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Critique
Après un "The Descent" devenu classique de l'horreur claustro-sauvage dès sa sortie, Neil Marshall était attendu au tournant. La promo de "Doomsday" sentait bon le post-apocalyptique dégénéré, et le bougre est allé bien plus loin que ce que l'on imaginait ! Il s'est clairement fait plaisir à travers un film hommage complètement foutraque, ne prétendant jamais rivaliser avec ses modèles mais tentant de proposer un divertissement complètement anachronique. Sans doute le meilleur moyen d'enchaîner après une grosse réussite, mais "Doomsday" est-il un bon film pour autant ?
Bienvenue dans la compilation eighties la plus ouvertement influencée depuis longtemps. John Carpenter, George Miller, entre autres, sont cités à longueur de plans et de séquences. L'héroïne clone de Snake Plissken est incarnée par une Rhona Mitra assez charismatique et très premier degré comme il se doit, dont l'oeil bionique est le premier élément clairement nanar identifié dans le film. Car Marshall pousse le bouchon bien plus loin que la simple reconnaissance de l'héritage de ses pères les plus prestigieux. En geek total il va ratisser très large jusqu'aux copies même de ces séries B prestigieuses, à savoir ces bons vieux bis italiens des 70's et 80's, qui plagiaient avec peu de moyens et d'ambition artistique les grands succès du moment.
L’ennui c’est que pour aussi délirante soit cette inclinaison nanarde assumée (le look des méchants qui hurlent à longueur de bobines), le résultat manque totalement d’homogénéité et se révèle trop disparate pour convaincre totalement. Les influences finissent par parasiter le film autant qu’elles l’alimentent. Passé un postulat à la "New York 97" mâtiné de "28 semaines plus tard", avec sa zone interdite à investir pour trouver le remède à un virus cause même de cette quarantaine quelques dizaines d’années plus tôt, on se retrouve dans un patchwork total où l’histoire et les transitions deviennent bien poussives. On a l’impression de passer d’un film à l’autre tous les quarts d’heure. Et si l’exercice peut être a priori réjouissant, l’inventivité pêche un peu et les remakes présentés misent trop souvent sur un gore bien visuel plaisant mais un peu cache-misère de situations vues et revues.
"Doomsday" devient alors franchement anecdotique, amusant mais jamais incarné, un peu trop mécanique dans son enchaînement de citations. Neil Marshall sacrifie aussi trop au surdécoupage qui servait son film précédent mais gâche ici trop de scènes d’action dont un affrontement contre un personnage d’amazones tatouées pourtant réussi.
On peut être indulgent devant un spectacle aussi hors normes actuelles, et savourer quelques moments bien barrés, mais la deuxième vision risque d’être sacrément ingrate. Il y a fort à parier qu’on préférera revenir vers les vrais nanars.
Bienvenue dans la compilation eighties la plus ouvertement influencée depuis longtemps. John Carpenter, George Miller, entre autres, sont cités à longueur de plans et de séquences. L'héroïne clone de Snake Plissken est incarnée par une Rhona Mitra assez charismatique et très premier degré comme il se doit, dont l'oeil bionique est le premier élément clairement nanar identifié dans le film. Car Marshall pousse le bouchon bien plus loin que la simple reconnaissance de l'héritage de ses pères les plus prestigieux. En geek total il va ratisser très large jusqu'aux copies même de ces séries B prestigieuses, à savoir ces bons vieux bis italiens des 70's et 80's, qui plagiaient avec peu de moyens et d'ambition artistique les grands succès du moment.
L’ennui c’est que pour aussi délirante soit cette inclinaison nanarde assumée (le look des méchants qui hurlent à longueur de bobines), le résultat manque totalement d’homogénéité et se révèle trop disparate pour convaincre totalement. Les influences finissent par parasiter le film autant qu’elles l’alimentent. Passé un postulat à la "New York 97" mâtiné de "28 semaines plus tard", avec sa zone interdite à investir pour trouver le remède à un virus cause même de cette quarantaine quelques dizaines d’années plus tôt, on se retrouve dans un patchwork total où l’histoire et les transitions deviennent bien poussives. On a l’impression de passer d’un film à l’autre tous les quarts d’heure. Et si l’exercice peut être a priori réjouissant, l’inventivité pêche un peu et les remakes présentés misent trop souvent sur un gore bien visuel plaisant mais un peu cache-misère de situations vues et revues.
"Doomsday" devient alors franchement anecdotique, amusant mais jamais incarné, un peu trop mécanique dans son enchaînement de citations. Neil Marshall sacrifie aussi trop au surdécoupage qui servait son film précédent mais gâche ici trop de scènes d’action dont un affrontement contre un personnage d’amazones tatouées pourtant réussi.
On peut être indulgent devant un spectacle aussi hors normes actuelles, et savourer quelques moments bien barrés, mais la deuxième vision risque d’être sacrément ingrate. Il y a fort à parier qu’on préférera revenir vers les vrais nanars.
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