau qui démontre l'aspect bâclé d'un scénario trop rapidement écrit, dans lequel la dramaturgie fait défaut. C'est d'autant plus flagrant dans la partie américaine du métrage, véritable catastrophe entre les dialogues limités (et très mal post-synchronisés) et un personnage tombant dans la folie au jeu grotesque. Il faut ainsi attendre une heure avant de retrouver la chevalerie et la mélancolie du premier film, et du plaisir face à ces héros hors du temps.
Heureusement, si Woo semble avoir abdiqué pour bâtir une nouvelle histoire aussi puissante, son savoir faire s'est amélioré et les gunfights sont une nouvelle fois violents et héroïques, portés par sa caméra virtuose. D'une mémorable traversée de couloir au fusil à pompe jusqu'à l'historique canardage final, son sens de l'action fait merveille et constitue de loin le meilleur du film, avec la classe de Chow Yun Fat, malgré un personnage difficile à défendre.
Le syndicat du crime 2 effectue ainsi le grand écart entre excellence et ratage agaçant, mais on lui pardonne ses sorties de route, dès lors que la deuxième moitié du film nous remet face au sens du spectacle et de l'amitié loyale si chère au réalisateur.
Chow Yun Fat ayant créé une figure mythique du polar, il était impensable de réaliser une suite sans lui, d'où la présence d'un frère jumeau qui démontre l'aspect bâclé d'un scénario trop rapidement écrit, dans lequel la dramaturgie fait défaut. C'est d'autant plus flagrant dans la partie américaine du métrage, véritable catastrophe entre les dialogues limités (et très mal post-synchronisés) et un personnage tombant dans la folie au jeu grotesque. Il faut ainsi attendre une heure avant de retrouver la chevalerie et la mélancolie du premier film, et du plaisir face à ces héros hors du temps.
Heureusement, si Woo semble avoir abdiqué pour bâtir une nouvelle histoire aussi puissante, son savoir faire s'est amélioré et les gunfights sont une nouvelle fois violents et héroïques, portés par sa caméra virtuose. D'une mémorable traversée de couloir au fusil à pompe jusqu'à l'historique canardage final, son sens de l'action fait merveille et constitue de loin le meilleur du film, avec la classe de Chow Yun Fat, malgré un personnage difficile à défendre.
Le syndicat du crime 2 effectue ainsi le grand écart entre excellence et ratage agaçant, mais on lui pardonne ses sorties de route, dès lors que la deuxième moitié du film nous remet face au sens du spectacle et de l'amitié loyale si chère au réalisateur.


