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Critique
"Signes" n'est pas, comme on pouvait s'y attendre, un film d'invasion extra-terrestre paranoïaque ou rigolard, à la croisée de "Independance Day", "Mars Attacks !" ou de la série "X-Files". "Signes" n'est pas non plus un film sur la peur, démontant les mécanismes de la terreur ou de la propagation de la panique. "Signes" est une ode à la foi, débarrassée de toutes les connotations religieuses que cette notion peut avoir.
La recherche personnelle de la foi est au coeur de l'oeuvre de Shyamalan, mais elle est détachée de toute notion de religion. Chez Shyamalan, on cherche sa place, on se perd dans les limbes des morts, dans des bois hantés ou on échoue dans un monde qui n'est pas le sien. Les personnages de ses films ont un 'rôle' à jouer, à accomplir pour eux-mêmes mais surtout dans un schéma de destin plus général, pour changer la vie des autres. Ils doivent avoir foi en eux pour avancer à l’aveuglette, dépasser leurs peurs, apprendre à analyser les signes qui se présentent à eux, d'autant plus que leur identité est souvent incertaine, en proie aux doutes les plus profonds. Au début de "Signes", Mel Gibson décroche toutes les croix de sa maison, car depuis le décès de sa femme, il a perdu la foi et n'est plus pasteur. De fait, on cherche toujours à trouver une réponse à cette quête de soi. Et dans les brumes mystiques des univers créés par Shyamalan, la foi est une arme indispensable.
Bref, "Signes" est un chef d'oeuvre, inoubliable, presque aussi beau que le merveilleux "Incassable". Une véritable perle de film fantastique, confirmant aux plus sceptiques que Shyamalan aura su s'imposer en l'espace de quelques années seulement, comme un des derniers grands cinéastes en activité.
La recherche personnelle de la foi est au coeur de l'oeuvre de Shyamalan, mais elle est détachée de toute notion de religion. Chez Shyamalan, on cherche sa place, on se perd dans les limbes des morts, dans des bois hantés ou on échoue dans un monde qui n'est pas le sien. Les personnages de ses films ont un 'rôle' à jouer, à accomplir pour eux-mêmes mais surtout dans un schéma de destin plus général, pour changer la vie des autres. Ils doivent avoir foi en eux pour avancer à l’aveuglette, dépasser leurs peurs, apprendre à analyser les signes qui se présentent à eux, d'autant plus que leur identité est souvent incertaine, en proie aux doutes les plus profonds. Au début de "Signes", Mel Gibson décroche toutes les croix de sa maison, car depuis le décès de sa femme, il a perdu la foi et n'est plus pasteur. De fait, on cherche toujours à trouver une réponse à cette quête de soi. Et dans les brumes mystiques des univers créés par Shyamalan, la foi est une arme indispensable.
Bref, "Signes" est un chef d'oeuvre, inoubliable, presque aussi beau que le merveilleux "Incassable". Une véritable perle de film fantastique, confirmant aux plus sceptiques que Shyamalan aura su s'imposer en l'espace de quelques années seulement, comme un des derniers grands cinéastes en activité.

