Blindness
Blindness- PAYS :Uruguay, Canada, Brésil, Japon
- ANNÉE DE PRODUCTION :2008
- DATE DE SORTIE :08 octobre 2008
- GENRE :Drame
- DURÉE :118 MIN
- REALISATEUR : Fernando Meirelles
- ACTEURS :Julianne Moore, Mark Ruffalo, Alice Braga, Yusuke Iseya, Yoshino Kimura
- BUDGET : 25 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
- Site officiel français
Fernando Meirelles, réalisateur brésilien qui avait frappé très fort avec La Cité de Dieu, revient avec une fable sur... l'aveuglement. Sujet casse-gueule par excellence pour le medium cinéma, mais notre homme, ayant prouvé un talent de mise en scène indéniable, relève le défi à bras-le-corps. Peut-être un peu trop...
Blindness fût accueilli fraîchement au dernier festival de Cannes. Un peu comme tous les films d'ouverture, pourrait-on dire... Ce qui a conduit Meirelles à supprimer en grande partie une voix off qui avait fait débat. Et bien lui en a pris, car ce qu'il en reste témoigne de la faiblesse d'un film plein de bonnes intentions philosophiques par trop démonstratif. Le parti-pris de réalisation est culotté et frontal. Avec l’aide d’un chef opérateur doué, le cinéaste tente par tous les moyens, souvent ingénieux, de faire ressentir cette cécité blanche. Image quasi-constamment surexposée et ouvertures au blanc agressent nos rétines, si bien qu’on finit nous aussi par craindre l’aveuglement (surtout si vous avez passé 8 heures devant un écran avant la séance…). Ces idées étalées sur la toile impressionnent et immergent le spectateur durant les scènes d’exposition de la contagion, efficaces sans faire appel à une imagerie hollywoodienne bourrée de SFX, et sans donner dans le look indépendant cheap pour autant. L’équilibre qu’avait réussi à trouver Cuaron avec ses Fils de l’homme semble un temps atteint.
Les acteurs sont impeccables, avec à leur tête une Julianne Moore guide malgré elle. Seulement le film manque le coche de l’évolution de ce personnage principal, d’une dynamique compréhensible et empathique. Les évènements se succèdent dans la prison-quarantaine sans que jamais nous ne soyons concernés par une dramaturgie forte excédant la séquence choc ou poignante. L’empilement de ses scènes (jusqu’au paroxysme atroce où la forme est alors bien pratique pour nous masquer les horreurs) répond à une mise en scène où les effets deviennent agaçants car trop… voyants. La fable est pourtant séduisante, mais le message s’enlise jusqu’à un final audacieux… ou facile, que vient appuyer la fameuse voix off lourdingue d’un personnage dispensable.
Comme à son habitude, Meirelles joue sur la corde raide du genre et du film d’auteur. On retrouve toutes ses capacités de directeur d’acteurs et en partie de plasticien, sans que Blindness n’arrive vraiment à convaincre. Sans doute la faute d’une mauvaise adaptation du livre, et d’un abus de confiance dans un style cette fois trop affirmé.
Blindness fût accueilli fraîchement au dernier festival de Cannes. Un peu comme tous les films d'ouverture, pourrait-on dire... Ce qui a conduit Meirelles à supprimer en grande partie une voix off qui avait fait débat. Et bien lui en a pris, car ce qu'il en reste témoigne de la faiblesse d'un film plein de bonnes intentions philosophiques par trop démonstratif. Le parti-pris de réalisation est culotté et frontal. Avec l’aide d’un chef opérateur doué, le cinéaste tente par tous les moyens, souvent ingénieux, de faire ressentir cette cécité blanche. Image quasi-constamment surexposée et ouvertures au blanc agressent nos rétines, si bien qu’on finit nous aussi par craindre l’aveuglement (surtout si vous avez passé 8 heures devant un écran avant la séance…). Ces idées étalées sur la toile impressionnent et immergent le spectateur durant les scènes d’exposition de la contagion, efficaces sans faire appel à une imagerie hollywoodienne bourrée de SFX, et sans donner dans le look indépendant cheap pour autant. L’équilibre qu’avait réussi à trouver Cuaron avec ses Fils de l’homme semble un temps atteint.
Les acteurs sont impeccables, avec à leur tête une Julianne Moore guide malgré elle. Seulement le film manque le coche de l’évolution de ce personnage principal, d’une dynamique compréhensible et empathique. Les évènements se succèdent dans la prison-quarantaine sans que jamais nous ne soyons concernés par une dramaturgie forte excédant la séquence choc ou poignante. L’empilement de ses scènes (jusqu’au paroxysme atroce où la forme est alors bien pratique pour nous masquer les horreurs) répond à une mise en scène où les effets deviennent agaçants car trop… voyants. La fable est pourtant séduisante, mais le message s’enlise jusqu’à un final audacieux… ou facile, que vient appuyer la fameuse voix off lourdingue d’un personnage dispensable.
Comme à son habitude, Meirelles joue sur la corde raide du genre et du film d’auteur. On retrouve toutes ses capacités de directeur d’acteurs et en partie de plasticien, sans que Blindness n’arrive vraiment à convaincre. Sans doute la faute d’une mauvaise adaptation du livre, et d’un abus de confiance dans un style cette fois trop affirmé.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 12/04/2009 19:41 par Julien Foussereau
[SIZE=4]Non, mais je vais vous convaincre. Personne ne l’aime ce film. J’étais à la radio la semaine de la sortie, et j’étais le seul à le défendre. Gregounet…
…son feu sacré tel une fleur fichée dans un tromblon…
… çay bô ! :hinhin:
N’allez pas en tirer la conclusion que j’ai des goûts [...] LIRE LA SUITE | |
| 12/04/2009 19:22 par samajeste93 Moi qui comptais le regarder, ce que je viens de lire m’en a presque coupée l’envie, surtout que j’ai adoré le livre donc bon :jaimz:
LIRE LA SUITE | |
| 10/04/2009 09:48 par Gregmond Mereilles fait le choix de se montrer très elliptique dans le traitement des personnages.
On en délaisse certains, on en esquisse d’autres.
Je trouve que le choix d’excellents comédiens fait un peu passer la pilule à ce niveau là . Ils véhiculent plus de choses avec moins de matériau.
Mais ca donne au [...] LIRE LA SUITE |
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