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Critique
M.Night Shyamalan l’a prouvé avec SIXIEME SENS et INCASSABLE, il sait retranscrire à l’écran une ambiance à la fois originale et surnaturelle. Aussi, quant avec SIGNES, métrage qu’il a écrit et produit, il s’attaque au film de science-fiction avec pour thème l’invasion de notre belle Planète Bleue par des peuplades venues d’ailleurs, on est en droit d’attendre une petite révolution dans un genre généralement formaté pour vendre pop corn et soda au plus grand nombre.
Le grand mérite de Shyamalan est de s’affranchir du cinéma de genre à très grand spectacle. Ici, pas d’effets spéciaux à gogo ni de prouesses pyrotechniques. Le réalisateur suit à la lettre la recette qui a fait soin succès : il tente d’instaurer une tension en basant avant tout son film sur les jeux d’ombres et de lumières et sur ce qui se déroule en caméra hors champ. Ici très édulcoré et trop dispersé dans le déroulement de l’intrigue, le procédé ne joue jamais avec nos nerfs. D’autres cinéastes ont déjà tenté tout ceci avec davantage de talent, d'efficacité et de réussite. Par ailleurs, lente, ennuyeuse, sans émotion et sans aucun rebondissement, l’histoire ne s’avère guère passionnante. On suit péniblement la tranche de vie d’une famille de fermiers soudains confrontés à l’impensable lorsqu’elle découvre de gigantesques symboles géométriques dessinés dans leurs champs, un phénomène mystérieux qui concerne tout le globe. Même si peu originale, cette longue introduction reste néanmoins le morceau le plus abouti de l’œuvre.
D’ordinaire habile conteur, le cinéaste américano-indien ne fait ici guère preuve d’imagination. Désespérément creuse, sa démonstration s’enlise dans le ridicule et devient même particulièrement insupportable à faire sans cesse références aux valeurs bien pensantes de l’Amérique profonde. Emmené par un agaçant Mel Gibson en ancien pasteur qui a perdu la foi suite au décès accidentel de sa femme et un Joaquin Phoenix transparent en joueur de base-ball raté, SIGNES est un objet ennuyeux, laborieux, pas intéressant pour deux sous et mis en boîte sans âme par un auteur qui se repose paresseusement sur ses acquis. Fatalement, le désastre est au rendez-vous.
Le grand mérite de Shyamalan est de s’affranchir du cinéma de genre à très grand spectacle. Ici, pas d’effets spéciaux à gogo ni de prouesses pyrotechniques. Le réalisateur suit à la lettre la recette qui a fait soin succès : il tente d’instaurer une tension en basant avant tout son film sur les jeux d’ombres et de lumières et sur ce qui se déroule en caméra hors champ. Ici très édulcoré et trop dispersé dans le déroulement de l’intrigue, le procédé ne joue jamais avec nos nerfs. D’autres cinéastes ont déjà tenté tout ceci avec davantage de talent, d'efficacité et de réussite. Par ailleurs, lente, ennuyeuse, sans émotion et sans aucun rebondissement, l’histoire ne s’avère guère passionnante. On suit péniblement la tranche de vie d’une famille de fermiers soudains confrontés à l’impensable lorsqu’elle découvre de gigantesques symboles géométriques dessinés dans leurs champs, un phénomène mystérieux qui concerne tout le globe. Même si peu originale, cette longue introduction reste néanmoins le morceau le plus abouti de l’œuvre.
D’ordinaire habile conteur, le cinéaste américano-indien ne fait ici guère preuve d’imagination. Désespérément creuse, sa démonstration s’enlise dans le ridicule et devient même particulièrement insupportable à faire sans cesse références aux valeurs bien pensantes de l’Amérique profonde. Emmené par un agaçant Mel Gibson en ancien pasteur qui a perdu la foi suite au décès accidentel de sa femme et un Joaquin Phoenix transparent en joueur de base-ball raté, SIGNES est un objet ennuyeux, laborieux, pas intéressant pour deux sous et mis en boîte sans âme par un auteur qui se repose paresseusement sur ses acquis. Fatalement, le désastre est au rendez-vous.

