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Critique
S'il continue comme ça, Sam Raimi va finir par nous livrer du film bollywoodien, mais sans le grain de folie et la bonne humeur du genre. En sortant de "Spider-Man 3", on a l'impression d'avoir pris 10 kilos tellement le film transpire la guimauve et la pièce montée.
Bienvenue au royaume de la surenchère. Et comme cela se vérifie fréquemment à Hollywood : le plus est l'ennemi du bien.
Le scénario on le connaît, c'est toujours le même depuis le début. Sauf qu'ici, on a droit à de légères variantes sur lesquelles reposait un peu d'espoir : des méchants plus nombreux, et surtout le fameux côté obscur, qui allait enfin égratigner l'image toute lisse du super-héros virevoltant. Sur ce dernier point, c'est totalement raté, le "symbiote" n'inspire aucune peur, le costume noir ne change concrètement pas grand-chose aux pouvoirs de Spider-Man, et surtout, Sam Raimi n’exploite pas son sujet.
Pas assez noire, cette partie est aussi handicapée par des passages comiques où Parker, grimé comme un Robert Smith de pacotille, fait le kéké façon sous-Jim Carrey. C'est simple, ça ne marche pas. Du maquillage ridicule au jeu très limité de Maguire, en passant par le peu d'idées de ces séquences, le résultat est affligeant. La salle reste muette, attendant l'action. Même sentiment pendant les scènes sirop/morale alternées entre la copine nunuche et la tante tête-à-claques. La narration est en roue libre devant trop d'éléments à traiter en même temps, et les méchants, s'ils sont bien présentés (belle naissance du Sandman, scène de l'église), pâtissent d'un développement à l'arrachée. Et ultime déception, le Venom tant attendu est encore un bad guy qui préfère parler qu'agir, et qui, avec son cri de chat enroué, est loin d'impressionner les foules.
Sam Raimi, en jouant la carte de la surenchère, multiplie les défauts des 2 premiers films. C'est paradoxal mais au final ce gros gâteau est à la fois lourd et creux, voyant ses qualités affichées se retourner contre lui.
Bienvenue au royaume de la surenchère. Et comme cela se vérifie fréquemment à Hollywood : le plus est l'ennemi du bien.
Le scénario on le connaît, c'est toujours le même depuis le début. Sauf qu'ici, on a droit à de légères variantes sur lesquelles reposait un peu d'espoir : des méchants plus nombreux, et surtout le fameux côté obscur, qui allait enfin égratigner l'image toute lisse du super-héros virevoltant. Sur ce dernier point, c'est totalement raté, le "symbiote" n'inspire aucune peur, le costume noir ne change concrètement pas grand-chose aux pouvoirs de Spider-Man, et surtout, Sam Raimi n’exploite pas son sujet.
Pas assez noire, cette partie est aussi handicapée par des passages comiques où Parker, grimé comme un Robert Smith de pacotille, fait le kéké façon sous-Jim Carrey. C'est simple, ça ne marche pas. Du maquillage ridicule au jeu très limité de Maguire, en passant par le peu d'idées de ces séquences, le résultat est affligeant. La salle reste muette, attendant l'action. Même sentiment pendant les scènes sirop/morale alternées entre la copine nunuche et la tante tête-à-claques. La narration est en roue libre devant trop d'éléments à traiter en même temps, et les méchants, s'ils sont bien présentés (belle naissance du Sandman, scène de l'église), pâtissent d'un développement à l'arrachée. Et ultime déception, le Venom tant attendu est encore un bad guy qui préfère parler qu'agir, et qui, avec son cri de chat enroué, est loin d'impressionner les foules.
Sam Raimi, en jouant la carte de la surenchère, multiplie les défauts des 2 premiers films. C'est paradoxal mais au final ce gros gâteau est à la fois lourd et creux, voyant ses qualités affichées se retourner contre lui.
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