The Box

Box (The)

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08 nov. 2009 Par 2501 Star Rating 7
Le cas Richard Kelly est on ne peut plus intriguant. Et pas seulement parce que c'est le plus convaincant des fils spirituels de David Lynch. Son premier film, et meilleur à ce jour, le coup d'éclat Donnie Darko, est le genre de pépite indépendante qui mérite son statut culte comme aucune autre. Néanmoins, sa director’s cut sortie après coup en dvd était calamiteuse, l'overdose d'explicatif ruinant une grande partie du mystère qui fait le charme de l'œuvre. Après le paradoxe temporel vient le paradoxe artistique. Confirmé avec le délirant et ambitieux Southland Tales, prototype du film-monde malade, où le cinéaste se regarde filmer un peu trop tôt dans sa jeune carrière, comme s'il fallait prouver avec faste, par un chef-d’œuvre indiscutable, que le premier film n'était pas un one shot.

The Box est un film de commande, seule solution pour rassurer les financiers après ses contes monstrueux. Il s'agit, comme pour les personnages, d'un test pour Richard Kelly. A savoir, comment va-t-il se débrouiller pour faire déraper l'œuvre de studio vers son propre univers. Le film se présente comme une bonne occasion de ne plus perdre pied. Semble-t-il revenu plus sage d’une expérience qu’on imagine très difficile, le réalisateur prend le malin parti de l’adaptation d’une nouvelle de Richard Matheson au postulat étrange, qu’il pourra à loisir développer pour obtenir deux heures de film. Une boîte mystérieuse permet en appuyant sur un simple bouton de gagner un million de dollars. La contrepartie : un inconnu mourra. Dur de résister pour un jeune couple en difficulté financière, joliment campé par Cameron Diaz et James Marsden. Ce point de départ mènera à un enchaînement d’évènements dont on devine aisément ce qui provient du cerveau de Richard Kelly.

The Box ressemble d’abord à un épisode de la 4ème dimension, cette fameuse ambiance fantastique réaliste qu’affectionne particulièrement le réalisateur, pour virer dans sa deuxième heure vers une SF philosophique un peu simpliste. Niveau réalisme, on note la part autobiographique du père travaillant pour la NASA, comme son propre père, la description appliquée d’une vie de couple, et le soin de la reconstitution des années 70, qui fait pas mal penser à Zodiac. Kelly a compris que le genre fonctionne par contrastes, et qu’il faut souvent l’ancrer dans le réel, apporter une épaisseur aux personnages, pour que les glissements fantastiques fonctionnent. On trouverait presque le temps long, et l’auteur un peu trop prudent, jusqu’à une scène déclic, celle de la bibliothèque, qui mettra en mouvement jusqu’à la fin ce petit monde mystérieux, dont on se délecte du décalage simple et direct. Pris séquence par séquence ces éléments sont séduisants, mais le problème de The Box intervient sur la logique générale, qu’on peut facilement trouver branlante, mécanique, un peu trop maligne pour nous émouvoir totalement. Le tout fascine beaucoup moins que la structure d’un Donnie Darko, mais le récit se suit avec intérêt, Kelly témoignant une fois de plus de réels talents de metteur en scène, sans en faire trop.

La greffe a pris, on a presque tout compris, mission réussie. On attend la prochaine expérience avec impatience.


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Julien Foussereau :

Star Rating 9
L’accomplissement de Richard Kelly. Son récit fantastique dissimule de belles pépites de spleen métaphysique. Mais tout ça ne serait rien sans le beau mélo en sous-marin. Heureusement, Cameron Diaz et James Marsden n’ont jamais été aussi bons.

Tonton BDM :

Star Rating 8
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Richard Kelly n’a pas peur du ridicule. Prenez “The box”, par exemple. Il n’a pas hésité un instant avant d’y intégrer les effets spéciaux les plus cheapos qui soient pour donner forme à ses délirantes visions sorties de bouquins de science-fiction old school : CGI à hurler [...]

Bruno Laurent :

Star Rating 7

Stéphane Argentin :

Star Rating 7
Moins abstrait que Southland tales, Kelly met en boite un récit parano et onirique aux confluents de la science et des croyances pour mieux questionner la place de l’Homme dans l’univers.

Flavien Bellevue :

Star Rating 7
Richard Kelly se réconcilie avec la SF et offre la rencontre d’une partie de l’univers de son Donnie Darko avec la célèbre série TV La Quatrième dimension. Un régal !

Sandy Gillet :

Star Rating 7
Entre philosophie de comptoir et prétentions naïves, il y a cette boîte, épure fantasmée d’un cinéma simple et direct où l’image est tout et la mise en scène son réceptacle.

Ilan Ferry :

Star Rating 7
Nettement plus accessible que Southland Tales, The Box hésite un peu trop entre ambiance à la Twilight Zone et inquiétante étrangeté propre à l’univers de Kelly. Il en résulte un film bancal, tantôt angoissant, tantôt artificiel, et ce en dépit de certaines fulgurances et d’un fond diablement fascinant.

Patrick Antona :

Star Rating 6
Film bancal, à la croisée du conte fantastique et du film de conspiration, le tout débouchant sur une parabole philosophique qui a un peu du mal à prendre. Superbe mise en scène et excellente interprétation néanmoins.

Vincent Julé :

Star Rating 6
Richard Kelly refait le même film pour la troisième fois, mais continue de surprendre. The Box est ainsi un objet curieux à défaut d’être passionnant, où la proposition esthétique permet d’avaler (ou alors peine à cacher) une relecture lourdingue de la Genèse.

Laurent Pécha :

Star Rating 6
Le cerveau de Richard Kelly est un sacré cas d’espèce. Jamais vraiment réussi, The Box a le mérite de rester intriguant et même fascinant durant quelques brèves séquences. Dommage que le fabuleux pitch de départ ne soit pas vraiment traité.

Didier Verdurand :

Star Rating 5
La forme est superbe. Steven Poster est un remarquable chef-opérateur. Hélas, Richard Kelly n’a (toujours) aucun sens de la narration et du rythme. Fan de Cronenberg et de Lynch, oui. Héritier, non !


Zorg15/08/2010 16:57 par Zorg

Y a toujours de l’imagerie judéo-chrétienne chez Richard Kelly, mais elle toujours utilisée comme une référence “pop” (comme dirait Chronic’art) parmi d’autres. Voir pour cela la “crucifixion” de The Rock à la fin de Southland Tales, avec le visage du Christ, façon pop art, qui se dessine sur sa chemise. [...] LIRE LA SUITE
tenia15/08/2010 15:34 par tenia

Y a toujours de l’imagerie judéo-chrétienne chez Richard Kelly, mais elle toujours utilisée comme une référence “pop” (comme dirait Chronic’art) parmi d’autres. Voir pour cela la “crucifixion” de The Rock à la fin de Southland Tales, avec le visage du Christ, façon pop art, qui se dessine sur sa chemise. [...] LIRE LA SUITE
Calamity15/08/2010 13:00 par Calamity

Effectivement il y a également un côté boîte de Pandore. Bon, je n’ai rien vu d’autre de Kelly, donc je ne peux pas comparer… Pas encore vu Southland Tales et The Box, pardon de débarquer ici comme ça, mais si ça peut éclairer sur les autres Kelly : les chrétiens s’en prennent [...] LIRE LA SUITE

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