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A l'essai
Date d'inscription: juin 2007
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Vous pouvez discuter ici du film Battlestar Galactica.
Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-3965.php |
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Ecranbarge Coffret Ultimate
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I. Battlestar Galactica : Mini-série (2003) et introduction à la Saison 1 :
![]() "Are you alive ?" C'est l'interrogation que pose l'envoyée des cylons à l'ambassadeur humain, dès la première minute de la mini-série, faisant office de pilote. Une question pour le moins inversée, tant on pourrait penser qu'il reviendrait plutôt à l'émissaire humain de la poser. La surprise de cette nouvelle version de Battlestar Galactica vient de l'humanité des cylons, ils ont évolué jusqu'à une apparence proche de la nôtre. Le thème de l'humanité des cylon et leur "Plan" change radicalement l'esprit de la série d'origine, pour aborder par la suite des sujets plus profonds dans les saisons qui vont suivre, lorgnant même vers Philip K Dick. Le message est clair : cette fois les enfants de l'humanité reviennent et cherchent la confrontation. Eloge du passé. L'attaque cylon paralyse toutes les défenses coloniales, grace aux informations rapportées par Numéro Six auprès de Gaius Baltar. Les cylons utilisent des méthodes de guerre électronique en exploitant une brèche du système informatique (backdoor) des défenses coloniales, paralysant tous les appareils de défense de la flotte, se retrouvant à leur merci. Le Battlestar Galactica (BSG-75) est le seul mothership survivant de l'hécatombe. Destiné à devenir un musée le BSG-75 reprend son service en pleine cérémonie d'adieux. En vieux briscard qu'il est, son commandant (censé partir à la retraite ce jour-là) avait toujours tenu à ce que les ordinateurs du vaisseau ne soient pas connectés en réseau, fonctionnant de manière isolée et utilisant des systèmes de navigation rudimentaires dans le but d'échapper aux pénétrations informatiques des cylons. C'est l'ancien matériel qui sauve les derniers militaires, les éprouvés Vipers Mark II (et quelques Mark VII sans mise à jour) utilisant l'ancien système de navigation ne subissent pas les attaques électroniques. Grande leçon du darwinisme belliqueux, la survie du plus adapté ne passe pas forcément par la sophistication, ce qui est obsolète est parfois meilleur. Il y a dans ce passé une sagesse et une force inexploitée, à l'image du commandant Adama et à l'image du respect qu'affiche le "remake" pour son modèle originel (même s'il s'en éloigne) et dont il parsème des clins d'oeil. Ici on fait du neuf avec du vieux. ![]() Spiritualité et féminité. Sous l'égide de Ronald D. Moore (Star Trek TNG, DS9), la nouvelle série reprend la dimension biblique de la saga de 1978, l'exode vers la Terre promise et le Grand Dessein de l'humanité. Moore y introduit un élément encore plus mystérieux, cette dualité dans la personnalité de Gaius Baltar. La présence du Numéro Six dans l'esprit de ce dernier amène des interrogations quasi-métaphysiques (fuyez la VF et l'effet d'écho ajouté à la voix de Numéro 6). Battlestar Galactica est une série très féminisée, de nombreux postes-clés sont occupés par des femmes (Roslin, Starbuck, Number 6, Elosha), la maladie de Laura est en outre un cancer du sein, la présidente est condamnée par le biais de sa féminité... Même si l'esprit est élogieux envers le passé et la rusticité, on est paradoxalement aussi dans un show de SF tourné vers la modernité, une SF longtemps "réservée" aux hommes (piou-piou, baoum, piou-piou craaasshh) et qui cherche à conquérir un auditoire féminin et plus adulte. ![]() "The war is over, and we lost." Mélodies atmosphériques, chants féminins élégiaques comme des lamentations, percussions tribales... le score ne ressemble pas aux bandes-sonores de la SF traditionnelle, le ton est différent, l'heure est au drame, au traumatisme et à la lutte pour la survie. Non pas avec les honneurs d'une fanfare militaire mais avec le sang et les