Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête
Sleepy Hollow- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :1999
- DATE DE SORTIE :09 février 2000
- GENRE :Fantastique
- DURÉE :105 MIN
- REALISATEUR : Tim Burton
- ACTEURS :Johnny Depp, Christina Ricci, Miranda Richardson, Michael Gambon, Casper Van Dien
- BUDGET : 65 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
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Dans la filmographie de Tim Burton, conteur adoubé du grand public, Sleepy Hollow fait désormais office de pierre angulaire. Pas forcément très compris à sa sortie, aujourd'hui souvent cité comme modèle du style gothique cher au cinéaste, le métrage fascine en premier lieu pour la beauté morbide de ses lugubres décors. Débarqué dans une campagne sinistre du presque XIXème, loin du faste technologique qui agitera le centre de New-York dès 1900, l'inspecteur Ichabold Crane ne tarde pas à affronter ses peurs les plus profondes du surnaturel et doit faire face à une sombre affaire de décapitation d'un chevalier sans tête hantant la forêt alentour. Sans recours aux trucs narratifs usuelles du conte (la voix-off notamment, ici absente), Burton s'intéresse pourtant à l'aspect légendaire de son intrigue. Il installe par le jeu très maniéré de ses acteurs (Deep en tête dans un personnage cabotin dont il a seul le secret) une ironie teintée d'humour noir qui s'intègre efficacement à la veine très funèbre de la légende de ce cavalier sans tête, dont le charisme dément assure des scènes de combats remarquables. Comme à son habitude, le réalisateur n'hésite pas à mettre en scène des personnages tout à fait détestables, limites antipathiques, et dont les réactions plutôt tangentes (le héros évanoui à la vu du sang, mais héroïque face à sa dulcinée) contribue à l'univers franchement hors-norme du film.
C'est d'ailleurs la direction artistique qui laisse pantois puisque le travail des costumes aux décors démontre non seulement une richesse d'imagination formidable, mais également un bon goût jamais démenti tout du long. La photographie d'Emmanuel Lubezki, faite de nombreux contrastes, de brumes noircies, de teintes grisâtres enracinées jusqu'à même la peau des personnages, joue un rôle évidemment fondamental dans la fascination exercé par ce conte tout à fait singulier. Malheureusement, ce qui est gagné en énergie et en émerveillement est évanoui dans la structure à trous du script concocté par Andrew Kevin Walker. Par souci d'économie, l'heure quarante allouée à la bobine fait apparaître des manques dans l'enchaînement de certaines séquences, et plusieurs sous-intrigues se précipitent. On pense notamment à la relation entre Depp et Ricci, trop fabriquée pour créer une réelle empathie chez le spectateur, ou même aux cauchemars d'enfance de l'inspecteur, dont la beauté plastique est vite expédiée pour laisser place à l'intrigue principale. Enfin, c'est probablement la compréhension générale d'une trame narrative un peu confuse, où les complots divers et les motivations concrètes qui animent les protagonistes ne sont jamais trop bien définis, qui achève de faire de ce Sleepy Hollow une oeuvre baroque tout à fait originale, largement recommandable, mais peut-être un peu trop foutraque pour définitivement convaincre.
C'est d'ailleurs la direction artistique qui laisse pantois puisque le travail des costumes aux décors démontre non seulement une richesse d'imagination formidable, mais également un bon goût jamais démenti tout du long. La photographie d'Emmanuel Lubezki, faite de nombreux contrastes, de brumes noircies, de teintes grisâtres enracinées jusqu'à même la peau des personnages, joue un rôle évidemment fondamental dans la fascination exercé par ce conte tout à fait singulier. Malheureusement, ce qui est gagné en énergie et en émerveillement est évanoui dans la structure à trous du script concocté par Andrew Kevin Walker. Par souci d'économie, l'heure quarante allouée à la bobine fait apparaître des manques dans l'enchaînement de certaines séquences, et plusieurs sous-intrigues se précipitent. On pense notamment à la relation entre Depp et Ricci, trop fabriquée pour créer une réelle empathie chez le spectateur, ou même aux cauchemars d'enfance de l'inspecteur, dont la beauté plastique est vite expédiée pour laisser place à l'intrigue principale. Enfin, c'est probablement la compréhension générale d'une trame narrative un peu confuse, où les complots divers et les motivations concrètes qui animent les protagonistes ne sont jamais trop bien définis, qui achève de faire de ce Sleepy Hollow une oeuvre baroque tout à fait originale, largement recommandable, mais peut-être un peu trop foutraque pour définitivement convaincre.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!30/11/1999 01:00 par La RédactionSleepy Hollow, la légende du cavalier sans têteVous pouvez discuter ici du film Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête.
Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-1133.php
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