Burn after reading
Burn after reading- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :2008
- DATE DE SORTIE :10 décembre 2008
- GENRE :Comédie dramatique
- DURÉE :95 MIN
- REALISATEUR : Ethan Coen, Joel Coen
- ACTEURS :George Clooney, Frances McDormand, John Malkovich, Tilda Swinton, Brad Pitt
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
- Site officiel français
"Observer ses contemporains d'un point de vue désabusé, c'est classe. Être cynique, c'est PAS classe."
D'un point de vue critico-médiatique, "Burn after reading", le dernier film des frères Coen, aura fait les frais de cette maxime : un an après le succès et les dithyrambes (méritées) au sujet de leur "No country for old men", les Coen bros auront subi un accueil critique exécrable un peu partout avec ce nouveau film. Pourtant, dans le fond, il n'y a que peu de différence : au personnage de Tommy Lee Jones dans "No country...", complètement dépassé par son époque et ses contemporains, succède le point de vue emprunt de raillerie des frères Coen sur l'Amérique d'aujourd'hui. Le problème est qu'entre cynisme et condescendance, il n'y a souvent qu'un pas, et que par conséquent les films cyniques sont souvent accueillis par une volée de bois vert par la critique (avec "Idiocracy", Mike Judge a également subi les foudres de l'"intellectuellement correct" l'année dernière).
Car c'est vrai que "Burn after reading" propose au spectateur une bien triste vision de l'humanité, quasiment uniquement composée d'abrutis congénitaux, tous complètement crétins, dissimulateurs, alcooliques, infidèles, etc. Un peu comme si les personnages présentés comme les "nihilistes" dans "The big Lebowsky" avaient pris le pouvoir sur le monde. Alors certes, le constat est triste (humainement peut-être, quoique l'on puisse douter qu'il s'agisse réellement de condescendance), mais le plaisir cinématographique demeure.
Car malgré ses quelques longueurs -essentiellement dues à une trop longue présentation du personnage de John Malkovich- le film présente quelques séquences quasi-immédiatement anthologiques, telles que celle de l'entretien téléphonique, ou celle de la rencontre Brad Pitt / Malkovich. On rit de retrouver l'humour noirissime des frangins Coen, et leur écriture à tiroirs si particulière, présentant des personnages idiots, multipliant les pires réactions possibles aux événements qui s'enchaînent devant eux.
La particularité la plus attachante des films réussis des frères Coen est qu'ils sont quasiment impossibles à résumer en quelques phrases : trop de personnages, trop de rebondissements, trop de tiroirs, trop d'implications psychologiques. Dans "Burn after reading", on voit un personnage du film se débattre à essayer de résumer la situation à son supérieur hiérarchique, sans succès. En ce sens, le film est 100% Coen, tendance réussi. Cynisme ou pas cynisme, on s'amuse.
D'un point de vue critico-médiatique, "Burn after reading", le dernier film des frères Coen, aura fait les frais de cette maxime : un an après le succès et les dithyrambes (méritées) au sujet de leur "No country for old men", les Coen bros auront subi un accueil critique exécrable un peu partout avec ce nouveau film. Pourtant, dans le fond, il n'y a que peu de différence : au personnage de Tommy Lee Jones dans "No country...", complètement dépassé par son époque et ses contemporains, succède le point de vue emprunt de raillerie des frères Coen sur l'Amérique d'aujourd'hui. Le problème est qu'entre cynisme et condescendance, il n'y a souvent qu'un pas, et que par conséquent les films cyniques sont souvent accueillis par une volée de bois vert par la critique (avec "Idiocracy", Mike Judge a également subi les foudres de l'"intellectuellement correct" l'année dernière).
Car c'est vrai que "Burn after reading" propose au spectateur une bien triste vision de l'humanité, quasiment uniquement composée d'abrutis congénitaux, tous complètement crétins, dissimulateurs, alcooliques, infidèles, etc. Un peu comme si les personnages présentés comme les "nihilistes" dans "The big Lebowsky" avaient pris le pouvoir sur le monde. Alors certes, le constat est triste (humainement peut-être, quoique l'on puisse douter qu'il s'agisse réellement de condescendance), mais le plaisir cinématographique demeure.
Car malgré ses quelques longueurs -essentiellement dues à une trop longue présentation du personnage de John Malkovich- le film présente quelques séquences quasi-immédiatement anthologiques, telles que celle de l'entretien téléphonique, ou celle de la rencontre Brad Pitt / Malkovich. On rit de retrouver l'humour noirissime des frangins Coen, et leur écriture à tiroirs si particulière, présentant des personnages idiots, multipliant les pires réactions possibles aux événements qui s'enchaînent devant eux.
La particularité la plus attachante des films réussis des frères Coen est qu'ils sont quasiment impossibles à résumer en quelques phrases : trop de personnages, trop de rebondissements, trop de tiroirs, trop d'implications psychologiques. Dans "Burn after reading", on voit un personnage du film se débattre à essayer de résumer la situation à son supérieur hiérarchique, sans succès. En ce sens, le film est 100% Coen, tendance réussi. Cynisme ou pas cynisme, on s'amuse.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 31/12/2008 15:58 par Kerouac C’est assez mal construit en fait. On sent qu’ils ont des ambitions et des envies, mais j’ai la tres forte impression qu’ils ne sont pas arrivé à concrétiser quoi que ce soit.
Entièrement d’accord. Je ne connais pas assez l’univers des frères Coen pour me mêler à la discussion précédente, mais [...] LIRE LA SUITE | |
| 24/12/2008 23:12 par tenia Barton Fink, jusqu’au craquage final, ça allait. Le problème, c’est que je n’ai pas eu la force d’interpréter tout ça. Donc, quand je lis sur l’arrière du digipack ‘Est-il un simple agent d’assurances, un serial killer, ou bien le diable lui-même ?’, j’avoue mon ignorance la plus complète.
LIRE LA SUITE | |
| 24/12/2008 22:15 par Nikita
Pour l’avoir revu y a moins d’1 mois, je confirme. The Barber, c’est magnifique. Mais pas que. C’est un film lent de 2h qui reste captivant de bout en bout. C’est parfaitement maitrisé (ça n’a pas - encore - eu le prix de la mise en scène pour rien).
Je trouve [...] LIRE LA SUITE |
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