trippes, avec l'énergie du désespoir. Dans une ambiance de fin du monde, les sentiments sont exacerbés, et voué à un avenir incertain, on n'hésite pas à se jeter dans les bras d'un(e) inconnu(e) qui nous plaît (Dualla et Billy). Le massacre de l'humanité se fait sans aucune pitié, un immense holocauste nucléaire des douze colonies, une vision d'apocalypse tout droit sortie d'un SDF-Macross (qui reprenait d'ailleurs le principe de la série originelle, son exode), le ton est résolument noir. L'orgueil militaire n'est pas au rendez-vous, il faut abandonner lâchement les appareils sans propulsion hyperluminique et leurs civils à un massacre en ordre ("I hope you people rot in hell for this"). Hangars en désordre, cabines sombres, couloirs exigus et mal éclairés comme dans la saga de jeux Wing Commander... Ronald D. Moore, le repreneur et créateur de cette nouvelle mouture s'attache à souligner le caractère dramatique de l'exode en se concentrant sur les survivants, contrairement à la série-mère de 1978 dont les protagonistes visitaient d'autres cultures et leur venaient en aide. Et tout comme dans SDF-Macross, il y a une violence non feinte et la constante confrontation des intérêts civils face aux intérêts militaires. Développant les thématiques d'un univers post-apocalyptique, l'oeuvre de Ron Moore est le récit des derniers Hommes. Une humanité réduite à une poignée d'individus sans cesse pourchassés et menacés d'anéantissement total. Ceux qui sont condamnés à errer et à fuir. Ceux qui se raccrochent à leurs institutions et à leur substitut de démocratie comme autant de souvenirs d'un âge révolu, dans le but de maintenir un semblant de lien alors que tout s'écroule. Abandonnez tout espoir car il est déjà trop tard. Battlestar Galactica est une série qui commence là où s'arrêtent toutes les autres... à la fin du monde. ![]() - You can run if you'd like, this ship will stand and it will fight. - I'm gonna be straight with you here. The human race is about to be wiped out. We have 50 000 people left and that's it. Now, if we are even going to survive, as a species, then we need to get the hell out of here and we need to start having babies. Dernière modification par JaimzHatefield 02/11/2008 à 17h14. Motif: Ré-hébergement des images |
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Ecranbarge Coffret Ultimate
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II. Quelques personnages :
![]() Commander William ADAMA (Edward James Olmos) : Ancien pilote de la flotte coloniale et vétéran de la guerre contre les cylons, le charismatique commandant du BSG-75 est sur le point de prendre sa retraite lorsqu'au dernier jour de son service survient l'attaque. Vieux loup rusé, il est opposé à toute informatisation de son vaisseau pour prévenir toute infiltration cylon. Adama se montre relativement parternaliste envers son équipage et à travers son style de commandement. Il prend le commandement militaire après l'attaque, devenant le plus haut gradé (le grade de Commandant est ici situé devant celui de Colonel et après celui d'Amiral), cette place l'amène à s'opposer parfois à l'avis de la nouvelle présidente des colonies. ![]() Captain Lee ADAMA, dit "Apollo" (Jamie Bamber) : Fils du commandant Adama, Lee tient son père pour responsable de la mort de son frère Zak. Il se réconcilie finalement avec lui. Excellent pilote et leader mesuré, Apollo est CAG sur le BSG-75. Lee a pour habitude de prendre parti pour les décisions de la présidente plutôt qu'en faveur de la hiérarchie militaire. ![]() Lieutenant Kara THRACE, dite "Starbuck" (Katee Sackhoff) : Par rapport à l'ancienne série, Starbuck a changé de sexe mais a gardé son caractère impulsif et son cigare. Meilleur pilote de Viper de sa génération, Starbuck est un garçon manqué, forte tête, casse-cou, bagarreuse et constamment en différent avec Tigh. Kara a entretenu une relation amoureuse avec Zak Adama, mais sa conscience la rend indirectement responsable de la mort de ce dernier. ![]() President Laura ROSLIN (Mary McDonnell) : Ex-ministre de l'éducation, condamnée à terme par un cancer du