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Critique
Comédie romantique en forme de course de relais dépressive, Sans Sarah rien ne va manque de souffle et d'inventivité. Peu surprenant venant d'une production Apatow, que l'on sait friand des sujets quotidiens, de couple ou de camaraderie, effleurés avec bonhomie et cast d'une sympathie universelle. Cependant ici celui qui mène la barque n'est autre qu'un de nos amis de la - très réussie - série post-Friends How I Met Your Mother, le grand marshmallow Jason Segel, scénariste et star principale du film.
Et l'on sent le grand dadais prêt à enfin déployer tout son talent dans cette histoire somme toute très classique, en rajoutant une grosse couche de dépression clownesque et d'autodérision tendre. Illuminé par deux jolies donzelles elles aussi rescapées de la TV, et prenant place dans un lieu paradisiaque, Sans Sarah rien ne va provoque un léger sentiment de déjà vu avec le dernier film des Farelly Les femmes de ses rêves. Même jusqu'à LA scène osée, full frontal masculin, qui étonne et détonne dans un environnement gentiment fleur bleue. Une absurdité qui ne marche pas complètement - mais qui démontre à quel point l'homme donne de sa personne, un peu à l'image d'un film bancal qui manque clairement d'un capitaine pour maintenir le cap sur ses deux longues heures.
Car si Segel sait créer des scènes cocasses et des personnages moins monolithiques qu'il n'y paraît de prime abord, c'est la galère pour l'ensemble qui dès le début prend l'eau niveau rythme. Mise en scène inexistante, donc timing comique parfois approximatif, musique absente ou passe-partout, c'est du mauvais pilotage automatique que la sitcom précitée explose allègrement avec ses audaces de flashbacks et ses plans-séquences farfelus (le comble pour un genre d'ordinaire formellement pauvre). On se lasse alors rapidement des pitreries du triste sire devant le manque de colonne vertébrale et de dynamisme du récit. Comme un tournage de vacances improvisé, entre coïncidences et raccourcis (mal)heureux.
Niveau casting les promesses donnent un résultat inégal, la pauvre Kristen Bell héritant d'un rôle ingrat. Malgré la mise en abyme bien appuyée de sa carrière (avec moult extraits de séries parodiées à la louche), ce n'est pas encore celui-ci qui la lancera définitivement sur grand écran. Trop en arrière-plan, elle est belle, et elle pleurniche. Le malheur d'être blonde sans doute (la salope est toujours blonde). En face, la pétillante Mila Kunis profite d’une place de choix pour briller naturellement, rendant l'intrigue un peu moins monotone à chacune de ses apparitions.
En bref, on aime bien Jason Segel et Sans Sarah rien ne va avait les ingrédients de départ pour devenir si ce n'est marquant du moins un divertissement agréable et enlevé. Seulement il faudrait peut-être engager un réalisateur, car Nicholas Stoller n'a dû avoir rien d'autre à faire que cirer les pompes de son acteur comique et se barrer avec le chèque.
Et l'on sent le grand dadais prêt à enfin déployer tout son talent dans cette histoire somme toute très classique, en rajoutant une grosse couche de dépression clownesque et d'autodérision tendre. Illuminé par deux jolies donzelles elles aussi rescapées de la TV, et prenant place dans un lieu paradisiaque, Sans Sarah rien ne va provoque un léger sentiment de déjà vu avec le dernier film des Farelly Les femmes de ses rêves. Même jusqu'à LA scène osée, full frontal masculin, qui étonne et détonne dans un environnement gentiment fleur bleue. Une absurdité qui ne marche pas complètement - mais qui démontre à quel point l'homme donne de sa personne, un peu à l'image d'un film bancal qui manque clairement d'un capitaine pour maintenir le cap sur ses deux longues heures.
Car si Segel sait créer des scènes cocasses et des personnages moins monolithiques qu'il n'y paraît de prime abord, c'est la galère pour l'ensemble qui dès le début prend l'eau niveau rythme. Mise en scène inexistante, donc timing comique parfois approximatif, musique absente ou passe-partout, c'est du mauvais pilotage automatique que la sitcom précitée explose allègrement avec ses audaces de flashbacks et ses plans-séquences farfelus (le comble pour un genre d'ordinaire formellement pauvre). On se lasse alors rapidement des pitreries du triste sire devant le manque de colonne vertébrale et de dynamisme du récit. Comme un tournage de vacances improvisé, entre coïncidences et raccourcis (mal)heureux.
Niveau casting les promesses donnent un résultat inégal, la pauvre Kristen Bell héritant d'un rôle ingrat. Malgré la mise en abyme bien appuyée de sa carrière (avec moult extraits de séries parodiées à la louche), ce n'est pas encore celui-ci qui la lancera définitivement sur grand écran. Trop en arrière-plan, elle est belle, et elle pleurniche. Le malheur d'être blonde sans doute (la salope est toujours blonde). En face, la pétillante Mila Kunis profite d’une place de choix pour briller naturellement, rendant l'intrigue un peu moins monotone à chacune de ses apparitions.
En bref, on aime bien Jason Segel et Sans Sarah rien ne va avait les ingrédients de départ pour devenir si ce n'est marquant du moins un divertissement agréable et enlevé. Seulement il faudrait peut-être engager un réalisateur, car Nicholas Stoller n'a dû avoir rien d'autre à faire que cirer les pompes de son acteur comique et se barrer avec le chèque.


