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Critique
"1941" fait clairement figure d'OVNI dans la filmographie de Steven Spielberg. Placé entre "Rencontres du troisième type" et "Les Aventuriers de l'Arche Perdue", cette fresque chorale, loufoque et à la philosophie destructrice toute cartoonesque, qui s'ouvre sur une parodie des "Dents de la Mer" et se termine en immense n'importe quoi, tient à peine debout et peine à s'installer et dans son rythme et dans son propos de comédie hénaurme montée sur chapeaux de roues.
Mais il est indéniable que le père Spielby a le sens du spectacle (la poursuite des avions dans Hollywood Boulevard est ahurissante pour l'époque, et vaut la course de vaisseaux dans les couloirs de l'Etoile Noire), et la posture de château de cartes que prend le film (minutieusement acheminé pour n'en être que plus violement et désinvoltement détruit) a quelque chose de fascinant, de presque hypnotique, d'autant que financièrement la production vécut le même cataclysme.
Que le film soit une comédie ratée (les techniques de l'action ou du thrilling n'ont que peu à voir avec les methodes du rire), aux numéros d'acteurs souvent loupés, aux rares punchlines (enfin, le "Mon garçon, vous avez décidément un problème de garde-robe" est quand même imparable), s'avère presque balayé par la force dévastatrice du procédé. De nombreuses scènes ratent leur coche, mais d'autres sont d'absolues réussites.
Bref, "1941" se veut un 'rouleau compresseur virtuose' du rire, quelque part entre "Un Monde Fou, Fou, Fou" de Stanley Kramer ou "Ces Merveilleux Fous Volants dans leurs Drôles de Machines" de Ken Annakin, qui font se battre les cuisses les gamins à la goutte au nez mais ennuient les plus grands, rêvant à plus de politiquement transgressif. Mais de temps à autre, on peut encore avoir besoin qu'on nous essuie le bout du pif...
Mais il est indéniable que le père Spielby a le sens du spectacle (la poursuite des avions dans Hollywood Boulevard est ahurissante pour l'époque, et vaut la course de vaisseaux dans les couloirs de l'Etoile Noire), et la posture de château de cartes que prend le film (minutieusement acheminé pour n'en être que plus violement et désinvoltement détruit) a quelque chose de fascinant, de presque hypnotique, d'autant que financièrement la production vécut le même cataclysme.
Que le film soit une comédie ratée (les techniques de l'action ou du thrilling n'ont que peu à voir avec les methodes du rire), aux numéros d'acteurs souvent loupés, aux rares punchlines (enfin, le "Mon garçon, vous avez décidément un problème de garde-robe" est quand même imparable), s'avère presque balayé par la force dévastatrice du procédé. De nombreuses scènes ratent leur coche, mais d'autres sont d'absolues réussites.
Bref, "1941" se veut un 'rouleau compresseur virtuose' du rire, quelque part entre "Un Monde Fou, Fou, Fou" de Stanley Kramer ou "Ces Merveilleux Fous Volants dans leurs Drôles de Machines" de Ken Annakin, qui font se battre les cuisses les gamins à la goutte au nez mais ennuient les plus grands, rêvant à plus de politiquement transgressif. Mais de temps à autre, on peut encore avoir besoin qu'on nous essuie le bout du pif...
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