Doomsday

Doomsday

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06 avr. 2008 Par Antalgeek Star Rating 10
Réjouissant film de genre, Neil Marshall se rachète du raté de The Descent au succès incompréhensible. Malgré les flagrantes reprises d'un tas d'univers ou d'autres films (ce qui avait valu une partie de la haine des critiques sur son dernier film), il s'en tire ici avec brio.

Succèdant à 28 jours/semaines plus tard et à Je suis une légende, le film débute sur le parallèle des villes grouillantes aux prises d'un virus radical, et de la vision nette du désert humain qui lui succède. Sauf que cette fois-ci il s'agit de vider l'Ecosse entière et de la confiner derrière un mur of course infranchissable. On ne s'attarde pas avec le camp des sauvés (qui ne le sont d'ailleurs plus pour le besoin du scénario) et on recentre rapidement sur la figure porteuse du film : Rhona Mitra.

Au look sans conteste repris de Kate Beckinsale dans la firme Underworld (Rhona Mitra la remplacera d'ailleurs sans problème dans le prequel prévu prochainement), Eden Sinclair, de son nom de personnage, donne lieu à une sublime créature mi-paria mi-femme d'action, coupée de toute vie émotionnelle par son passé arraché (dont on ne parle finalement que très peu), et suivant une seule ligne de conduite : la mission justifie les moyens. Sa scène d'entrée est d'ailleurs saisissante en ce sens, avec la désobéissance inhumaine dont elle fait preuve. Ou aux cadavres qui s'accumuleront forcément lors de la "survie" en terre ennemie de l'équipe. Le coup de l'oeil donne définitivement une dimension réjouissante à la "femme d'action".

Pour revenir à l'autre côté, on assiste habilement à un mix de deux univers post-apocalyptiques : le "punk" avec sa vision des rues-champs de batailles de fous furieux au look oscillant du SM aux crêtes iroquoises colorées, et le "steam Moyen-âge", avec locomotive dans un décor digne du Seigneur des Anneaux (et symboliquement, on a même eu droit à la Moria !), avec la présence de Malcom McDowell en nouveau seigneur féodal, administrant à son peuple une communauté et des jeux sanglants.

Le film n'a pas trop besoin d'un scénario original grâce au fourmillement d'idées (pas souvent propre au réalisateur, aux limites parfois du plagiat) qui constamment mises bout à bout ne nous laissent jamais reprendre notre souffle. On en a largement pour notre prix et notre temps, que demande le geek !


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Tonton BDM :

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A coup sûr, “Doomsday” est parti pour devenir pour les cinéphiles de la génération “vidéo-club” -cette poignée de geeks qui dévorait en masse les nanars autant que les films fondateurs en grandissant dans les années 80- ce que le “Planète Terreur” de Robert Rodriguez représente pour les cinéphiles ayant grandi dans les années 70 : [...]

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Reznik08/12/2008 19:07 par Reznik

Doomsday c’est pas vraiment du Z faut dire. Pour moi le Z est synonyme de budget étriqué, ridicule, riquiqui, de film à base de bricolage avec les moyens du bord, pas le cas de l’excellent film de Marshall. Par contre c’est du B bien délirant et bien con parfaitement assumé, ça [...] LIRE LA SUITE
pulpy08/12/2008 18:38 par pulpy

Doomsday c’est pas vraiment du Z faut dire. Pour moi le Z est synonyme de budget étriqué, ridicule, riquiqui, de film à base de bricolage avec les moyens du bord, pas le cas de l’excellent film de Marshall. Par contre c’est du B bien délirant et bien con parfaitement assumé, ça [...] LIRE LA SUITE
Reznik08/12/2008 00:53 par Reznik

Séance de rattrapage en dvd donc, du fait de la distribution en salle honteuse. Le pied. Une fois branché en mode brain off je n’ai fait que me délecter d’un spectacle aussi furieux et décomplexé ou l’intrigue, ultraréférencée, à la fois prévisible et nawak (paradoxalement) est prétexte à un déchainement de scènes [...] LIRE LA SUITE

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