L'Échange
Changeling- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :2008
- DATE DE SORTIE :12 novembre 2008
- GENRE :Drame
- DURÉE :141 MIN
- REALISATEUR : Clint Eastwood
- ACTEURS :Angelina Jolie, John Malkovich, Amy Ryan, Colm Feore, Riki Lindhome
- BUDGET : 55 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
- Site officiel US
| Tweet |
|
De la mélancolie photographique aux frissons d'une émotion, Clint Eastwood a cherché toute sa carrière à dépeindre l'humain dans toute son ambiguïté et sa beauté. Personnage de lui-même quasiment schizophrène (un républicain convaincu qui ne cesse de mettre en exergue les rouilles de sa propre patrie), il s'impose pourtant aujourd'hui encore comme l'un, si ce n'est LE, plus grand metteur en scène du cinéma moderne. Avec L'échange, Eastwood réalise ce qui s'apparente comme un film-somme à la richesse étourdissante et à l'humilité désarmante. Partant d'un postulat terrible et révoltant, le métrage flirte non sans génie avec des genres distincts sans perdre une miette de sa cohérence. Ainsi, cette quête d'une mère contre un système rouillé est l'occasion pour Eastwood de mettre en scène la noirceur du monde et sa terrible méchanceté, illuminé en cela par une deuxième partie d'un système retourné contre lui-même. La force du film s'appuie en effet sur la mise en valeur d'une police gangrenée par la corruption, la bêtise humaine, l'égoïsme d'individus moralement douteux et l'inhumanité tristement humaine.
Baladant sa caméra au fil d'une première partie noire comme l'ébène et décrivant une galerie de portraits de femmes à la justesse unique, Eastwood instille à son métrage une impression teintée de malaise et d'émotion. L'enfance en souffrance est encore une fois au coeur de son film, mais sert pour une fois à servir divers niveaux de lectures, d'une intrigue policière captivante à l'intrigue principale désarmante de sincérité. Par l'usage de violons et d'une réalisation faussement académique qui par l'épure cherche à mieux faire ressortir la puissance de chaque morceau, Eastwood fait progresser en crescendo l'inévitable climax du film avec la force tranquille du vieux sage. C'est de cette inexplicable et dantesque conjugaison d'audace et d'intelligence que l'on ressort de L'échange le souffle coupé, pris à la gorge entre le cynisme et l'espoir, les larmes n'étant que le signe de la beauté triste de ce chef d'oeuvre auquel la prestation d'Angelina Jolie appuie l'idée d'une justesse sidérante. Il s'agit ni plus ni moins que d'un des plus beaux films de la décennie, l'un des plus riches et l'un des plus grands. Un classique d'ors et déjà acquis qui rend en deux heures trente hommage autant à Ford qu'à l'humanisme des plus belles minutes des Evadés. Eastwood est un génie et son film est grand. Très très grand.
Baladant sa caméra au fil d'une première partie noire comme l'ébène et décrivant une galerie de portraits de femmes à la justesse unique, Eastwood instille à son métrage une impression teintée de malaise et d'émotion. L'enfance en souffrance est encore une fois au coeur de son film, mais sert pour une fois à servir divers niveaux de lectures, d'une intrigue policière captivante à l'intrigue principale désarmante de sincérité. Par l'usage de violons et d'une réalisation faussement académique qui par l'épure cherche à mieux faire ressortir la puissance de chaque morceau, Eastwood fait progresser en crescendo l'inévitable climax du film avec la force tranquille du vieux sage. C'est de cette inexplicable et dantesque conjugaison d'audace et d'intelligence que l'on ressort de L'échange le souffle coupé, pris à la gorge entre le cynisme et l'espoir, les larmes n'étant que le signe de la beauté triste de ce chef d'oeuvre auquel la prestation d'Angelina Jolie appuie l'idée d'une justesse sidérante. Il s'agit ni plus ni moins que d'un des plus beaux films de la décennie, l'un des plus riches et l'un des plus grands. Un classique d'ors et déjà acquis qui rend en deux heures trente hommage autant à Ford qu'à l'humanisme des plus belles minutes des Evadés. Eastwood est un génie et son film est grand. Très très grand.
LIENS SPONSORISES
Laurent Pécha :
|
|
|
Patrick Antona :
|
|
|
Ilan Ferry :
|
|
|
Sandy Gillet :
|
|
|
Flavien Bellevue :
|
|
|
Bruno Laurent :
|
|
|
Vincent Julé :
|
|
|
Stéphane Argentin :
|
|
|
Julien Foussereau :
|
|
|
Didier Verdurand :
|
|
LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 15/12/2008 01:18 par Melunos Cela dit j’y suis vraiment allé dans l’optique “tu vas chialer ta race et ça va te faire du bien”, et effectivement, je me suis rarement sentit aussi bien en sortant d’une salle de ciné. C’est comme écouter de la musique triste quand on est triste. Donc voilà , la mise [...] LIRE LA SUITE | |
| 15/12/2008 01:01 par Reznik Reznik, dans un sens je t’envie. J’ai vécu un véritable calvaire émotionnel devant ce film.
C’est réciproque…
Salaud. :tire_lang
:-(
LIRE LA SUITE | |
| 15/12/2008 00:55 par Melunos Reznik, dans un sens je t’envie. J’ai vécu un véritable calvaire émotionnel devant ce film.
2h20 où je suis resté crispé, tordu, le visage grimaçant, les yeux exorbités. A un moment je me suis même tourné vers ma pote pour lui murmurer “j’en peux plus….”. Et quand j’ai vu ses yeux [...] LIRE LA SUITE |
Les encheres
- DVD L'irlandais
- DVD On the Ice
- Blu-ray La grande illusion + To be or not to be
- Blu-ray + DVD The Artist
- Blu-ray + DVD Mondwest
TOUTES LES ENCHERES
>>> QU'EST-CE QUE C'EST?
À VOUS DE JOUER:
- Quiz du 18 avr. 2012
- Quiz du 17 avr. 2012
- Quiz du 16 avr. 2012
- Quiz du 13 avr. 2012
- Quiz du 12 avr. 2012
TOUS LES QUIZ
>>> QU'EST-CE QUE C'EST?
Newsletter
Les tests DVD/Blu-ray
- BR - Anonymous
- BR - Bounty (Le)
- BR - Ordre et la morale (L')
- BR - Men in black 2
- BR - Jardin du Diable (Le)
- DVD - Looking for Nicolas Sarkozy
- DVD - Mer à l'aube (La)
- BR - Flèche brisée (La)
- DVD - Molex, des gens debout (Les)
- BR - Dix Commandements (Les)
- BR - Illegal traffic (Reykjavik Rotterdam)
- DVD - Irlandais (L')
- DVD - Mission : Impossible, 20 ans après - Saison 1
- DVD - On the ice
PLUS DE TESTS DVD/BLU-RAY







