Phénomènes

Happening (The), États-Unis, 2008

Phénomènes
1,4
Écran Large Star Rating 3
Nos lecteurs Star Rating 5
Popularité
30% Popularité
Votre note
HateStar RatingLove
Alertes

Critique

crechocrecho 17 juin. 2008 Star Rating 9
Phénomènes est le sixième film de M. Night Shyamalan, un réalisateur qui ne laisse personne indifférent et il est rare de voir des critiques unanimes sur ses films. Cependant son dernier film (La jeune fille de l’eau) fut boudé (à tort) par la critique et par les spectateurs.
Avec ce nouveau film on sent que le réalisateur est en pleine opération rachat et tente de séduire un plus grand public grâce à des bandes annonces, des affiches plus proches du film catastrophe que de ses films précédents (exception faite de Signes).

Le film a pour mérite de planter le décor dès les premiers plans avec une séquence formidable dans Central Park où chaque individu est victime d’un étrange phénomène les poussant au suicide. Il fait référence de façon on ne peut plus explicite au événement du 11 septembre dans la scène suivante.
Cette capacité à filmer ses individus dans leurs vies quotidiennes et de les voir en quelques instants sombrer dans une folie destructrice provoque chez le spectateur un peur panique et nous scotche dès les premières secondes dans notre fauteuil.
Ensuite le film s’attarde sur le fameux phénomène de panique qui se propage dès que l’information d’une éventuelle attaque terroriste se fait connaître. On découvre le personnage interprété par Mark Whalberg qui est un professeur de sciences (personnage au métier noble comme toujours avec M. Night Shyamalan), le film se penche donc sur la fuite de la population essayant d’éviter ce phénomène. Ce choix est surprenant de la part du réalisateur qui avait privilégié dans ses précédents films l’affrontement ou la confrontation face aux divers événements de ces films. Il continue néanmoins à s’intéresser à une famille recomposée de personnes et à leur évolution dans un groupe afin de survivre.
Le film ne possède pas de message écologiste, il n’est pas le défenseur de la planète. Comme le disent plusieurs personnages à tour de rôle, certains phénomènes ne possèdent pas d’explication scientifique et certaines espèces peuvent disparaître sans raison scientifiquement prouvée. Le message porte sur la fragilité de notre espèce et sur notre importance sur la terre qui est autrement plus vieille que l’espèce humaine.
Il réussit à filmer le vent et les plantes en leurs attribuant un côté mystique (un cran en dessous des oiseaux d’Hitchcock). Bien que filmé majoritairement en plein air, dans de vastes espaces et en privilégiant les gros plans, le réalisateur accentue cette impression de claustrophobie.
La mise en scène est encore une fois soignée et maîtrisée, seuls deux bémols viennent ternir cette œuvre, il s’agit tout d’abord de la prestation du couple Whalberg-Deschanel en décalage permanent avec la réalisation, ainsi que la bande son légèrement moins présente et moins porteuse que dans ses précédents films.

Néanmoins ce sixième film dénote de la continuité d’un réalisateur, qui en s’essayant sur d’autres perspectives n’oublie pas ses fondamentaux que cela plaise ou non.

Liens sponsorisés

Films attendus
The Dark Knight
Mesrine : L’instinct de mort
James Bond : Quantum of Solace
Babylon A.D.
Coluche
Faubourg 36
Harry Potter 6
Séries télé du moment
Heroes
Lost, les disparus
Desperate housewives
Prison break
Grey's Anatomy
Ugly Betty
24
Stars du moment
Jennifer Lopez
Paris Hilton
Jessica Alba
Britney Spears
Eva Longoria
Lindsay Lohan
Carmen Electra