En appuyant sur un bouton, deux époux toucheront un million de dollars mais condamneront à mort un inconnu. Le jackpot ou la bonne conscience, en somme. L’appât du gain était trop fort pour notre couple, qui empoche le pactole mais va vivre l’enfer. Aux quelques pages signées Richard Matheson, Richard Kelly a greffé un complot mi-gouvernemental mi-extraterrestre pour un thriller surnaturel explorant les notions de concupiscence, de responsabilité et de culpabilité. Empruntant sa folie à David Lynch et sa rigueur à Alfred Hitchcock, le cinéaste en propose une parabole biblique au suspense vertigineux, aiguisant un décor années 70 sur une photo cendrée, jouant sur le méli-mélo des formes géométriques et les échappées de la profondeur de champ, distillant une musique métallique angoissante et prodiguant les vertus purificatrices de l’eau. La puissance labyrinthique de l’intrigue et l’imagination dans la mise en scène sont soutenues par une interprétation irréprochable : le mutilé et flippant Franck Langella prend un malin plaisir à tyranniser les pécheurs Cameron Diaz et James Mardsen, victimes paniquées du châtiment physique et mental imaginé par l’auteur. Difficile de ne pas sortir tout chamboulé de ce conte contemporain tortueux, glacial et noir bitume. Do not push the red button !
LIENS SPONSORISES
|
| L’accomplissement de Richard Kelly. Son récit fantastique dissimule de belles pépites de spleen métaphysique. Mais tout ça ne serait rien sans le beau mélo en sous-marin. Heureusement, Cameron Diaz et James Marsden n’ont jamais été aussi bons.
|
|
|
| Le moins que l’on puisse dire, c’est que Richard Kelly n’a pas peur du ridicule. Prenez “The box”, par exemple. Il n’a pas hésité un instant avant d’y intégrer les effets spéciaux les plus cheapos qui soient pour donner forme à ses délirantes visions sorties de bouquins de science-fiction old school : CGI à hurler [...] |
|
|
|
|
| Moins abstrait que Southland tales, Kelly met en boite un récit parano et onirique aux confluents de la science et des croyances pour mieux questionner la place de l’Homme dans l’univers.
|
|
|
| Richard Kelly se réconcilie avec la SF et offre la rencontre d’une partie de l’univers de son Donnie Darko avec la célèbre série TV La Quatrième dimension. Un régal !
|
|
|
| Entre philosophie de comptoir et prétentions naïves, il y a cette boîte, épure fantasmée d’un cinéma simple et direct où l’image est tout et la mise en scène son réceptacle.
|
|
|
| Nettement plus accessible que Southland Tales, The Box hésite un peu trop entre ambiance à la Twilight Zone et inquiétante étrangeté propre à l’univers de Kelly. Il en résulte un film bancal, tantôt angoissant, tantôt artificiel, et ce en dépit de certaines fulgurances et d’un fond diablement fascinant.
|
|
|
| Film bancal, à la croisée du conte fantastique et du film de conspiration, le tout débouchant sur une parabole philosophique qui a un peu du mal à prendre. Superbe mise en scène et excellente interprétation néanmoins.
|
|
|
| Richard Kelly refait le même film pour la troisième fois, mais continue de surprendre. The Box est ainsi un objet curieux à défaut d’être passionnant, où la proposition esthétique permet d’avaler (ou alors peine à cacher) une relecture lourdingue de la Genèse.
|
|
|
| Le cerveau de Richard Kelly est un sacré cas d’espèce. Jamais vraiment réussi, The Box a le mérite de rester intriguant et même fascinant durant quelques brèves séquences. Dommage que le fabuleux pitch de départ ne soit pas vraiment traité.
|
|
|
| La forme est superbe. Steven Poster est un remarquable chef-opérateur. Hélas, Richard Kelly n’a (toujours) aucun sens de la narration et du rythme. Fan de Cronenberg et de Lynch, oui. Héritier, non !
|
|