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Critique
Il est de bon ton de taper sur Brett Ratner, mais à la vision de "X-Men, l'affrontement final", force est d'admettre au moins que le bonhomme sait faire montre d'un intense et certain sens du spectaculaire : deux-trois scènes sont réellement impressionnantes, telles que la petite crise de Jean Grey de retour chez ses parents. Il a également un bon sens rythmique, qui ferait presque passer McG pour Aki Kaurismaki, et parvient à trouver encore le temps de jeter ça et là les secondes larmoyantes de service (une tiède émotion à la va-comme-je-te-pousse).
Là où le bât blesse, c'est que l'accablé successeur de Brian Synger en terres mutantes se contente de dérouler la licence telle qu'elle a été patiemment proposée lors des deux précédents épisodes. Ni plus ni moins. Pas un enjeu supplémentaire, on nous ressert les mêmes thématiques (Shoah / Coming of Age / Sida), pas une cheville inédite (la lutte humains / mutants se donne toujours - pleine d'incompréhensions mutuelles - de la cellule familiale jusqu'à l'échelle de l'Etat), la question de la responsabilité induite par un Pouvoir n'a pas progressé d'un iota, pas un poil de cul de nouveauté, tout au plus sacrifie-t-on ici et là les grandes figures tutéllaires de la bruyante saga...
Le fan hystérique criera à l'apparition de "l'élu", aux héros sacrifiés, aux autres magnanimes... Mais combien d'amorces avortées , sacrifiées sur l'autel du 'Bigger and Louder' ? Quid de Mystique redevenue mortelle ? A quoi rime la piste Phoenix une fois la Confrèrie des Mutants rejointe ? Quoi foutre du gamin-antidote ? La liste est longue des sacrifiés au scénario. Alors oui, "X-Men, l'affrontement final" est spectaculaire. Mais tellement inutile...
Là où le bât blesse, c'est que l'accablé successeur de Brian Synger en terres mutantes se contente de dérouler la licence telle qu'elle a été patiemment proposée lors des deux précédents épisodes. Ni plus ni moins. Pas un enjeu supplémentaire, on nous ressert les mêmes thématiques (Shoah / Coming of Age / Sida), pas une cheville inédite (la lutte humains / mutants se donne toujours - pleine d'incompréhensions mutuelles - de la cellule familiale jusqu'à l'échelle de l'Etat), la question de la responsabilité induite par un Pouvoir n'a pas progressé d'un iota, pas un poil de cul de nouveauté, tout au plus sacrifie-t-on ici et là les grandes figures tutéllaires de la bruyante saga...
Le fan hystérique criera à l'apparition de "l'élu", aux héros sacrifiés, aux autres magnanimes... Mais combien d'amorces avortées , sacrifiées sur l'autel du 'Bigger and Louder' ? Quid de Mystique redevenue mortelle ? A quoi rime la piste Phoenix une fois la Confrèrie des Mutants rejointe ? Quoi foutre du gamin-antidote ? La liste est longue des sacrifiés au scénario. Alors oui, "X-Men, l'affrontement final" est spectaculaire. Mais tellement inutile...


