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Critique
Dans la famille "les grands réalisateurs hollywoodiens se cassent la gueule avec un film à peine digne d'un obscur tâcheron", je demande Philip Kaufman, illustre réalisateur de "L'Etoffe des héros" et co-scénariste de la saga Indiana Jones. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on tient une vraie bonne pioche dans le domaine du mauvais film avec l'atroce "Instincts meurtriers", dernier film en date du monsieur.
En ce qui concerne le scénario, rien de bien original pour cet énième projet tournant autour de l'univers des serial-killers, avec les mêmes grosses ficelles que d'habitude, les mêmes rebondissements et le même twist final, convenu et attendu depuis la première bobine. A croire qu'il y a, quelque part à Hollywood, un grand ordinateur qui débite, à longueur de journées, des pages et des pages de scénarii débiles pour thrillers formatés...
Ashley Judd apprend, à ses dépens, qu'incarner une femme libérée, tu sais, c'est pas si facile. Ses risibles grimaces lorsqu'elle boit inlassablement un vin rouge qui ne semble pourtant pas beaucoup lui réussir, ses froncements de sourcils forcés quand elle se dit que, décidément, quelque chose cloche dans l'enquête qu'elle mène sont autant d'occasion de se moquer d'une actrice qui ne semble définitivement pas impliquée dans le projet. Tout comme Andy Garcia et Samuel L. Jackson, tous deux peu crédibles dans leurs rôles et absolument incapables de donner une once de conviction à leurs minables prestations..
Philip Kaufman n'est pas plus impliqué dans un projet où il ne paraît s' être engagé que pour payer ses impôts et tourner, vite fait, quelques jolis plans de la baie de San Francisco, son fameux pont, ses loups de mer et son stade de base-ball, decorums exploités dans des scènes de crimes réussies, qui sont en fait le seul véritable intérêt d' "Instincts meurtriers"...
C'est, avouons-le, bien maigre pour un film par ailleurs mal scénarisé, mal filmé, joué par des acteurs en grève et, au total, vraiment lugubre.
En ce qui concerne le scénario, rien de bien original pour cet énième projet tournant autour de l'univers des serial-killers, avec les mêmes grosses ficelles que d'habitude, les mêmes rebondissements et le même twist final, convenu et attendu depuis la première bobine. A croire qu'il y a, quelque part à Hollywood, un grand ordinateur qui débite, à longueur de journées, des pages et des pages de scénarii débiles pour thrillers formatés...
Ashley Judd apprend, à ses dépens, qu'incarner une femme libérée, tu sais, c'est pas si facile. Ses risibles grimaces lorsqu'elle boit inlassablement un vin rouge qui ne semble pourtant pas beaucoup lui réussir, ses froncements de sourcils forcés quand elle se dit que, décidément, quelque chose cloche dans l'enquête qu'elle mène sont autant d'occasion de se moquer d'une actrice qui ne semble définitivement pas impliquée dans le projet. Tout comme Andy Garcia et Samuel L. Jackson, tous deux peu crédibles dans leurs rôles et absolument incapables de donner une once de conviction à leurs minables prestations..
Philip Kaufman n'est pas plus impliqué dans un projet où il ne paraît s' être engagé que pour payer ses impôts et tourner, vite fait, quelques jolis plans de la baie de San Francisco, son fameux pont, ses loups de mer et son stade de base-ball, decorums exploités dans des scènes de crimes réussies, qui sont en fait le seul véritable intérêt d' "Instincts meurtriers"...
C'est, avouons-le, bien maigre pour un film par ailleurs mal scénarisé, mal filmé, joué par des acteurs en grève et, au total, vraiment lugubre.


