Sugarland Express

Sugarland Express (The)

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26 juil. 2008 Par snake master Star Rating 8
Rares sont les premières oeuvres à témoigner déjà d'une maîtrise, d'une grâce et de réflexions propres à l'auteur par la suite. Et pourtant force est de reconnaître que Sugarland Express est de ceux-là. Epaulé par une solide expérience télévisuelle et une passion écrasante, le tout jeune Steven Spielberg se lance alors dans sa première expérience cinématographique avec le récit improbable de la cavale de deux paumés de l'existence, d'un flic en otage et de kyrielles de voitures de police à travers les Etats-Unis. Avec un cynisme faussement niais qu'il ne retrouvera que peu par la suite, Spielberg tape sur une Amérique en manque de repères (alors en pleine post-Vietnam) et confortée dans sa superpuissance matérialiste, bien à l'abri de ses tabous les plus gênants. Il use ainsi pour cela d'un second niveau qui passe autant par l'image (les nombreux encarts publicitaires, le fait que tout le film se déroule dans une voiture alors symbole d'un certain confort immédiat...) que par des dialogues éloquents (le pompiste qui demande à se faire rembourser son prêt d'essence, l'ambulance écoeuré d'être venu pour rien alors "qu'elle aurait pu toucher 48 $ ailleurs"...).

Ses thématiques favorites y sont également omniprésentes et imprègnent le film d'une profondeur sans équivoque: la famille déchirée, l'âge adulte matérialiste et corrompu au possible (les chasseurs, les snipers ou les différents commerçants) en opposition à une enfance pur et innocente (magnifique image du fils du chasseur terrorisé ou de manière plus évidente le couple principal qui sont par essence deux enfants - voir la scène du drive-in volontairement d'une certaine niaiserie), et enfin le groupe (les policiers, la population, les journalistes) dont le leader est un être sur la parfaite ligne morale, entre le bien et le mal (ici le shérif). Tous ces thèmes sont articulés dans un scénar' extrement drôle, cocasse, rempli de surprises et fort en action mais dont le point d'orgue tragique conclu le film sur une note plus mélancolique.

Mais Sugarland Express tire également toute sa force d'une partie technique renversante. Multipliant les trouvailles visuelles (travelling compensé, plan-séquence circulaire, grue, contre-plongée à la profondeur marquée...) et s'appuyant sur un montage et une photographie d'une grande éloquence et d'une incroyable beauté, le travail de Spielberg révèle déjà une compréhension unique du sens même de divertissement et détonne par un modernisme qui l'empêche de véritablement vieillir. Si l'interprétation générale est comme toujours chez Spielby parfaite, il faut noter que le personnage de Goldie Hawn peut taper légèrement sur les nerfs à la longue et que John Williams signait là une compo peu inspirée. Mais ces légers points noirs n'empêchent pas Sugarland Express de s'imposer comme un (presque) grand film et comme le point de départ d'un génie du cinéma: Steven Spielberg. Juste Indispensable.


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Nicolas Thys :

Star Rating 9

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Tonton BDM :

Star Rating 7
Force est de constater que pour son premier film de cinéma (le très surestimé “Duel” étant un téléfilm), le jeune Steven Spielberg faisait preuve avec “Sugarland Express” d’un déjà bien beau sens du cadre. Evidemment, épaulé par Vilmos Zsigmond (qui a réçemment sauvé du naufrage intégral “Le Dahlia Noir” de Brian De Palma), le père [...]

Stéphane Argentin :

Star Rating 7


La Rédaction30/11/1999 01:00 par La Rédaction

Sugarland Express

Vous pouvez discuter ici du film Sugarland Express. Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-1059.php LIRE LA SUITE

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