L'Imaginarium du Docteur Parnassus

Imaginarium of doctor Parnassus (The)

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21 nov. 2009 Par 2501 Star Rating 5
Pauvre Gilliam, pauvre de nous… ce n'est pas encore cet Imaginarium capharnaüm qui signera le retour en forme du réalisateur de Brazil. On va finir par appeler ce phénomène le syndrome Gilliam tellement l'ex-Monty Python nous démontre sur la longueur le piège de l'auteur en roue libre. Depuis maintenant trois films, son univers si particulier a beau être présent, quasi-omniprésent ici, les films tournent à vide, ou pire, son vampirisés par celui-ci. Comme si notre brave Terry n'avait en tête que ses visions bricolées, et qu'il finissait par se foutre complètement des personnages, du récit, et au final du spectateur.
C'est bien le mal principal de cet Imaginarium que de ne jamais parvenir vraiment à intéresser le spectateur. Tout ce cirque reste bien artificiel, et on a beau faire tous les efforts du monde, les gesticulations de ces personnages ne parviendront jamais à émouvoir. Kusturica est aussi passé par là. Préférant l'exubérance de son label à une histoire bien racontée. "Mon fond de commerce est là, j'me fais plaisir, les fans suivront". Non.
L'imaginaire n'est ici qu'un gadget forain. A l'inverse d'un Paprika, il ne sert que trop rarement à faire avancer une histoire dont on se rappelle surtout qu'elle met en scène quatre clochards lunaires gueulant dans un terrain vague. L'illustration numérique a beau permettre l'élaboration de visions fantasmagoriques, on peut largement préférer le carton pâte d'un Münchhausen, à cet étalage digne d'un Charlie et la chocolaterie.
Le sujet de ces forains maîtrisant une machine à imaginaire avait pourtant tout pour plaire, mais la lutte contre le Malin à laquelle se résume l'histoire réduit rapidement les enjeux à quelques passages verbeux, plus qu'à des élans purement cinématographiques. L'Imaginarium est cloué au sol, n'émerveillant que trop rarement, et surtout la narration patine, traine, se disperse, au point de rendre les enjeux flous, triviaux, et les personnages agaçants. On ne peut mettre la faute sur le énième malheur qui frappa une production Gilliam, à savoir la disparition d'Heath Ledger en plein tournage. La solution trouvée fonctionne et donne même lieu à un des seuls aspects vraiment ludique du récit.
De manière générale les acteurs se débrouillent bien, mais ne sont jamais vraiment soutenus par un film qui part en vrille tout en racontant pourtant quelque chose de très simple (on sort frustré en se disant qu'il ne fallait pas grand-chose que ce soit vraiment bien). On retiendra la singulière bouille ronde de Lily Cole, qui se fond parfaitement dans l'univers du cinéaste, et dont on aurait tellement aimé suivre le parcours d'une manière plus émotive que simplement contemplative... Cet Imaginarium a beau être parfois joli, parfois même séduisant, on n’en tombe jamais vraiment amoureux. Comme quoi il faut un minimum de rigueur et de règles respectées pour faire partager idéalement tout imaginaire.


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M'sieur Jean10/12/2009 18:22 par M'sieur Jean

En commençant par Brazil. Ca serait peut-etre plus judicieux de commencer par Tideland [SIZE=1](histoire de garder le meilleur pour la fin). :jaimz: Wé mais ça c’est un coup à le dégouter de Gilliam, ce que je ne souhaite pas :idea: LIRE LA SUITE
John Dellinger10/12/2009 18:18 par John Dellinger

il est pas un peu bizarre ce film ? :D LIRE LA SUITE
chdx10/12/2009 18:16 par chdx

En commençant par Brazil. Ca serait peut-etre plus judicieux de commencer par Tideland [SIZE=1](histoire de garder le meilleur pour la fin). :jaimz: LIRE LA SUITE

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