sein, Laura devient présidente des douze colonies après l'holocauste et la mort du président Adar. Partisante de la fuite, de l'exode des 50 000 derniers survivants plutôt que du combat suicidaire frontal contre les cylons, elle n'a de cesse de défendre son autorité, menacée par les prérogatives militaires. Mesurée, humaniste et sensible, sa mission prend une autre dimension quand elle prend conscience des Ecritures. ![]() Doctor Gaius BALTAR (James Callis) et Number Six (Tricia Helfer): Elément essentiel de la série, génie scientifique et plus brillant esprit humain, Baltar est un personnage haut en couleurs, narcissique, séducteur, drôle, égocentrique et parano. Il se sent responsable de l'holocauste car une jolie blonde s'est servie de ses charmes pour lui soutirer des informations sur le système informatique militaire au profit des cylons. Rescapé miraculeusement, Baltar devient le conseiller scientifique de la présidente. La jolie blonde réapparaît sous les traits de "numéro 6", dans l'esprit de Baltar. Elle est une vision abstraite et onirique dans sa conscience... Son personnage est le premier cylon humanoïde que l'on voit (sur les douze modèles existants), en revanche la nature du "numéro 6" dans la tête du scientifique est inconnue. Baltar croit être fou, victime d'hallucinations... elle prétend être un medium de Dieu, dictant à Baltar la volonté divine et se dit... amoureuse de lui ! Une relation complexe les lie, Numéro 6 l'aide parfois dans des décisions qui permettent le sauvetage de la flotte (tout en couchant avec lui... dans son esprit), toutefois il lui arrive de refuser cette aide lorsque Gaius ne semble plus avoir la Foi. Elle se vexe des propos anti-cylons qu'elle qualifie de racistes et peut également se montrer jalouse. Sa nature et sa relation avec Baltar est un des plus grands mystères de la série, avec le "Plan" cylon. ![]() Lieutenant Sharon VALERII, dite "Boomer" (Grace Park) : Boomer a également changé de sexe, en revanche bien peu y trouveront à redire étant donné le charme de Grace Park. Elle est pilote de Raptor et éprouve des réactions étranges qu'elle ne s'explique pas. ![]() Chief Galen TYROL (Aaron Douglas) : Responsable technique en chef de la maintenance des appareils avec le grade de Chief Petty Officer ou CPO, Tyrol entretient une relation avec Boomer. Il aime particulièrement son métier. ![]() Colonel Saul TIGH (Michael Hogan) : XO du BSG-75, Tigh a sombré dans la boisson pour supporter les infidélités de son épouse délaissée. Faisant le "sale boulot" d'Adama, il est généralement détesté par l'équipage pour ses choix radicaux. Ses penchants pour le whisky lui font prendre des décisions parfois hasardeuses. Borné et autoritaire, c'est un vieil ami du commandant Adama et son loyal bras droit. ![]() Lieutenant Karl C. AGATHON, dit "Helo" (Tahmoh Penikett) : Co-pilote dans le Raptor de Boomer (Electronic Countermeasures Officer ou ECO), Helo est l'archétype du héros courageux. Il se sacrifie en laissant son siège à Gaius Baltar et choisit de rester sur Caprica, bombardée et envahie par les cylons. Abandonné par les siens, Helo cherchera à survivre dans cet environnement hostile. Il est remplacé auprès de Boomer par le lieutenant "Crashdown". ![]() Specialist Cally Henderson (Nicki Clyne) : Mécano au joli minois sous les ordres de Tyrol sur le Deck Crew 5, Cally est la technicienne préférée du Chief et la petite brune n'hésite pas à le protéger lors de ses rendez-vous avec Boomer. ![]() Tom ZAREK (Richard Hatch) Prisonnier politique et/ou terroriste, Tom Zarek cherche à prendre le pouvoir par tous les moyens. Il organise de ce fait une rébellion sur l'Astral Queen, le vaisseau pénitenciaire. C'est Richard Hatch lui-même ("Apollo 78") qui incarne ce personnage aux desseins obscurs, s'écartant de l'image lisse qu'il donnait dans la série d'origine. ![]() Lieutenant Felix GAETA (Alessandro Juliani) L'officier Gaeta s'occupe de la navigation à bord du Galactica, il calcule les trajectoires des sauts FTL et supervise le DRADIS. Féru de sciences, il admire depuis toujours les travaux de Gaius Baltar. ![]() Petty