L'Imaginarium du Docteur Parnassus

Imaginarium of doctor Parnassus (The)

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11 nov. 2009 Par Fha Star Rating 8
Un nouveau Terry Gilliam c’est toujours un évènement, principalement parce que ce descendant de Méliès a toujours du mal a trouvé les fonds appropriés à son imagination. Et malheureusement aussi parce que la chance ne lui fait pas beaucoup de cadeau. Rappelons nous entre autre le manque d’argent sur le tournage et le phénoménal bide qu’engendra "Les Aventures du Baron de Münchhausen" ou encore l’abandon définitif du film de ses rêves "Don Quichotte".

Une caractéristique destructrice de son œuvre telle que seul Orson Welles semble pouvoir le concurrencer. Welles on y pense d’ailleurs beaucoup devant "L’Imaginarium du Docteur Parnassus". Dès les premières images les cadres cassés et les gros plans font échos à l’ensemble de l’œuvre de ce génie du 7ème Art. Et du génie il y en a à revendre dans les vingt premières minutes de cette étrangeté. Un théâtre de magicien qui semble tout droit sorti d’une autre époque s’érigeant dans un parking de centre commercial et en face d’une boite de nuit où éméché les gens sortent le cerveau plus rétrécit que d’habitude. Le décor et l’ambiance sont immédiatement plantés.

Il s’agira donc ici de traiter de façon brillante du rapport entre l’horreur et la décadence du réel et la perte de l’imaginaire dans notre société de consommation actuelle. La troupe menée d’échec en échec par un Christopher Plummer millénaire ne survit que par miracle et avec l’aide d’un joueur qui apparait lui-même comme assez heureux sur cette Terre : le Diable. Génial Tom Waits qui par ses apparitions pimente l’histoire et défi Parnassus au risque de mettre en péril sa propre fille. Celle ci est tiraillée entre l’amour de son collègue et l’arrivée incongrue d’un pendu à la mémoire défaillante. Heath Ledger dans un rôle traditionnel auquel il offre une performance plus qu’honorable mais pas si centrale et dont le décès prouve tragiquement la preuve du génie absolue de Gilliam car capable par une pirouette inventive de l’utiliser pour enrichir son récit.

Terry Gilliam avoue avoir pris comme point de départ sa réserve d’idée non traitée et les a réunit dans un même film, le résultat est donc décousu mais brillant. L’histoire part dans tout les sens et comme toujours chez Gilliam quelques baisses de rythme nous laissent perplexe. Néanmoins un tel foisonnement imaginatif se suit avec grand plaisir et le monde fantasmé de chacun à travers le fameux miroir est pour Gilliam l’occasion de nous en mettre plein la vue. Colorés et artificiels ces mondes sont un condensé des trips de "Las Vegas Parano" et des visuelles de "Münchhausen". Mais c’est bien avec "Fisher King" que le film connait la plus belle filiation dans son désenchantement à peine caché par une succession d’aventures merveilleuses.

Derrière tout ça il y a la tristesse de voir les magiciens d’aujourd’hui réduit à de simples marginaux. Les mythes sont remis au goût du jour, rarement aura-t-on vu l’imaginaire et le réel aussi bien coexisté que dans ce film où la tristesse et la mélancolie sont cachées derrière le bonheur de nous montrer un film libre qui va ou il veut. Les pistes se brouillent au final, qui est bon, qui est mauvais rien n’est clair et rien ne le sera plus jamais, la raison l’a emporté sur l’imaginaire même le diable est dépassé.


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Nicolas Thys :

Star Rating 8

Patrick Antona :

Star Rating 5
La dernière Å“uvre de Gilliam peine à émerveiller, souffrant de l’ombre imposante de “Munchausen” et de “Fisher King” sans atteindre ni le foisonnement visuel du premier ni la portée émotionnelle du second.

Ilan Ferry :

Star Rating 5
Gilliam reprend du poil de la bête au détour de scènes visuellement vertigineuses, renouant ainsi avec quelques uns de ses thèmes fétiches. Toutefois, aussi beau et merveilleux soit son univers il manque cruellement d’âme et laisse ainsi de côté toute implication émotionnelle.

Julien Foussereau :

Star Rating 4
Lors de sa présentation cannoise, la presse, dans sa grande majorité, a poussé un gros ouf de soulagement pour Gilliam triomphant de l’adversité. Dans l’euphorie, elle a hélas oublié de préciser que le film n’était pas très bon. L’Imaginarium… confirme que le pire ennemi de Gilliam reste lui-même.

Sandy Gillet :

Star Rating 4
On n’a pas complètement perdu Gilliam mais franchement cela devient plus que limite…

Stéphane Argentin :

Star Rating 4


M'sieur Jean10/12/2009 18:22 par M'sieur Jean

En commençant par Brazil. Ca serait peut-etre plus judicieux de commencer par Tideland [SIZE=1](histoire de garder le meilleur pour la fin). :jaimz: Wé mais ça c’est un coup à le dégouter de Gilliam, ce que je ne souhaite pas :idea: LIRE LA SUITE
John Dellinger10/12/2009 18:18 par John Dellinger

il est pas un peu bizarre ce film ? :D LIRE LA SUITE
chdx10/12/2009 18:16 par chdx

En commençant par Brazil. Ca serait peut-etre plus judicieux de commencer par Tideland [SIZE=1](histoire de garder le meilleur pour la fin). :jaimz: LIRE LA SUITE

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