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Critique
A coup sûr, "Doomsday" est parti pour devenir pour les cinéphiles de la génération "vidéo-club" -cette poignée de geeks qui dévorait en masse les nanars autant que les films fondateurs en grandissant dans les années 80- ce que le "Planète Terreur" de Robert Rodriguez représente pour les cinéphiles ayant grandi dans les années 70 : un hommage révérencieux et ironique à ces films géniaux qui ont bercé nos délires de gosses.
Riche d'un casting en tous points parfait (des tronches, des tronches, et Rhona Mitra au dessus de tout ça, qu'on avait repéré de longue date, dans "Hollow man", ou encore dans l'excellent "Beowulf" avec Christophe Lambert), Neil Marshall opte pour le mélange des genres : si son "Doomsday" commence en hommage magique à "New York 1997" de Carpenter (l'héroïne fumeuse, borgne et anarchiste, la musique, l'infiltration dans une zone inconnue, et plein de petits détails formels) non sans oublier de rendre un hommage appuyé à la blaxploitation lors de la séquence de sauvetage qui nous présente les personnages.
Le film opère ensuite un virage à 90 degrés vers les films post-nuke, du chef d'oeuvre "Mad Max 2" à des délires plus obscurs et outranciers tels que "Les rats de Manhattan" ou "Les nouveaux Barbares" de Castellari. Les punks s'éclatent sur l'air de "Good Thing" des Fine Young Cannibals, s'adonnent au cannibalisme, coupent des têtes à la hache, dans un délire nihiliste et sans concession rappelant beaucoup les planches de Bisley pour "Judge Dredd" (écrites avec John Wagner et Alan Grant) publiées dans "USA Magazine" dans les années 90. Quelque part entre allégeance au gore rital (les décapitations brutales et autres blood-splatteries sont légion) et respects apocalyptiques déposés aux pieds du maestro George Miller, le film distille un sado-masochisme revigorant, piqué d’un fétichisme volontiers branque et extrême.
Dans sa troisième partie, le film revisite les univers médiévaux de films tels que "Dar l'invincible" de Don Coscarelli ou encore "L'épée sauvage" d'Albert Pyun, et le spectateur frôle la décharge orgasmique, lors de séquences tellement barrées et portnawak qu'elles font immédiatement basculer le film dans le "total culte" (aaaaah, cette poursuite finale !), jusqu'à son dénouement, naturellement nihiliste, rendant à nouveau hommage au personnage de Snake Plissken créé par Carpenter. Une tuerie.
Riche d'un casting en tous points parfait (des tronches, des tronches, et Rhona Mitra au dessus de tout ça, qu'on avait repéré de longue date, dans "Hollow man", ou encore dans l'excellent "Beowulf" avec Christophe Lambert), Neil Marshall opte pour le mélange des genres : si son "Doomsday" commence en hommage magique à "New York 1997" de Carpenter (l'héroïne fumeuse, borgne et anarchiste, la musique, l'infiltration dans une zone inconnue, et plein de petits détails formels) non sans oublier de rendre un hommage appuyé à la blaxploitation lors de la séquence de sauvetage qui nous présente les personnages.
Le film opère ensuite un virage à 90 degrés vers les films post-nuke, du chef d'oeuvre "Mad Max 2" à des délires plus obscurs et outranciers tels que "Les rats de Manhattan" ou "Les nouveaux Barbares" de Castellari. Les punks s'éclatent sur l'air de "Good Thing" des Fine Young Cannibals, s'adonnent au cannibalisme, coupent des têtes à la hache, dans un délire nihiliste et sans concession rappelant beaucoup les planches de Bisley pour "Judge Dredd" (écrites avec John Wagner et Alan Grant) publiées dans "USA Magazine" dans les années 90. Quelque part entre allégeance au gore rital (les décapitations brutales et autres blood-splatteries sont légion) et respects apocalyptiques déposés aux pieds du maestro George Miller, le film distille un sado-masochisme revigorant, piqué d’un fétichisme volontiers branque et extrême.
Dans sa troisième partie, le film revisite les univers médiévaux de films tels que "Dar l'invincible" de Don Coscarelli ou encore "L'épée sauvage" d'Albert Pyun, et le spectateur frôle la décharge orgasmique, lors de séquences tellement barrées et portnawak qu'elles font immédiatement basculer le film dans le "total culte" (aaaaah, cette poursuite finale !), jusqu'à son dénouement, naturellement nihiliste, rendant à nouveau hommage au personnage de Snake Plissken créé par Carpenter. Une tuerie.
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