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Happy-go-lucky

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31 aoû. 2008 Par 2501 Star Rating 7
Poppy mérite des baffes ! Si l'on croisait dans notre quotidien ce personnage invraisemblable, exubérant, qui ricane et glousse sans discontinuer comme si la vie était une grande fête de chaque instant, c'est sans doute la réaction qu'aurait la majorité d'entre nous. Et d'ailleurs les premières minutes du film sont une mise à l'épreuve : comment aborder un tel personnage naïf, digne d'une BD pour jeunes filles en fleurs, sans se mettre le spectateur à dos pendant 2 longues heures ?

Mike Leigh a parfaitement compris qu'il ne pouvait emporter le morceau sans une première scène de confrontation qui scellera le pacte avec le film, et son héroïne si particulière. Placée face à un bouquiniste mutique, on prend facilement pitié des tentatives de Poppy pour créer un lien, pour briser la glace un peu trop solide. Et même si on la trouve gourde, insistante, ou encore bien lourdingue, c'est son enthousiasme et un humour relativisant constamment la situation qui arrivent à convaincre, et à nous attacher à elle en 2 petites minutes. Ou pas, pour les plus grognons d'entre nous. Tout dépend aussi de votre humeur au moment où vous entrez dans la salle. Le talent de directeur d'acteurs de Leigh, qui n'est depuis longtemps plus à démontrer, fait le reste, et l'on suit les pérégrinations quotidiennes de notre institutrice à la folie douce avec amusement. Même si ça braille énormément, même si chaque réplique ne fait pas mouche, même si la garde-robe de la miss fait saigner nos mirettes (incroyable acharnement vestimentaire, la costumière s'est fait plaisir), tout cela fait partie de l'exotisme du film, de son charme roots à l'anglaise si l’on peut dire.

Comme Mike Leigh est le contraire d’un idéaliste béat, il va confronter son Amélie Poulain à son habituel contexte social marqué (la scène avec le SDF est limite surréaliste, se rapprochant des meilleurs moments de son Naked), et donc aussi à des protagonistes plus négatifs, en particulier un sinistre moniteur d'auto-école au bord de la crise de nerfs. Coeur du film, cette relation montrera, au contraire du film de Jeunet, que le happy go lucky du titre (littéralement les gens heureux font leur propre chance) a surtout valeur de protection personnelle et donc un peu égoïste, et que le bonheur des uns, fût-il fort et parfois communicatif, ne peut souvent rien contre le malheur des autres. La morale est bien gentillette certes, et ramène notre fée fofolle au point de départ de son périple optimiste, illustré par une scène épilogue façon pavé dans la mare, la plus ratée d'un film qui reste une belle bouffée d'air frais grâce à son humour positif indéniablement efficace. On n’adoptera certainement pas la « Poppy attitude », néanmoins la légèreté d’un tel divertissement se fait si rare qu’il serait dommage de passer à côté.


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Flavien Bellevue :

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Stéphane Argentin :

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Laurent Pécha :

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N° 1306/09/2008 23:31 par N° 13

Car pour Leigh comme pour d’autres l’humour est la politesse du désespoir. C’est joliment dit. :clap: Moi aussi j’ai vu et aimé ce film. C’est frais, c’est léger, à l’opposé des films précédents de Mike Leigh. Le film vaut surtout pour la prestation de son actrice principale, Sally Hawkins, qui est remarquable. Et [...] LIRE LA SUITE
Fha06/09/2008 23:05 par Fha

J’y allais à reculons. J’ai eu du mal à rentrer dans le film. Et en faite (et peut-être parce que je venais de me taper un Mari de Trop) j’ai beaucoup aimé. Car pour Leigh comme pour d’autres l’humour est la politesse du désespoir. LIRE LA SUITE
La Rédaction22/04/2007 23:59 par La Rédaction

Happy-go-lucky

Vous pouvez discuter ici du film Happy-go-lucky. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-11540.php LIRE LA SUITE

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