Officer Anastasia Dualla, dite "Dee" (Kandyse McClure) : Dee s'occupe des communications sur le CIC du BSG-75. Elle a un faible pour Billy, l'assistant de la présidente. ![]() Billy Keikeya (Paul Campbell) : Jeune homme timide et réservé, Billy est l'assistant de Laura Roslin. Très travailleur, son intelligence et son sens politique évoquent à cette dernière des aspects du président Adar. ![]() III. Petit lexique : ASAP : As Soon As Possible. BSG : BattleStar Group. Le Galactica ou Battlestar Galactica est désigné sous le nom de code BSG-75. Il y avait à l'origine douze Battlestars lors de la première guerre (soit un représentant par Colonie : le BSG-75 représentait Caprica et était donc le fleuron de l'époque). Lorsque la deuxième guerre éclate, il y a 120 Battlestar dans la flotte, soit le même nombre que de porte-avions construits par les Etats-Unis à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. D'ailleurs le design général est basé sur la marine de guerre de 1945 à 1960. Basestar : Ils sont les équivalents cylons des Battlestar. Ces plates-formes de combat accueillent des centaines de chasseurs ainsi que des têtes nucléaires. CAG : Commander Air Group (chef d'escadron). CAP : Combat Air Patrol (patrouille aérienne défensive, déployée pour la couverture). CIC : Commanding & Information Center (cabine des BSG). Colonial One : Tout appareil accueillant la présence du Président des Colonies prend la désignation de "Colonial One" (par analogie au Air Force One). COR : Command Observation Room. DRADIS : Direction, Range And DIStance. Radar tridimentionnel. Frak ou Frack : mot vulgaire inventé pour remplacer fuck et ses déclinaisons - frak off, fraking, motherfrakker, what the frak ? etc. Veronica Mars fait un sympathique clin d'oeil à Battlestar Galactica, en reprenant le mot dans l'épisode 3x01, après que celle-ci l'ait entendu de la bouche d'un fan de la série de Ron Moore. FTL jump : Faster-Than-Light jump (saut hyperspatial). LSO : Landing Signal Officer (responsable des opérations de vol), Aaron Kelly sur le BSG-75. Ragnar : Le nom de la station de ravitaillement Ragnar Achorage, cachée dans la nébuleuse, fait référence au Ragnarökr (Crépuscule des dieux) : la bataille qui voit la fin du monde dans la mythologie nordique. Raider : Appareil de chasse cylon. Ils sont capables de guerre électronique ainsi que de longs sauts FTL. Raptor : Appareils de reconnaissance, de transport de troupes, de sauvetage et de guerre électronique. Ils peuvent réaliser de petits bonds FTL. SAR : Search And Rescue (mission de sauvetage). Toaster : Le "grille-pain" est le terme péjoratif utilisé par les humains pour qualifier les cylons. Viper : Chasseurs de la flotte. Il reste surtout des Mark II (plus rustiques) et quelques Mark VII (avec l'ancien système de navigation ou avec un "patch" antipiratage). XO : eXecutive Officer (officier en second). Le Colonel Tigh sur le BSG-75 occupe le poste. IV. La musique de Battlestar Galactica : 4.1 : Mini-Série (Richard Gibbs) ![]() 1. Are You Alive ? / Battlestar Galactica Main Title 2. Goodbye, Baby 3. Starbuck Buck Buck 4. To Kiss Or Not To Kiss 5. Six Sex 6. Deep Sixed 7. The Day Comes 8. Counterattack 9. Cylons Fire 10. A Call To Arms 11. Apollo To The Rescue 12. Launch Vipers 13. Seal The Bulkheads 14. The Lottery Ticket 15. Eighty-Five Dead 16. Inbound 17. Apollo Is Gone / Starbuck Returns 18. The Storm and The Dead 19. Thousands Left Behind 20. Silica Pathways 21. Reunited 22. The Sense Of Six 23. Starbuck's Recon 24. Battle 25. Good Night 26. By Your Command Le score s'ouvre sur le thème de Numéro Six dès la première plage ("Are You Alive ?"). Associé à la blonde cylon, il sera réutilisé et décliné non seulement plusieurs fois dans la mini (pistes 2, 5, 6, etc.) mais également ensuite dans toute la série. Il s'agit d'un thème mystérieux débutant par un motif rythmique à la sonorité métallique étrange, probablement un gamelan ("ding... ding-ding-ding, ding"). A l'image de Number Six, le thème est étrange, d'un ton solennel et légèrement menaçant : l'orchestre assène amplement une sorte de flux et