Wolfman

Wolfman (The)

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03 fév. 2010 Par Ilan Ferry Star Rating 7

Croqué à toutes les sauces, le mythe du loup-garou est passé par toutes les couleurs de l'arc en ciel avant de sombrer dans le romantisme puéril pour fans de Tokio Hotel avec les sagas Underworld et Twilight. Wolfman arrive donc à temps pour redorer le blason d'une figure qui avait bien besoin de retrouver son aura horrifique. Les premières images ne mentent pas : tapie dans une brume oppressante, la bête fond sur sa victime avant que le titre ne vienne s'inscrire à l'écran en lettres de sang. Dès lors plus aucun doute n'est possible, Wolfman sera gothique ou ne sera pas !

En effet, que ce soit par le biais d'une superbe direction artistique ou de sa photo très significative, tout concourt à faire du film de Joe Johnston un objet rare à l'ambiance définitivement baroque renvoyant autant au long métrage original (The Wolf Man,1941) qu'aux fleurons de la Hammer. A l'instar de La Momie mais aux antipodes du nanardesque Van Hesling, ce loup-garou marque une véritable volonté de la part d'Universal de revenir aux sources des mythes cinématographiques qu'elle a créés. Ceux-là mêmes qui ont contribué à sa consécration dans le genre depuis Frankenstein en 1931. D'où une approche résolument old school que la réalisation très efficace de Joe Johnston appuie à merveille.

Le film a beau naviguer à vue entre pure série B et film de studio, il prend toute son ampleur dès lors qu'il embrasse sa fonction de monster movie. Ici pas de fioritures :  le sang gicle, les tripes volent tandis que les transformations rappellent furieusement Le Loup-Garou de Londres.  Grâce aux maquillages du génial Rick Baker, Benicio Del Toro incarne un lycanthrope d'une crédibilité à faire froid dans le dos, plus proche de Lon Chaney Jr que de Jack Nicholson période Wolf. Toutefois, si le film réserve son lot de sueurs froides, il n'en néglige pas pour autant ses personnages et contient en son sein tous les éléments d'une tragédie aux résonances shakespearienne. Ici, la relation père/fils dont la rivalité sert de véritable ressort dramatique. Emily Blunt et Hugo Weaving campent quant à eux de beaux seconds rôles, épicentres malgré eux de ce qui se révélera être un drame fantastique et familial d'une belle portée.

On regrettera toutefois qu'en dépit de ses nombreuses qualités Wolfman laisse un arrière goût de film malade, non seulement au regard de sa tortueuse genèse mais aussi de son montage qu'on sent assez approximatif. Preuve en est de la romance Benicio Del Toro/ Emily Blunt et de beaucoup de scènes qu'on devine sacrifiées sur l'autel de la sacro sainte efficacité goreuse. Qu'importe au final si le film de Joe Johnston sent parfois le produit rafistolé, il garde de beaux restes et peut sans problèmes prétendre au titre de meilleur film de loup-garou depuis Le Loup-Garou de Londres !



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Tonton BDM :

Star Rating 8
Une putain de claque visuelle doublée d’une belle déclaration d’amour aux films de monstres de la Universal, d’une sincérité et d’une intégrité proprement anachroniques.

Laurent Pécha :

Star Rating 8
En director’s cut, Wolfman est un petit bijou, autant grand film de monstres old school que superbe histoire d’amour tragique.

Stéphane Argentin :

Star Rating 7
Le film vaut surtout pour ses scènes de loups-garous, musclées et saignantes à souhait, au détriment d’une réelle finesse dramaturgique façon “La Belle et la Bête”.

Patrick Antona :

Star Rating 7
Il manque bien une bonne 1/2 h pour que le film dépasse le statut de bon remake sacrément gore et bien enlevé. Mais c’est déjà çà de pris.

Ilan Ferry :

Star Rating 7
Un compromis efficace entre monster movie et drame fantastique aux résonnances shakespearienne.

Bruno Laurent :

Star Rating 6

Sandy Gillet :

Star Rating 6
Le pire est évité mais cela n’en fait pas un film de référence pour autant !

Didier Verdurand :

Star Rating 4


FinnegansWake17/08/2010 22:57 par FinnegansWake

Là, voilà l’exemple d’un film qui veut bien faire mais qui n’arrive jamais à trouver le ton juste. Toute la différence entre un Matthew Vaughn et un Joe Johnston, donc. Pourtant ça démarre plutôt bien, avec le directeur artistique historique de Tim Burton qui assure et le compositeur [...] LIRE LA SUITE
Bigcake20/02/2010 21:15 par Bigcake

Oui, en effet, ça parait long. Et effectivement c’est gore mais pas sale. Donc tout à fait d’accord avec l’avis de Greg. Je n’ai rien à rajouter. Typiquement le type de film sur lequel je n’ai envie de rien dire. Là j’ai déjà passé trop de temps à en parler. :jaimz: LIRE LA SUITE
Gregmond16/02/2010 11:13 par Gregmond

c’est vrai que c’est bien gore pour un film mainstream. Mais c’est pas sale. On a vu bien pire. Le problème, c’est que ça n’apporte rien, et ça ne se détache pas assez d’un matériau éculé pour être un tant soit peu intéressant. Du coup, même 90 minutes, ca semble un peu [...] LIRE LA SUITE

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