Jar city

Mýrin

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24 aoû. 2008 Par Nicolas Thys Star Rating 9

 

Il y a quelque chose de pourri... en terre d'Islande. Voilà qui résumerait parfaitement le nouveau film de Baltazar Kormakur. Depuis une petite dizaine d'années le cinéaste (acteur à ses heures) nous avait fait partager sa vision décalée voire hallucinée de son pays. Deux longs-métrages : 101 Reykjavik ou l'histoire délirante d'un trentenaire paumé vivant chez sa mère et amoureux de l'amie lesbienne de celle-ci, tout en multipliant les conquêtes, et The Sea, un Festen islandais sans dogme et aussi habile, une touche d'humour noir en plus.

 

Avec Jar City (Mýrin en VO, à traduire par Marais), adaptation réussie d'un best-seller d'Arnaldur Indriðason, Kormakur explore plus en profondeur encore les problèmes relationnels et familiaux en déterrant des secrets enfouis depuis plusieurs générations et nous entraine dans une expérience esthétique et psychologique extrême, d'une horreur et d'une puanteur rarement vue à l'écran, s'appropriant brillamment la technologie numérique, son grain prononcé et ses couleurs livides afin de créer une atmosphère cauchemardesque, crue mais réaliste.

 

Le film débute sur une séquence forte que la rugosité de l'image ne fera qu'amplifier : le décès et l'embaumement d'une fillette de 4 ans au visage bleuté et fiévreux qu'il fera rimer avec l'exhumation d'une autre enfant décédée 30 ans auparavant dont le cerveau a été dérobé. Se succèderont alors un amoncellement de cadavres déterrés, de corps putréfiés, meurtris, ridés, de chairs en décomposition ou conservés dans du formol et de viande cuite à en vomir, le tout intégré à un récit malade et complexe qui se clarifie au fil du temps, pendant qu'à l'écran tout s'assombrit. Secrets déterrés, personnages louches aux traits grossiers et effrayants, génétique et maladie héréditaire, histoire de viol avec un soupçon de pédophilie : nul n'est épargné et certainement pas le spectateur.

 

Refermant plus que jamais l'île sur elle-même et générant une ambiance claustrophobe et nauséabonde, Kormakur fait de l'Islande, de ses paysages immenses et désertiques aux teintes essentiellement brunes, jaunes et bleues une espèce de laboratoire plastique et éthique où chaque couleur devient celle de la mort, comme si l'île entière était gangrénée par des chairs en décomposition n'attendant que le bon moment pour ressurgir de ses marécages infernaux.



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Calamity16/09/2008 19:54 par Calamity

Faut reconnaître que ça manque un peu de tenue, mais je ne me suis pas ennuyée pour autant. En revanche, la musique est omniprésente, ce qui soûle un peu par moments. Dans six mois, j’aurais sans doute oublié ce film… Néanmoins quelques parallèles intéressants entre l’enquête du policier et sa vie privée Tiens, [...] LIRE LA SUITE
250115/09/2008 23:52 par 2501

C’est du Derrick congelé. Et voir ça dans un multiplexe le premier jour de la rentrée du cinéma, salle remplie et apparemment unanimement surprise du choix du jour, n’aide pas à apprécier la chose. Et une fois n’est pas coutume, la plèbe n’avait pas tort. C’est un peu tout nul. LIRE LA SUITE
Fha15/09/2008 21:14 par Fha

C’est moi ou c’est hyper moyen. Empathie nulle, rythme inexistant, enquête trop confuse, piste brouillé avec flash back dissimulé,… mouais. Néanmoins quelques parallèles intéressants entre l’enquête du policier et sa vie privée ainsi que des sous entendus sur le fichage. C’est peu. LIRE LA SUITE

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