L'Imaginarium du Docteur Parnassus

Imaginarium of doctor Parnassus (The)

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19 nov. 2009 Par snake master Star Rating 7
On l'aura souvent dit réalisateur maudit, ne vivant que dans la galère de ses tournages et se battant tel David conte un système rouillé de l'intérieur et une mère Nature particulièrement médisante à son égard. On aura aussi souvent omis que c'est d'abord par ses films que Terry Gilliam s'est battu, lui qui met en scène des personnages marginaux allant à l'encontre d'une certaine pensée dominante. Son nouveau métrage aura donc été victime des mêmes malheurs, avec la mort malheureuse de son acteur (pas si) central. Heath Ledger est justement impeccable, affichant clairement à l'écran sa future grande carrière avortée. Mais dans sa disparition tragique, il laisse le champ libre à davantage de folie et de cohérence dans cette fable sur la magie d'antan perdue, remisée au placard. Les raconteurs d'histoires simples, du combat du bien contre le mal n'ont plus leur place, et le merveilleux de Méliès d'avant est le malheureux Gilliam d'aujourd'hui. Comme porté par ses échecs consécutifs, le bricolo fou se laisse aller à ses délires, toujours avec cohérence, embarquant le spectateur dans sa valse vers une nouvelle idée de cet émerveillement qu'on jurerait - dans cette société basé sur la consommation immédiate - décadente. Il y a dans tout cela comme à son habitude une véritable histoire d'amour, pure, transcendée par la sensualité toute singulière de Lily Cole, décemment la révélation du film.

Mais le propos de Gilliam part toujours de son "imaginarium" délirant, de cette débauche décorative qui assure à tout les coups un réel retour à l'enfance. On reste donc bouche bée devant ces proportions gargantuesques et ce travail filmique qui consiste à multiplier les plans en diagonale et à jouer sur la taille des personnages dans l'ensemble, assurant comme toujours un effet maximal. On ne peut d'ailleurs reprocher à Gilliam l'économie de moyens et le côté kitch des effets numériques, d'abord parce qu'il n'y peut rien, ensuite parce qu'on aime ce réalisateur pour son travail "fait maison". Le problème réside peut-être dans une structure narrative bordélique et donc handicapante dans la simplicité du propos, dans la volonté de rendre hommage aux magiciens de l'ombre et à la confiance qu'on ne leur accorde plus. Il serait quand même dommageable de boycotter la magie de ce film merveilleux, qui titille nos rêves d'enfants avec une lucidité d'adulte.


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Nicolas Thys :

Star Rating 8

Patrick Antona :

Star Rating 5
La dernière Å“uvre de Gilliam peine à émerveiller, souffrant de l’ombre imposante de “Munchausen” et de “Fisher King” sans atteindre ni le foisonnement visuel du premier ni la portée émotionnelle du second.

Ilan Ferry :

Star Rating 5
Gilliam reprend du poil de la bête au détour de scènes visuellement vertigineuses, renouant ainsi avec quelques uns de ses thèmes fétiches. Toutefois, aussi beau et merveilleux soit son univers il manque cruellement d’âme et laisse ainsi de côté toute implication émotionnelle.

Julien Foussereau :

Star Rating 4
Lors de sa présentation cannoise, la presse, dans sa grande majorité, a poussé un gros ouf de soulagement pour Gilliam triomphant de l’adversité. Dans l’euphorie, elle a hélas oublié de préciser que le film n’était pas très bon. L’Imaginarium… confirme que le pire ennemi de Gilliam reste lui-même.

Sandy Gillet :

Star Rating 4
On n’a pas complètement perdu Gilliam mais franchement cela devient plus que limite…

Stéphane Argentin :

Star Rating 4


M'sieur Jean10/12/2009 18:22 par M'sieur Jean

En commençant par Brazil. Ca serait peut-etre plus judicieux de commencer par Tideland [SIZE=1](histoire de garder le meilleur pour la fin). :jaimz: Wé mais ça c’est un coup à le dégouter de Gilliam, ce que je ne souhaite pas :idea: LIRE LA SUITE
John Dellinger10/12/2009 18:18 par John Dellinger

il est pas un peu bizarre ce film ? :D LIRE LA SUITE
chdx10/12/2009 18:16 par chdx

En commençant par Brazil. Ca serait peut-etre plus judicieux de commencer par Tideland [SIZE=1](histoire de garder le meilleur pour la fin). :jaimz: LIRE LA SUITE

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