The Wrestler

Wrestler (The)

VOTRE NOTE: HateStar RatingLove



01 avr. 2009 Par bEUDinet Star Rating 8
Tomber plus bas que terre, souffrir dans son corps comme dans sa chair, décevoir les siens et renaître, plus flamboyant encore qu’auparavant.
Stallone nous a récemment démontré qu’un tel come-back était possible aussi au cinéma et on attendait avec impatience le retour de Mickey Rourke, chapeauté par un réalisateur qui s’est mis volontairement en marge du système hollywoodien pour faire ce film, acteur vedette des années 80 tombé dans l’oubli et ayant brûlé la bougie par les deux bouts au cours d’une médiatique descente aux enfers...

Bien lui a pris puisque un Lion d’or et un Golden globe plus tard, force est de constater que "The Wrestler" est une authentique réussite, le portrait déchirant d’un homme brisé mais toujours digne. Impossible de ne pas mettre en parallèle la carrière houleuse de Rourke la tête brûlée et celle de Randy "The Ram", catcheur au bout du rouleau qu’il incarne avec charisme et force...
L’immense prestation de Rourke ne doit pas pour autant faire oublier les interprétations tout aussi remarquables de Marisa Tomei, tour à tour diablement sexy et étonnement touchante, et de la toujours aussi prometteuse Evan Rachel Wood.

La simplicité du propos et l’humilité du film sont ses grandes forces mais aussi ses limites : c’est parce qu’on s’attache énormément au personnage de Randy Robinson qu’on aimerait voir "The Wrestler" se poursuivre, le voir moins têtu, plus ouvert au monde qui l’entoure. Le final est un véritable crève-coeur mais le personnage y rayonne comme jamais, expliquant dans un monologue superbe et émouvant les raisons de son obstination, les motivations à renouer avec le seul monde qui l'a reconnu et le considère comme l'un des siens.

Mine de rien, Darren Aronovsky parvient à nous émouvoir avec peu de moyens, un catcheur de seconde zone parfois un peu ridicule dans son costume bariolé et une MILF strip-teaseuse en plein doute affectif.

Ce n’est pas un moindre exploit et on applaudit des deux mains, la larme à l'oeil.


LIENS SPONSORISES

PHOTOS DU FILM

  Voir le photo  

  Voir le photo  

  Voir le photo  

PLUS DE PHOTOS

PARTAGER

En parler sur Facebook Voter pour cet article sur Wikio



Louisa Amara :

Star Rating 10

Didier Verdurand :

Star Rating 10
Emotion… Un mot qui revient chaque fois qu’on parle de ce film… Magique.

Flavien Bellevue :

Star Rating 10
Après une Fountain dur à avaler pour certains, Darren Aronofsky met tout le monde d’accord avec ce qu’on pourrait presque appeler un « comic book » social. Mickey Rourke fait un incroyable « come back » avec le rôle d’une vie.

Julien Foussereau :

Star Rating 10
Un miracle de justesse. Aronofsky filme avec dignité un bélier perdu dans les méandres d’un présent ne voulant plus de sa gloire révolue. Et Rourke de trouver le rôle de sa vie.

Nicolas Thys :

Star Rating 10
Une nouvelle merveille signée Aronofsky qui parvient à se renouveler à chaque film dans un style unique tout en créant des personnages à la fois englués dans le commun des mortels et hors-norme.

Laurent Pécha :

Star Rating 10
Rourke, incroyable, et Aronofsky atteignent une certaine idée de l’idéal cinématographique. L’expression sommet d’émotions est tout sauf usurpée.

Patrick Antona :

Star Rating 9

Bruno Laurent :

Star Rating 9
Aronofsky n’en finit plus de nous éblouir dans un final d’une force inouïe et bouleversant.

Stéphane Argentin :

Star Rating 8

Sandy Gillet :

Star Rating 8

Vincent Julé :

Star Rating 8
A travers ce portrait direct et radical d’un homme, c’est toute l’Amérique des laissés pour compte qui s’exprime…

Ilan Ferry :

Star Rating 8


tenia16/08/2009 12:30 par tenia

13€ le futur DVD. Le film directement bradé. Mais avec un BR à 25€, histoire de profiter à plein pot des visuels du film. Le pire dans tout ça : probablement les visuels. Celui du DVD, en particulier. Ca doit être pour surfer sur la vague catch, parce que j’ai [...] LIRE LA SUITE
Hate-craft14/04/2009 15:36 par Hate-craft

Vu et c’est génial. Pourtant pas fan du réal., mais bardel quelle intensité! Mon avis se limitera juste à un petit détail qui résume à lui seul la haute tenue de la chose: l’instant de même pas une seconde qui entérine ainsi notre attachement à la bête. Le regard de The Ram, à [...] LIRE LA SUITE
Zorg06/04/2009 15:55 par Zorg

Un critique qui passe à la mise en scène, ca s’encourage. Ouais, et un jour il se réveille et se rend compte qu’il s’appelle Jean-Luc Godard. :sick: LIRE LA SUITE

À ne pas manquer

Newsletter