Braquage à l'anglaise

Bank job (The)

VOTRE NOTE: HateStar RatingLove



02 aoû. 2008 Par Patrick Antona Star Rating 7
Ayant œuvré dans pratiquement tous les genres depuis plus de 30 ans, l'australien Roger Donaldson (Le Bounty, La Mutante, La Recrue) fait preuve de son solide métier pour illustrer cette incroyable histoire de braquage de banque, inspirée de faits réels, et immergeant le spectateur dans une reconstitution des plus crédibles du « swinging London » des seventies.

Située en 1971, l'action du plus grand hold-up jamais réalisé en Angleterre, dont le prétexte initial résidait dans la récupération de photos compromettantes pour la Couronne Royale, permet de brosser le destin croisé de personnages évoluant aux marges voir en dehors de la loi, qu'ils soient petits truands, pseudo-révolutionnaires, flics corrompus, ex-cover girl et hauts fonctionnaires experts en coups bas. Si chacun de ces groupes « sociaux » dispose d'une motivation particulière pour mettre la main sur différents éléments dérobés, Roger Donaldson réussit à développer chaque sous-intrigue avec assez de clarté pour que Braquage à l'anglaise déroule son imparable mécanique sans accroc.

Si la première partie du film, la préparation  du casse puis son exécution, est prestement développée avec un minimum de tension et demeure classique au niveau mise en scène, les scénaristes ont préféré axer la majeure partie de l'action sur le remue-ménage et la traque qui s'en suivront. Tout cela en faisant preuve d'une ironie mordante voire cruelle, pour décrire un monde de corruption qui va se révéler sous nos yeux.

Seul à éviter ce jeu de massacre, Jason Statham fait preuve ici d'une sobriété exemplaire, usant toujours de son charme viril typiquement issu des pubs londoniens (on dit « lad » pour être à la page) pour mener avec efficacité sa bande de braqueurs quasi-amateurs, offrant une composition jouant plus sur le sentimental qu'à l'accoutumée, quand il s'agit de décrire sa relation avec la magnifique Saffron Burrows. Cette dernière, dans le rôle d'égérie de la bande et rouage essentiel permettant de relier certains éléments du puzzle, fait dans Braquage à l'anglaise un come-back réussi, formant avec Statham et Martin Love, impeccable dans la peau du bon vieux pote, un triangle amoureux au destin contrarié. Mais que les fans du Bruce Willis anglais se rassurent, après avoir joué la bête traquée préférant la négociation à l'action, il saura faire preuve de toute son énergie pour abandonner la dialectique à point nommé et balancer quelques bourre-piffs comme il se doit !

Avec son style et ses thèmes fleurant bon les années 70, rappelant quelque peu Le Gang Anderson de Sidney Lumet sur un mode plus léger, et malgré une part de violence qui peut sembler congrue au regard des « canons » habituels (le sexe est lui bien présent), Braquage à l'anglaise est une plongée rafraîchissante et salutaire dans une forme de thriller qui joue habilement à la fois sur le mode policier et sur le mode politique, ne négligeant aucun de ces aspects, et dont la force principale réside en grande partie dans la qualité de son interprétation.



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Hate-craft21/08/2008 16:43 par Hate-craft

Bank job ? Foot job ? Heel job ? :love: Ha oui, le heel job. On ne parle pas assez de heel job. :idea: :love: LIRE LA SUITE
M'sieur Jean21/08/2008 16:30 par M'sieur Jean

http://img377.imageshack.us/img377/8041/saffronburrowsft4.jpg Bank job ? Foot job ? Heel job ? :love: LIRE LA SUITE
Hate-craft21/08/2008 15:44 par Hate-craft

Saffron Burrows était très jolie déjà dans le moche Deep Blue Sea. :love: LIRE LA SUITE

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