reflux lugubre. C'est là l'évocation musicale de battements cardiaques et d'une respiration, personnification d'une vie artificielle. Sans quitter la première piste, nous enchaînons directement sur le "Main Title" introduit par ce qui est depuis lors, un peu l'empreinte de Battlestar Galactica, sa marque de fabrique' : ses percussions utilisées de manière tribale, et au-dessus desquelles dominent de puissants taiko japonais. "To Kiss Or Not To Kiss" est la pièce-maîtresse de la bande-son. Le morceau apparaît vers la fin de la mini-série / pilote, lorsque quelques survivants de l'holocauste se retrouvent et s'enlacent instinctivement. L'instant est particulièrement émouvant, d'autant plus que la musique nous provoque un doux frisson. Cette quatrième plage est une sorte de berceuse enfantine accompagnée par un xylophone ou plutôt un Glockenspiel (qui sonne comme une boîte à musique), et enveloppée par des synthés distillant une atmosphère d'apaisement, de sérinité et de simplicité... De manière céleste, une voix féminine entonne un chant religieux en sanskrit : Aum asato ma sad gamaya / Tamaso ma jyotir gamaya / Mrtyor mamrtam gamaya (De l'illusion, guide-moi vers l'Essence / Des ténèbres, guide-moi vers la lumière / De la mort, guide-moi vers l'immortalité). In fine, Gibbs nous délivre un score étrange, relativement éloigné des canons de la SF traditionnelle et ses fanfares héroïques à la Williams / Goldsmith. Une musique qui lorgne plutôt vers le Dune de Graeme Revell ou encore le Solaris de Cliff Martinez. L'heure n'est pas à l'héroïsme mais au deuil et à l'amertume, la place est donc faite aux mélodies planantes et appaisées, aux voix féminines plaintives et orientalisantes ("The Lottery Ticket" et surtout le déchirant "The Storm and The Dead"). Il met en avant des sonorités plus organiques, plus grégaires, plus tribales... ce côté direct et viscéral l'empêche de sombrer dans un New Age niais et fade. Je trouve pourtant cette bande-originale assez austère et difficile d'accès en écoute isolée, hormis une poignée de titres qui se détachent (1, 4, 14, 17, 18, 21). Les parties "action" aux percussions répétitives finissent à la longue par fatiguer, surtout sans les images. Dernière modification par JaimzHatefield 02/11/2008 à 17h19. Motif: Ré-hébergement des images |
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Ecranbarge Coffret Ultimate
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4.2 : Saison 1 (Bear McCreary)
![]() 1. Prologue 2. Main Title (US Version) 3. Helo Chase 4. The Olympic Carrier 5. Helo Rescued 6. A Good Lighter 7. The Thousandth Landing 8. Two Funerals 9. Starbuck Takes on All Eight 10. Forgiven 11. The Card Game 12. Starbuck on the Red Moon 13. Helo in the Warehouse 14. Baltar Speaks with Adama 15. Two Boomers 16. Battlestar Operatica 17. The Dinner Party 18. Battlestar Muzaktica 19. Baltar Panics 20. Boomer Flees 21. Flesh and Bone 22. Battle on the Asteroid 23. Wander My Friends 24. PassAcaglia 25. Kobol’s Last Gleaming 26. Destiny 27. The Shape of Things to Come 28. Bloodshed 29. Re-Cap 30. Main Title (UK Version) A tout juste 25 ans, Bear McCreary prend la suite de Gibbs sur la première saison de Battlestar Galactica. On est qualitativement au-dessus de la mini-série, même pour la musique où cette fois, il n'y a quasiment aucun déchet. Le jeune compositeur reprend consciencieusement le chemin tracé par son prédécesseur. Dès le "Prologue" est repris le thème de Six, avec cette fois un piano. Il y a deux génériques différents proposés. A l'origine, le "Main Title (UK)" devait être choisi, avec sa voix de femme sur une prière en sanskrit, un texte issu de l'hindouïsme. Or les producteurs ne l'aimaient guère et pour les Etats-Unis, le générique fut remplacé par une adaptation du thème développé dans la deuxième partie de "Two Funerals", joué par un doudouk (hautbois arménien). Cela se produisit seulement pour la diffusion télé de la première saison sur Sci-Fi US. Par la suite le générique UK fut finalement accepté et réintégré pour les éditions DVD. Je soulignerais l'apparition d'un air régulièrement exploité