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Critique
Dans une grande métropole américaine de la côte Est, des gens se tuent subitement. Certains sautent d’un toit, d’autres se zigouillent avec un objet du quotidien. Dans le lot, accompagné de sa dulcinée et de sa nièce un enseignant fuit la ville, noyau de cette curieuse et dramatique épidémie. De formation scientifique, il met en pratique ses notions pour survivre au phénomène.
Tel est le pitch de ce huitième long-métrage signé M. Night Shyamalan. Le réalisateur a donc choisi de continuer dans la voie qui l’a fait connaître en 1999 avec Sixième Sens, c’est-à-dire un cinéma fantastique sobre misant sur la suggestion, le climat de peur et le surgissement de l’étrangeté dans le quotidien. S’il réussit à ce dernier niveau au début du film, il faut bien avouer qu’il a oublié la recette qui a fait son succès et sa notoriété : la suite est d’une pauvreté rare, avec à la clé petite entourloupe de préoccupation écolo. Conçu sans grande imagination ni rythme, Phénomènes se résume à un survival movie light touillé avec une série Z à gros budget.
Le mix tourne à vide, la faute à un scénario pâlichon, à une mise en scène ratée et à un choix de casting inapproprié. Il n’en émane que peu de tension, aucun suspense et encore moins d’émotion, mais plutôt du rire et de la moquerie. Shyamalan a montré du talent mais s’est perdu au fur et à mesure de sa filmographie. Il devrait se choisir un autre combat. Sans doute qu’un tel travail pensé par un inconnu aurait été boudé par tout financier conscient que ce résultat bizarroïde devrait plutôt s’intituler Energumène(s).
Tel est le pitch de ce huitième long-métrage signé M. Night Shyamalan. Le réalisateur a donc choisi de continuer dans la voie qui l’a fait connaître en 1999 avec Sixième Sens, c’est-à-dire un cinéma fantastique sobre misant sur la suggestion, le climat de peur et le surgissement de l’étrangeté dans le quotidien. S’il réussit à ce dernier niveau au début du film, il faut bien avouer qu’il a oublié la recette qui a fait son succès et sa notoriété : la suite est d’une pauvreté rare, avec à la clé petite entourloupe de préoccupation écolo. Conçu sans grande imagination ni rythme, Phénomènes se résume à un survival movie light touillé avec une série Z à gros budget.
Le mix tourne à vide, la faute à un scénario pâlichon, à une mise en scène ratée et à un choix de casting inapproprié. Il n’en émane que peu de tension, aucun suspense et encore moins d’émotion, mais plutôt du rire et de la moquerie. Shyamalan a montré du talent mais s’est perdu au fur et à mesure de sa filmographie. Il devrait se choisir un autre combat. Sans doute qu’un tel travail pensé par un inconnu aurait été boudé par tout financier conscient que ce résultat bizarroïde devrait plutôt s’intituler Energumène(s).


