Agora

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10 jan. 2010 Par snake master Star Rating 8

 

Avec ce nouveau métrage, Amenabar ne signe ni vraiment un péplum, ni vraiment une grande fresque historique. Porté par un confortable budget de 73 millions de dollars, soutenu par un sujet fort et ambitieux, Agora s'avère être au final un objet fragile aux confluents de plusieurs tons et genres. Il y a tout d'abord la description dure mais jamais sordide de la cohabitation impossible entre un christianisme naissant qui cherche à affirmer son pouvoir et des païens qui subsistent depuis désormais un certain temps dans la région d'Alexandrie, alors région prospère et assoiffée de connaissance. Cette dernière prend d'ailleurs surtout la forme d'une femme, Hypatie, philosophe disposant des cours résolument "modernes" à de jeunes égyptiens de toute croyance. La force et la conviction pédagogique de cette dame sera mise en péril dès lors que les conflits religieux prendront le pas dans une ville déchirée par ses divisions, et alors même que les sentiments de divers personnages poussent à façonner un trio relationnel destructeur. Avec une maîtrise souvent époustouflante, Aménabar arrive à doser avec intelligence l'importance de ses nombreux protagonistes, et amène à son tragique récit une portée universelle qui trouve aujourd'hui, en temps de repli religieux et identitaire virulent, une portée particulièrement troublante. Il y a également l'astronomie, réflexion centrale dans une science alors naissante et sujette aux erreurs, et qui est également mise en scène avec une profonde passion, rendant alors les diverses séquences de découverte d'autant plus poignantes qu'elles font appel à des bases intégrées par tous (le système solaire connu par tous ne fut pas découvert immédiatement par exemple).

Le metteur en scène parvient aussi à garder une relative neutralité sur les diverses sujets brûlants abordées, et ceci même si il appuie à de nombreuses séquences un peu trop sur l'arc émotionnel de son intrigue. Ce sera d'ailleurs sans doute le point noir le plus notable de cette colossale entreprise. Pris par le potentiel de son récit, Amenabar cherche parfois trop à accentuer l'aspect dramatique de ses situations, notamment en usant d'une musique parfois pompeuse qui peut provoquer un relatif recul de la part du spectateur. Un aspect qui joue bien peu face au génie artistique du réalisateur, qui articule des plans aériens et des mouvements de caméra d'une beauté et d'une maîtrise qui peut aisément laisser pantois d'admiration. On pourra d'ailleurs s'amuser à déceler le travail de mise en scène géométrique, leitmotiv autant historique que visuelle. A noter que les scènes de foules ne noient jamais des scènes intimistes tout autant fortes, profitant d'une photographie soignée jusqu'à la maniaquerie la plus délicieuse. Enfin, il faut saluer une interprétation admirable, de laquelle la puissance angélique de Rachel Weisz (décemment une grande actrice) et le charisme nouveau de Oscar Issac, apportent leur pierre au premier excellent film de 2010 à côté duquel il serait regrettable de passer.


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Stéphane Argentin :

Star Rating 9
Brassant des thèmes toujours d’actualité près de 2000 ans plus tard, Amenábar nous livre une Å“uvre dense et maîtrisée de bout en bout qui témoigne de la naissance de la civilisation moderne.

Nicolas Thys :

Star Rating 8
Un démarrage un peu long mais un sujet intéressant, bien traité et des recherches formelles qui ne laissent pas indifférents.

Patrick Antona :

Star Rating 8
Amenabar s’attaque courageusement à une histoire encore méconnue et réussit à rendre son récit universel, sans tomber dans l’excès. Plus proche d’”Intolerance” de Griffith que de “Gladiator”, il démontre, malheureusement, que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement …

Laurent Pécha :

Star Rating 8
Un grand film féministe. Sans doute arrivé un poil trop tôt dans la (jeune) carrière d’Amenabar pour être le chef d’oeuvre possible.

Sandy Gillet :

Star Rating 8
Ni un péplum, ni une épopée. Agora se veut par contre le témoin de l’intolérance des hommes sous couvert de la religion. Et en cela Amenábar réussit l’exploit, à la différence de Mel Gibson, d’être juste et universel.

Vincent Julé :

Star Rating 7

Didier Verdurand :

Star Rating 5
Sujet passionnant mal traité : personnages peu attachants, un casting qui laisse parfois dubitatif, une séparation incongrue en deux parties, une musique souvent trop lourde… et il manque surtout un souffle épique. Dommage car Amenábar nous avait habitué à beaucoup mieux.


mag3sty21/08/2010 10:29 par mag3sty

Rhôôô, punaise, puisque tu as lâché le mot, le coup de l’ellipse, dans le film, c’est énorme. http://img823.imageshack.us/img823/3411/elephantsmiley9.gif :eheh: [SIZE=1]Putain, je vois que des merdes, en ce moment. :euh: Agora, c’est aussi nul que Inception ? [SIZE=1]Ce que tu as été dure avec celui-là tout de même… Comment peut t-on dire que inception est nul [...] LIRE LA SUITE
hello kitty !!!10/08/2010 11:15 par hello kitty !!!

@ Shaun, tu peux tenter la vision, c est très différent comme thèmes des précédents Amenabar. maintenant, la montée de la secte des chrétiens et les femmes scientifiques, c est un genre… je garde un souvenir flou du film, agréable mais sans plus et aucune envie de l acheter ou de le [...] LIRE LA SUITE
Calamity09/08/2010 11:05 par Calamity

[SIZE=1]Merci pour les précisions. :jap: La précision, elle est simple : après les musiques de film, Cala va nous dire qu’elle n’aime pas les films de Gladiateurs :D :eheh: J’admets ne jamais avoir été très friande de péplums, mais par ignorance essentiellement, car je n’en ai pas vu des masses. Mais si tu [...] LIRE LA SUITE

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