The Fall

Fall (The)

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21 sep. 2008 Par 2501 Star Rating 9
The Fall traîne dans les festivals depuis 2006, le film du réalisateur de The Cell ayant apparemment le plus grand mal à se frayer un chemin dans nos salles. Par les magnifiques images du trailer longtemps alléchés, nous voilà enfin devant cette œuvre singulière. Il y avait tout à attendre, mais surtout à craindre, d’un ex-clippeur responsable d’un thriller léché et peu convaincant (The Cell). Il faut croire que Tarsem a eu le temps, en 8 ans, de préparer patiemment son retour, avec un film autoproduit et donc plus personnel.

Une petite fille, un homme blessé, une histoire épique haute en couleurs. Le canevas est a priori on ne peut plus simple. Mais The Fall parvient à frapper le cœur autant que la rétine dans une flamboyance narrative et visuelle rien de moins qu’époustouflante.

Comme souvent la quintessence du cinéma est atteinte dans la confrontation réalité/fiction, ou plutôt d’une réalité fictive et d’un univers imaginaire. Là où d’autres patinent dans le collage et l’illustration compilatrice et maladroite (Del Toro pour n’en citer qu’un à la mode), Tarsem a parfaitement compris le mode de contamination nécessaire à l’émerveillement cinématographique, en nous proposant une réflexion sur cette corrélation indispensable entre nos vies et nos fantasmes. En laissant déborder le conte sur la base narrative d’un simple dialogue entre deux anges déchus, et en tissant d’adroites et constantes passerelles avec celle-ci, ce n’est plus le beau livre d’images qui nous bouleverse, mais cette relation entre un mystérieux patient et une charmante gamine, transcendée par des histoires qui transcendent elles-mêmes les traumatismes de la vie réelle. Ce jeu de ping-pong narratif maintient le cap sans failles pendant deux heures, se permettant même un crescendo émotionnel inattendu et puissant, jusqu’à l’ultime hommage poignant au pouvoir des images, que l’on n’avait pas vu venir et qui achève de nous cueillir en beauté.

Tarsem joue adroitement sur les contrastes entre l’esthétisme qui lui était acquis, et une profondeur humaine qui surprend. Bien sûr le parti-pris du conte autorise beaucoup de libertés, sous la forme de tableaux faussement poseurs, mais la rigueur de la direction d’acteurs impose le contrepoint d’un duo véritablement touchant. Lee Pace s’y montre impeccable autant en patient suicidaire qu’en héros coloré, et que dire de la petite Catinca Untaru si ce n’est louer son naturel désarmant, à l’unisson des images pour engendrer une grâce commune.

The Fall n’est donc pas seulement un film d’esthète un peu fou qui se serait passé Soy Cuba et la filmo de Jodorowski en boucle, mais le mariage réussi de Munchausen et de Baraka, inspirations claires mais joliment appropriées, pour pousser encore plus loin l’émotion. Quand le style est au service d’une croyance indéfectible en notre capacité d’émerveillement, la belle image longtemps décriée gagne plus que jamais sa place dans le spectacle cinématographique.
Alors pendant deux heures nous devenons une petite fille de cinq ans. Et nous en sortons émerveillés. Et ravis d’être une nouvelle fois tombés dans le délicieux piège du cinéma.


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François Provost :

Star Rating 9

Ilan Ferry :

Star Rating 9
Formellement somptueux et incroyablement ambitieux, un conte cruel de l’enfance que n’aurait pas renié Terry Gilliam.

Flavien Bellevue :

Star Rating 8

Julien Foussereau :

Star Rating 7
Pas mieux que les plus enthousiastes pour la puissance du récit… sur le papier. The Fall est une splendeur visuelle démontrant un don réel de Tarsem pour la mise en image. Mais il se révèle un peu léger sur le fond. D’autant que Tarsem louche méchamment sur Baraka de Ron Fricke par moments.

Laurent Pécha :

Star Rating 6
Visuellement magnifique…mais c’est presque tout (certains diront que c’est déjà beaucoup et ils n’auront pas forcement tort).

Bruno Laurent :

Star Rating 6

Didier Verdurand :

Star Rating 3
Un navet aux allures de chef-d’Å“uvre grâce à une très élégante mise en scène. Il reste d’énormes progrès à faire du côté de la narration…


Zorg21/01/2009 09:32 par Zorg

”[COLOR=red]Payes tes sourcils trop chaud!”[FONT=Arial Black][COLOR=darkorchid]Ce qui veut dire ?Apparemment, la libido de notre ami(e) Melunos est particulièrement sensible (et réactive) à la pilosité supra-oculaire…. Ca existe vraiment la sourcillomanie ? :gratte: LIRE LA SUITE
Melunos21/01/2009 00:59 par Melunos

Je dis que les sourcils de Lee sont GrrrrRRrrr! http://3.bp.blogspot.com/_Qzd9HIsRWeA/SKmaAN5Xv6I/AAAAAAAALDk/Qd3DkkmawS8/s400/Lee+Pace.jpg LIRE LA SUITE
mystic_tae8321/01/2009 00:40 par mystic_tae83

“[COLOR=red]Payes tes sourcils trop chaud!”[FONT=Arial Black][COLOR=darkorchid]Ce qui veut dire ? [FONT=Arial Black][COLOR=darkorchid]Je connais pas cette expression ! [FONT=Arial Black][COLOR=darkorchid]Et merci Zorg ! LIRE LA SUITE

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