Bancs publics (Versailles rive droite)

Bancs publics (Versailles rive droite)

VOTRE NOTE: HateStar RatingLove



06 juil. 2009 Par Thomas Messias Star Rating 6

On reconnaîtrait entre mille le style Podalydès, situé quelque part entre Sempé, Tati et Desproges. Bancs publics n'échappe pas à la règle, affichant sa singularité et son originalité à la face d'un cinéma français souvent monolithique. Poda réécrit la comédie humaine sous forme d'un film à sketches, à moins que ce ne soit une pièce en trois actes : la construction mêle habilement les genres, se jouant des conventions avec une candeur rigolarde. Et c'est parti pour un défilé de gueules connues - une trentaine -, ce qui ne manquera pas de faire penser au triste Musée haut musée bas de Jean-Michel Ribes. Le schéma est d'ailleurs un peu le même, puisque le film papillonne d'un groupe de personnages à un autre, insistant sur quelques unes de leurs obsessions.


La comparaison s'arrête là : Podalydès possède un talent inné pour faire vivre les situations et écrire des dialogues brillamment à côté de la plaque. Très foisonnant, le film peine cependant à trouver une vraie cohérence et à imposer son rythme, entrant de temps à autre dans une léthargie heureusement éphémère car rapidement interrompue par l'irruption d'une scène hilarante ou d'un trait de génie visuel. Problème : dans tout film "choral" qui se respecte, certains segments sont plus convaincants que d'autres. C'est vrai ici comme ailleurs, et le monologue plein de lapsus tendancieux de Pierre Arditi ou l'intervention courte mais affligeante de Thierry Lhermitte font partie de ces moments absolument indignes de leur auteur.


Le premier tiers de Bancs publics se déroule dans un bureau, le deuxième dans un jardin public à l'heure du déjeuner. Mais c'est véritablement le troisième qui donne au film toute sa saveur : situé dans un magasin de bricolage, il confirme la filiation Poda/Tati, orchestrant une chorégraphie burlesque et parfois inquiétante autour du ballet des clients et des vendeurs. Cette dernière partie offre au film ses moments les plus drôles et surréalistes, et prouve une fois encore que Bruno Podalydès n'est pas qu'un cinéaste attirant : c'est aussi un acteur renversant, avec une gouaille teintée de douceur. Son frère Denis n'est pas mal non plus. Et l'on quitte avec regrets cette longue déclaration d'amour à l'humain. Regrets que le film n'ait pas su éviter les coups de mou. Regrets de quitter certains personnages. Une impression contrastée pour un film cependant bien difficile à oublier.



LIENS SPONSORISES

PHOTOS DU FILM

  Voir le photo  

  Voir le photo  

  Voir le photo  

PLUS DE PHOTOS

CRITIQUES SPECTATEURS

TOUTES LES CRITIQUES

PARTAGER

En parler sur Facebook Voter pour cet article sur Wikio



Ilan Ferry :

Star Rating 7
Une fable drôle et tendre dans laquelle Podalydès croque avec amour des personnages tous plus croustillants les uns que les autres et interprétés par un casting hallucinant !

Sandy Gillet :

Star Rating 7
Suite et fin (?) de la saga versaillaise, Bruno Podalydès ne réitère pas la réussite de Dieu seul me voit, mais le plaisir de retrouver tout son bestiaire et sa gouaille de metteur en scène chorale reste du pain-bénit pour tous ses fans.


Zorg12/07/2009 21:33 par Zorg

Excellent moment. Je me demande si c’est pas le meilleur film français que j’ai vu cette année… :gratte: LIRE LA SUITE
La Rédaction18/05/2007 14:13 par La Rédaction

Bancs publics (Versailles rive droite)

Vous pouvez discuter ici du film Bancs publics (Versailles rive droite). Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-11816.php LIRE LA SUITE

À ne pas manquer

Newsletter