dans la série, et que j'appellerais Thème de la Destinée, entendu brièvement au milieu de "Two Funerals", sur la plage "Destiny" ou encore à partir du deuxième tiers de "Kobol's Last Gleaming". La mélodie est fortement connotée d'un point de vue ethnique, très orientalisante, jouée sur des instruments orientaux à cordes ou par un doudouk. McCreary introduit le tout nouveau Thème de Boomer après le premier tiers de "Helo Rescued" : un leitmotiv lent et mélancolique de neuf notes, la plupart du temps (et c'est le cas ici) interprété sur un gamelan indonésien (métallophones et gongs de bronze que l'on frappe à l'aide de mailloches). Le choix de ces instruments aux lames métalliques n'est évidemment pas innocent. Cet air régulièrement utilisé dans toute la série deviendra familier. Le thème est également évoqué dans "Boomer flees", relayé ensuite par un doudouk et des percussions. "Two Boomers" y ajoute un riff de guitare électrique saturée, donnant une coloration heavy metal. Pour le leitmotiv lié aux Adama père et fils (ou thème de la flotte), McCreary choisit d'utiliser des sonorités celtiques, flûtes irlandaises et cornemuse. L'originalité n'est guère de mise, puisque c'est à la mode depuis quelques temps. En revanche ça colle plutôt bien aux images et aux moments que la musique soutient. On y sent la tradition et la sagesse du vieux Bill, transmettant son espoir et sa "flamme" à son fils ("A Good Lighter"). Ça donne également un côté marin à l'ensemble, assez bien vu. L'air est utilisé sur "Wander My Friends", sur lequel est plaqué un chant gaélique. L'épisode dans lequel apparaît le thème, accueille un morceau d'action qui joue également de ces influences celtiques, notamment par l'utilisation d'une cornemuse ("Battle On The Asteroid"). On notera aussi des influences identiques pour les morceaux "The Thousandth Landing" et "Baltar Panics", légers et festifs, utilisant une flûte irlandaise. D'autres bonnes idées sortent de ce score : les chants gutturaux Tuvan sur "Helo Chase", "Battlestar Muzaktica" (plage 18) très easy-listening, et surtout le joli et trop rare Thème de Starbuck, développé dans "Forgiven" par un doudouk, ou encore repris par une voix féminine à la fin de "Starbuck On The Red Moon". La très gracieuse mélodie du début de "Kobol's Last Gleaming" et qui se poursuit sur le magnifique "Bloodshed" (joué sur le season finale), voit l'utilisation d'un texte latin qui adapte des versets de textes sacrés des Colonies, psalmodiés par une voix soprano très pure. J'appellerais arbitrairement cet air, Thème du Paradis. "Bloodshed" est réutilisé de manière très vibrante dans l'épisode 2x12, "Resurrection Ship part 2". Mais le meilleur vient du côté des compositions lorgnant vers le classique. "Battlestar Operatica" est un excellent morceau que l'on croirait sorti d'un opéra (chanté en italien). Un quatuor à cordes se fait entendre sur "The Dinner Party", et enfin le superbe thème de "Passacaglia" et "The Shape Of Things To Come" (la perle qui émerge de ce très bon disque), qui sonne comme du Bach ou du Haydn ! Du grand luxe fait avec élégance et brio. 4.3 : Saison 2 (Bear McCreary) ![]() 1. Colonial Anthem ("Theme from Battlestar Galactica") 2. Baltar’s Dream 3. Escape from the Farm 4. A Promise to Return 5. Allegro 6. Martial Law 7. Standing in the Mud 8. Pegasus 9. Lords of Kobol 10. Something Dark is Coming 11. Scar 12. Epiphanies 13. Roslin and Adama 14. Gina Escapes 15. Dark Unions 16. The Cylon Prisoner 17. Prelude to War 18. Reuniting the Fleet 19. Roslin Confesses 20. One Year Later 21. Worthy of Survival 22. Main Title 23. Black Market Une fois n'est pas coutûme, c'est la fanfare triomphante de Stu Phillips réarrangée par McCreary qui ouvre le disque. Les puissants taïko, le doudouk, l'orchestre et les synthés rappelleront néanmoins que l'on se trouve dans la version réimaginée de Galactica. Le jeune compositeur réutilise bien évidemment la thématique développée dans les précédents travaux, avec toutefois une écriture plus mature et, tout comme le show dans cette seconde saison, une coloration plus noire. "Shape of things", le