Blindness

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19 juil. 2009 Par JackFoley87 Star Rating 9
Blindness fait partie de ces oeuvres peu communes où le spectateur, grâce au talent du réalisateur, a la possibilité de vivre sensoriellement et viscéralement tout ce qui se passe sur l'écran.
Entre le film catastrophe et le huis-clos très théâtral, Blindness trouve un équilibre inespéré et ne relâche jamais les nerfs du public.
Imaginer notre monde en proie à une épidémie de cécité: les gouvernements craignant une pandémie, décident d'isoler les premiers malades dans des camps surveillés par l'armée qui n'hésite pas à faire feux sur ceux qui tentent de s'échapper. Là, livrés à eux-mêmes ils découvrent maladroitement les lieux, prennent possession des dortoirs, essaient de se répartir la nourriture et de maintenir un microcosme civilisé autant que possible. Parmi ces gens, une femme amoureuse (Julianne Moore, extraordinaire)qui a refusé d'abandonner son mari essaie de régler tous les problèmes logistiques en cachant le fait qu'elle a été épargnée...
Le réalisateur expose son point de vue: c'est dans les crises extrêmes que l'individu révèle son véritable aspect. De ce fait, on a l'impression parfois que les personnages sont stéréotypés: le camps des gentils qui s'entraident et partagent nourriture et affection dans un esprit communautaire très baba-cool et les méchants très méchants qui entendent se servir des premiers comme de leur bétail.
A partir de là, c'est l'escalade vers l'horreur ultime où le chantage le plus abominable va faire son apparition...
Posant intelligemment la question de savoir quelles seraient nos réactions en pareilles circonstances, le film ne s'abaissera pas à donner la moindre réponse ni sur l'origine de l'épidémie, ni sur l'avenir de l'humanité (l'épilogue restant très énigmatique).


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Avec “Blindness”, Fernando Meirelles mélange son style formel habituel à un thème de science-fiction classique (le post-nuke) qui, semble-t-il, ne l’intéresse pas vraiment : il préfère se concentrer sur un huis clos tout gris pendant les deux premiers tiers du film et -enfin- sortir ses personnages dans la rue pendant la dernière demie-heure. Fatalement, le [...]

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On n’est pas loin de la série Z de luxe aux allures prétentieuses. Grotesque et soporifique.


Julien Foussereau12/04/2009 19:41 par Julien Foussereau

[SIZE=4]Non, mais je vais vous convaincre. Personne ne l’aime ce film. J’étais à la radio la semaine de la sortie, et j’étais le seul à le défendre. Gregounet… …son feu sacré tel une fleur fichée dans un tromblon… … çay bô ! :hinhin: N’allez pas en tirer la conclusion que j’ai des goûts [...] LIRE LA SUITE
samajeste9312/04/2009 19:22 par samajeste93

Moi qui comptais le regarder, ce que je viens de lire m’en a presque coupée l’envie, surtout que j’ai adoré le livre donc bon :jaimz: LIRE LA SUITE
Gregmond10/04/2009 09:48 par Gregmond

Mereilles fait le choix de se montrer très elliptique dans le traitement des personnages. On en délaisse certains, on en esquisse d’autres. Je trouve que le choix d’excellents comédiens fait un peu passer la pilule à ce niveau là. Ils véhiculent plus de choses avec moins de matériau. Mais ca donne au [...] LIRE LA SUITE

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