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Arsène Lupin
Critique
Voilà donc le héros de Maurice Leblanc au cinéma. Dans un film d’époque, chose rare en France. La reconstitution historique est impeccable avec ses costumes et ses décors. Elle mise peut-être sur un art pompier un peu trop tape-à-l’œil. Mais il faut savoir apprécier le soin mis en œuvre. Formellement, le film tient ses promesses. Il en va en revanche tout autrement de l’histoire. Car Jean-Paul Salomé a bricolé un brouillon immonde. Une sorte de ratatouille indigeste qui brasse tout ce qui passe. Romance, film fantastique, cinéma d’aventures et thriller pseudo psychologique. Chargé et désordonné, le récit devient souvent risible avec ses twists inouïs et son suspense foutraque. C’est se moquer du public qu’oser proposer un scénario aussi con. Il ne faut pas avoir peur des mots. Et appeler les choses telles qu’elles sont.
Le casting ne suit pas non plus. Dans la peau du gentleman cambrioleur, Romain Duris est souvent mauvais. Il est tantôt ridicule, tantôt à côté de la plaque. Mais jamais charmeur ni élégant. Il faut dire qu’on lui a confié un rôle bien casse-gueule. Il n’est pas ARSENE LUPIN mais une tambouille mixant au gré du vent Monte Christo, Zorro et même D’Artagnan. Et l’on se raille de vilains davantage bouffons que monstres. En sorcière, Kristin Scott Thomas est venue cachetonner tandis que le bivalent Pascal Gregoy est risible tant il force son jeu. Il y a heureusement le charme et l’élégance d’Eva Green. La miss laissait déjà entrevoir une certaine classe avant d’être la plus belle et la moins creuse des James Bond girls. Elle est le rayon de soleil de ce blockbuster sans âme à la française. Un blockbuster qui se conclut là où il aurait du commencer. Un bien beau gâchis …
Le casting ne suit pas non plus. Dans la peau du gentleman cambrioleur, Romain Duris est souvent mauvais. Il est tantôt ridicule, tantôt à côté de la plaque. Mais jamais charmeur ni élégant. Il faut dire qu’on lui a confié un rôle bien casse-gueule. Il n’est pas ARSENE LUPIN mais une tambouille mixant au gré du vent Monte Christo, Zorro et même D’Artagnan. Et l’on se raille de vilains davantage bouffons que monstres. En sorcière, Kristin Scott Thomas est venue cachetonner tandis que le bivalent Pascal Gregoy est risible tant il force son jeu. Il y a heureusement le charme et l’élégance d’Eva Green. La miss laissait déjà entrevoir une certaine classe avant d’être la plus belle et la moins creuse des James Bond girls. Elle est le rayon de soleil de ce blockbuster sans âme à la française. Un blockbuster qui se conclut là où il aurait du commencer. Un bien beau gâchis …


