Burn after reading

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19 jan. 2009 Par bEUDinet Star Rating 7
2008 fut assurément l’année du retour au premier plan des frères Coen, cinéastes mythiques que l’on avait un peu perdu de vue à la suite d’une légère baisse de régime dans leurs dernières œuvres, avec en début d’année, l’uppercut noirissime que constituait « No country for old men » et en fin d’année, tel un cadeau de Noël, ce "Burn after reading", venant conclure de manière enthousiasmante leur trilogie des idiots débutée avec "O’Brother".


"Burn after reading" est un film burlesque, absurde, délicieusement incroyable, les Coen ayant cette formidable capacité à susciter la surprise et à faire rire tout en proposant un film cohérent, pointant du doigt les dérives très contemporaines des Etats-Unis. Les dialogues sont brillants et certaines situations désopilantes (les pros de la CIA observant avec effarement le foutoir que ces idiots sont en train de faire, pour des révélations qui ne valent pas grand chose!).

Un casting quatre étoiles, démentiel, qui prend véritablement son pied à incarner ces loosers attachants vient magnifier le scénario loufoque et la mise en scène virtuose: si Georges Clooney (incarnant un financier égocentrico-bricolo-paranoïaque hilarant) et Frances McDormand (jouant avec son flegme habituelle une prof de gym prête à faire chanter la CIA pour financer ses opérations de chirurgie esthétique) sont des acteurs coeniens par excellence, Tilda Swinton, John Malkovich (dans un prestation aussi fuckin’ crazy que d’habitude) et Brad Pitt (hallucinant de drôlerie en coach sportif débile) font leur entrée par la grande porte dans l’univers des frères cinéastes originaire du Minnesota.

Décalée, maîtrisée, très souvent drôle, "Burn after reading" est une sympathique parodie de films d’espionnage, une véritable bouffée d’air nécessaire après une œuvre aussi forte et aussi noire que pouvait l’être "No country for old men".
Les Coen retrouvent la verve qui nous avait faite tant rire à la fin des années 90, même si beaucoup considéreront « Burn after reading » comme une œuvre mineure de leur brillante filmographie, comme pouvait l'être le délirant "Arizona junior".
Mais après des œuvres en demi-teinte comme "O’Brother", "Intolérable cruauté" voire totalement ratée (l’horrible "Ladykillers") cela fait un bien fou de se rendre compte que les Coen peuvent encore nous faire pisser de rire et de retrouver à leur meilleur niveau ces grands cinéastes.


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Kerouac31/12/2008 15:58 par Kerouac

C’est assez mal construit en fait. On sent qu’ils ont des ambitions et des envies, mais j’ai la tres forte impression qu’ils ne sont pas arrivé à concrétiser quoi que ce soit. Entièrement d’accord. Je ne connais pas assez l’univers des frères Coen pour me mêler à la discussion précédente, mais [...] LIRE LA SUITE
tenia24/12/2008 23:12 par tenia

Barton Fink, jusqu’au craquage final, ça allait. Le problème, c’est que je n’ai pas eu la force d’interpréter tout ça. Donc, quand je lis sur l’arrière du digipack ‘Est-il un simple agent d’assurances, un serial killer, ou bien le diable lui-même ?’, j’avoue mon ignorance la plus complète. LIRE LA SUITE
Nikita24/12/2008 22:15 par Nikita

Pour l’avoir revu y a moins d’1 mois, je confirme. The Barber, c’est magnifique. Mais pas que. C’est un film lent de 2h qui reste captivant de bout en bout. C’est parfaitement maitrisé (ça n’a pas - encore - eu le prix de la mise en scène pour rien). Je trouve [...] LIRE LA SUITE

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