thème baroque à cordes de la saison 1, est décliné dans une version plus sombre sur "Allegro". Cette mélodie exquise et élégante devient ainsi plus trouble, plus inquiétante. Sur le même mode du quatuor à cordes, est introduit un nouveau thème que j'appellerais thème de la promesse ("A Promise to Return"), légèrement plus optimiste (il est question de la promesse de Kara faite à Anders) mais délivrant toutefois une subtile mélancolie. On retrouve le très celtique thème des Adama Père et fils (ou thème de la Flotte), développé dans "Reuniting de Fleet". Un nouveau thème militaire voit le jour sur "Martial Law", entonné solennellement par des cuivres et accompagné par une lente section de percussions, lourd comme une chape de plomb et annonciateur implacable de la dictature militaire. C'est excellent mais malheureusement trop court. On retrouve le thème de la Destinée à l'état d'évocation dans "Epiphanies" (qui s'ouvre sur le thème du Paradis) et pleinement développé dans la deuxième plage, "Baltar’s Dream", dans un habillage fortement orientalisant. Influences orientales que l'on croise aussi dans "Standing in the Mud" et surtout le génial "Black Market" (piste 23), mélange réussi de heavy metal (guitares électriques saturées, riffs pentatoniques, solo avec tapping), d'un orchestre et de sonorités orientales. Le mariage m'évoque énormément le "Kashmir" de Led Zeppelin. Sur "Dark Unions" se dessine le brouillon du thème pleinement présenté dans "Worthy of Survival", la toute dernière pièce musicale de la seconde saison (dernière scène du season finale). Plus triste encore est le nouveau thème lié à Laura Roslin, mourante, développé sur "Roslin and Adama" et fermant "Roslin Confesses". Ce dernier morceau contient un autre thème tout aussi désespéré et sombre, et qui se voit associé (sur la piste 20) à un piano sonnant comme le tic-tac d'une montre symbolisant la fuite du temps. J'aurais tendance à appeler cette mélodie, Thème de l'Ere Gaius Baltar. "Pegasus" et "Something dark is coming" sont contruits comme des ballades pop-rock bluesy, avec basse et guitares électriques au son clair. Alors que le premier suggère un espoir (même si au moment de son introduction c'est plutôt la surprise qui prédomine tant il sonne étrangement, en cela il remplit parfaitement son rôle), le deuxième (qui souffre un peu de sa durée, trop longue) annonce en revanche comme l'indique son titre, des lendemains qui dé-chantent. On pourrait classer "Lords of Kobol" dans le même genre, si ce n'est que ce dernier commence avec la seule voix de la chanteuse de jazz Raya Yarbrough, sur des paroles en... Sénégalais. Si le début est très joli, la suite est plus bizarre avec l'arrivée de l'accompagnement musical. Dernière modification par JaimzHatefield 02/11/2008 à 17h19. Motif: Ré-hébergement des images |
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"Prelude to War" est probablement le must de ce score et risque de tourner en boucle sur les platines. Introduit par une rythmique martiale et régulière sur des percussions légères, des cordes en tension contenue (notes piquées, frappées par l'archet et lourdement étouffées par ce dernier) et quelques légères notes de gamelan. Le leitmotiv de Starbuck apparaît ensuite furtivement joué au loin par un doudouk, puis repris avec un léger temps de retard par une flûte. Un gros coup de taïko amorce alors le début de la ligne mélodique principale du thème, exécutée par les cordes. Le thème est frénétique, oppressant, son rythme ternaire évoque la boucle incontrolable, la spirale de la violence. Le morceau se complexifie/diversifie progressivement, mute au gré des relents et des différentes parties. Le doudouk se refait entendre régulièrement en fond avec une contre-mélodie plaintive et les taïko viennent ponctuer les fins de phrases. Ces derniers sont littéralement lâchés lors des breaks, martelés furieusement sur un rythme tribal jouissif. Cette plage représente à mon sens la quintessence du style "Galactica", atteignant rien de moins que l'intensité du "Hyperspace" de The Empire strikes back dans un tout autre style.
