The Box

Box (The)

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07 oct. 2009 Par pulp-pl Star Rating 0
Le grand échec commercial de Southland Tales semblait obliger Richard Kelly à revoir ses intentions à la baisse, son nouveau film, The Box, adapté d’une nouvelle de Richard Matheson, se présentant comme un thriller efficace mais traditionnel, avec actrice de renom en tête d’affiche (Cameron Diaz). C’est donc l’histoire d’un couple moyen (elle est professeur, il est ingénieur à la NASA) qui découvre un matin une mystérieuse boîte devant sa porte. Sur cette boîte, un seul bouton, rouge : en appuyant dessus, le couple empoche un million de dollars mais provoque au même instant la mort d’un inconnu. Film de commande, The Box répond pendant la première demi-heure aux attentes d’une telle production : le film pose d’emblée les enjeux de son intrigue, expose précisément les questionnements intérieurs (attendus et convenus) de ses personnages induits par le choix auquel ils sont confrontés et le réalisateur réussit à instaurer un climat pesant permettant à son suspense de fonctionner. C’est, en somme, du travail bien fait mais dont l’intérêt est quelque peu limité.
Puis Kelly reprend son film en main, l’empreint de son univers et opère un subtil glissement d’un thriller à la The Game vers une ambiance à la Twin Peaks (l’esthétique seventies du film ne fait que renforcer cette impression), vers une curieuse rencontre entre science-fiction, film de zombie et histoire d’amour avec la fin du monde en toile de fond. C’est alors que se reconnaît le cinéma de Richard Kelly qui a gagné en concision depuis le trop brouillon Southland Tales et qu’il enrichit en continuant de gloser les mêmes thématiques (les progrès technologiques – qui n’est pas le point le plus intéressant du film –, apocalypse menaçant de transformer l’humanité…) et les mêmes motifs (séquences mystiques et porosité de la frontière entre la réalité et une rêverie lynchienne…). Cette partie centrale irrationnelle est plutôt maîtrisée et envoutante ; elle se lit comme l’alternative cherchée/souhaitée par le couple pour racheter leurs actes : c’est un duel qui se joue avec un être venu d’ailleurs, se plaçant en position d’arbitre, et auquel les époux cupides devront prouver leur générosité et leur altruisme pour continuer à vivre leur vie comme s’il ne s’était rien passé.
Finalement, The Box est un film profondément existentialiste. Sartre et Huis Clos y sont explicitement cités, et la conclusion rompt avec l’utopisme des séquences précédentes. Le destin n’est pas écrit ou dicté par un être supérieur qui poserait les règles du jeu : comme dans Southland Tales, chacun est responsable de ses actes et influe sur le cours des événements. Tous les choix ne sont évidemment pas faciles à prendre, mais Kelly démontre que se départir de ses responsabilités en endossant le rôle de la victime traquée est vain. C’est ce que vont apprendre ses personnages confrontés à un dilemme : appuyer ou non sur le bouton, appuyer ou non sur la gâchette… puis en assumer les conséquences.


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Julien Foussereau :

Star Rating 9
L’accomplissement de Richard Kelly. Son récit fantastique dissimule de belles pépites de spleen métaphysique. Mais tout ça ne serait rien sans le beau mélo en sous-marin. Heureusement, Cameron Diaz et James Marsden n’ont jamais été aussi bons.

Tonton BDM :

Star Rating 8
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Richard Kelly n’a pas peur du ridicule. Prenez “The box”, par exemple. Il n’a pas hésité un instant avant d’y intégrer les effets spéciaux les plus cheapos qui soient pour donner forme à ses délirantes visions sorties de bouquins de science-fiction old school : CGI à hurler [...]

Bruno Laurent :

Star Rating 7

Stéphane Argentin :

Star Rating 7
Moins abstrait que Southland tales, Kelly met en boite un récit parano et onirique aux confluents de la science et des croyances pour mieux questionner la place de l’Homme dans l’univers.

Flavien Bellevue :

Star Rating 7
Richard Kelly se réconcilie avec la SF et offre la rencontre d’une partie de l’univers de son Donnie Darko avec la célèbre série TV La Quatrième dimension. Un régal !

Sandy Gillet :

Star Rating 7
Entre philosophie de comptoir et prétentions naïves, il y a cette boîte, épure fantasmée d’un cinéma simple et direct où l’image est tout et la mise en scène son réceptacle.

Ilan Ferry :

Star Rating 7
Nettement plus accessible que Southland Tales, The Box hésite un peu trop entre ambiance à la Twilight Zone et inquiétante étrangeté propre à l’univers de Kelly. Il en résulte un film bancal, tantôt angoissant, tantôt artificiel, et ce en dépit de certaines fulgurances et d’un fond diablement fascinant.

Patrick Antona :

Star Rating 6
Film bancal, à la croisée du conte fantastique et du film de conspiration, le tout débouchant sur une parabole philosophique qui a un peu du mal à prendre. Superbe mise en scène et excellente interprétation néanmoins.

Vincent Julé :

Star Rating 6
Richard Kelly refait le même film pour la troisième fois, mais continue de surprendre. The Box est ainsi un objet curieux à défaut d’être passionnant, où la proposition esthétique permet d’avaler (ou alors peine à cacher) une relecture lourdingue de la Genèse.

Laurent Pécha :

Star Rating 6
Le cerveau de Richard Kelly est un sacré cas d’espèce. Jamais vraiment réussi, The Box a le mérite de rester intriguant et même fascinant durant quelques brèves séquences. Dommage que le fabuleux pitch de départ ne soit pas vraiment traité.

Didier Verdurand :

Star Rating 5
La forme est superbe. Steven Poster est un remarquable chef-opérateur. Hélas, Richard Kelly n’a (toujours) aucun sens de la narration et du rythme. Fan de Cronenberg et de Lynch, oui. Héritier, non !


Zorg15/08/2010 16:57 par Zorg

Y a toujours de l’imagerie judéo-chrétienne chez Richard Kelly, mais elle toujours utilisée comme une référence “pop” (comme dirait Chronic’art) parmi d’autres. Voir pour cela la “crucifixion” de The Rock à la fin de Southland Tales, avec le visage du Christ, façon pop art, qui se dessine sur sa chemise. [...] LIRE LA SUITE
tenia15/08/2010 15:34 par tenia

Y a toujours de l’imagerie judéo-chrétienne chez Richard Kelly, mais elle toujours utilisée comme une référence “pop” (comme dirait Chronic’art) parmi d’autres. Voir pour cela la “crucifixion” de The Rock à la fin de Southland Tales, avec le visage du Christ, façon pop art, qui se dessine sur sa chemise. [...] LIRE LA SUITE
Calamity15/08/2010 13:00 par Calamity

Effectivement il y a également un côté boîte de Pandore. Bon, je n’ai rien vu d’autre de Kelly, donc je ne peux pas comparer… Pas encore vu Southland Tales et The Box, pardon de débarquer ici comme ça, mais si ça peut éclairer sur les autres Kelly : les chrétiens s’en prennent [...] LIRE LA SUITE

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