Phénomènes

Happening (The)

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29 juin. 2008 Par snake master Star Rating 3
Phénomènes est un immense ratage à bien plus d'un titre: en plus d'être purement mauvais, il est le premier véritable ratage de son mal-aimé de créateur. Réalisateur ultra-talentueux (Sixième Sens, Incassable et Le Village constituant tout de même trois purs chef d'oeuvres d'émotions et de tension) mais bizarrement détesté des critiques, M. Night Shyamalan avait promis après le semi-échec de La Jeune Fille de l'eau de revenir à son cinéma de prédilection, celui-là même qui se joue des codes du film fantastique avec subtilité pour imposer au final ni plus ni moins qu'une histoire d'amour à la portée universelle. A première vue, tout est réuni pour satisfaire les fans: un pitch de fin de monde, un couple en décrépitude, une invasion mystérieuse qui décime sans explications... Jusque dans la première séquence, l'illusion d'une authentique perle est parfaite: des personnes se suicident de manière terrifiante en plein Central Park (mention au "plan des défenestrations").

Le problème surgit dès l'apparition de Wahlberg. En effet, un décalage entre le scénario (classique), le rythme (en dessous de faiblard) et le jeu d'acteurs (juste une atrocité) se crée et ne lâchera pas le métrage d'une seconde à l'autre. Chaque bonne idée (les meurtres de la tondeuse à gazon ou l'accident en bagnole surprenants à plus d'un titre) est ainsi tuée dans l'oeuf par ce qui la précède et par ce qui la suit, infligeant au film un rythme de croisière incroyablement faiblard (surtout pour une durée d'1h30). Le spectateur assiste alors incrédule à un montage sans logique, à une lourdeur inhabituelle pour Shyamalan (coups de violons prévisibles, personnages vus et revus, aspect fantastique appuyé et re-appuyé...) et à une mise en scène sans aucun génie (se consistant d'enchaîner les plans de feuilles qui bougent et de regards qui n'en disent pas longs).

Le temps commence alors à s'allonger après une heure de tension totalement artificielle, jamais relancé par un aspect écolo présent mais jamais assumé (le twist final étant d'une prévisibilité à faire... peur!). Mais le gros problème de Phénomènes vient surtout d'une direction d'acteurs catastrophique et totalement inhabituelle chez le réal' (Willis ayant les meilleures prestations de sa carrière dans Incassable et Sixième Sens pour exemple): c'est ainsi que Mark Wahlberg "incarne" avec une rare transparence un personnage aux réactions incroyablement passives (ses actions se contentant de froncer des sourcils, réfléchir trois heures avant de courir ou balancer des vannes à deux balles à sa femme avec une faiblesse de conviction forçant le respect), peu aidé par une Zooey Deschanel qui regarde dans le vide les yeux grands ouverts et flippe parce qu'elle à manger un dessert avec son collègue! Reste heureusement ce bougre de John Leguizamo qui compose le seul personnage crédible du film, trop vite expédié à mon grand regret. C'est aussi ainsi d'ailleurs que l'histoire d'amour habituellement touchante des oeuvres du cinéaste rate complètement son objectif: nous émouvoir dans une scène finale (celle de l'avant- fin de l'invasion) belle mis à part, mais absolument pas crédible pris dans l'ensemble et peu soutenue par une musique facile de ce génie de Newton-Howard. La plus grande force du film est donc peut-être finalement de nous avoir fait espérer le meilleur avant, pour finalement prouver finalement qu'il s'agissait ni plus ni moins que d'un géant pétard mouillé. Une déception sur laquelle on espère que Shyamalan saura rebondir pour son prochain métrage…


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Tonton BDM :

Star Rating 9
Avec “Phénomènes”, M. Night Shyamalan confirme ce que laissaient présager certains de ses chefs d’Å“uvres passés : le cinéaste tend à éloigner son cinéma des esprits trop cartésiens de ses détracteurs pour se concentrer sur un cinéma de pur ressenti, de feeling, entièrement consacré -ou presque- au pur plaisir ressenti lors de l’expérience cinématographique. Par [...]

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Guimarc08/08/2011 23:03 par Guimarc

Bon, ce soir je me l’âme d’un guerrier défenseur des causes perdues. Je comprends tout à fait qu’on accroche pas phénomènes, qui est très particulier. Ce n’est d’ailleurs pas mon Shyamalan favoris ( je préfère signes) mais ça reste un film me fascine. Plus qu’un film d’horreur, je le [...] LIRE LA SUITE
Julio Lopez22/11/2010 16:15 par Julio Lopez

In discussing meeting with his Fighter co-star Amy Adams previously, Wahlberg said: “We had actually had the luxury of having lunch before to talk about another movie and it was a bad movie that I did. She dodged the bullet. And then I was still able to … I [...] LIRE LA SUITE
Le Gluon27/12/2008 18:53 par Le Gluon

Bon ben je dois être le dernier ici à l’avoir vu. Et bizarrement, je regrette pas de l’avoir vu plus tôt. :D L’intention de Shyamalan était de réaliser une série B tout en se référant au Hithcock des Oiseaux (le minimalisme de l’intrigue) et Kubrick (la distanciation par rapport aux personnages). [...] LIRE LA SUITE

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