Problème récurrent des scores d'une saison complète condensées sur un seul disque, il manque dans cette sélection certains morceaux ("Bloodshed" sans la voix, dans le 2x12) et des reprises (le solo de piano "Metamorphosis Five" de Philip Glass ou l'extrait de The Deer Hunter). Cependant, il s'agit assurément d'une grande BO qui n'a pas à rougir - loin de là - face aux partitions destinées au cinéma, pouvant sans problème être écoutée de manière isolée. McCreary a su élever la qualité de son écriture, collant à la montée en puissance de la série. 4.4 : Saison 3 (Bear McCreary) ![]() 01. A Distant Sadness 02. Precipice 03. Admiral and Commander 04. Storming New Caprica 05. Refugees Return 06. Wayward Soldier 07. Violence and Variations 08. The Dance 09. Adama Falls 10. Under the Wing 11. Battlestar Sonatica 12. Fight Night 13. Kat's Sacrifice 14. Someone to Trust 15. The Temple of Five 16. Dirty Hands 17. Gentle Execution 18. Mandala in the Clouds 19. Deathbed and Maelstrom 20. Heeding the Call 21. All Along the Watchtower (A venir) ![]() V. Composition et éditions DVD : Battlestar Galactica : Mini-série (2003) Elle fait office de pilote (180 minutes). La mini-série existe en Zone 2 UK (VO et STA uniquement), en Zone 2 belge et Zone 2 français (VO, VF et sous-titres français). Battlestar Galactica : Saison 1 (2004-2005) Treize épisodes. La première saison suit la mini-série et existe en Zone 2 UK (VO et STA seulement). Le Zone 2 FR (VO, VF et sous-titres français) est sorti le 1er août 2006, mais le Zone 1 a l'avantage d'offrir à la fois la Mini-série et la saison 1 (VO seulement, avec je crois des STA), par ailleurs l'équivalent HD-DVD sortira en septembre 2007. Battlestar Galactica : Saison 2 (2005-2006) Vingt épisodes. La saison est scindée en deux parties avec un premier coffret "2.0" en Zone 1 (VO et STA), et un deuxième coffret "2.5". Le Zone 2 UK, plus cher, contient la saison complète (VO et STA). Le zone 2 FR est sorti le 12 décembre 2006. Battlestar Galactica : Saison 3 (2006-2007) Dix "webisodes" (mini-épisodes promotionnels diffusés sur le net) de transition puis vingt épisodes. L'édition zone 1 devait sortir vers mi-août 2007 (aucune nouvelle depuis), le coffret zone 2 UK est sorti le 3 septembre 2007 et le français est prévu pour le 25 septembre 2007. Battlestar Galactica : Saison 4 (2007-2009) Huit webisodes promotionnels, un double épisode spécial (2007) intitulé "Razor", puis vingt épisodes diffusés en deux tranches de dix épisodes sur deux ans (2008-2009). Les deux tranches seront séparées par une dizaine de webisodes promotionnels. Après le series finale, un téléfilm flashback viendra clôturer le tout en se focalisant côté Cylon. Un dernier téléfilm est prévu : il s'agit du pilote de la future série Caprica, spin-off prequel qui se déroulera quelques décénies plus tôt (le projet n'est pas encore officiellement signé). ![]() Liens :
Dernière modification par JaimzHatefield 01/02/2009 à 20h28. Motif: Ré-hébergement des images |
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#6 |
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Master of Poupette
![]() Date d'inscription: septembre 2004
Localisation: Paris sur mer, sa plage, ses galets...
Messages: 14 089
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Amen !
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#7 | |
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Ecranbarge Coffret Ultimate
Date d'inscription: septembre 2004
Localisation: USS San Pablo
Messages: 4 467
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Citation:
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#8 |
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Ecranbarge Ed. Anniv. + tête coupée du réal
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Merci Jaimz !
Ca donne très envie de se pencher sur le sujet (juste après la saison 5 de 24 !) |
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#9 |
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Ecranbarge Ed. Anniv. + tête coupée du réal
Date d'inscription: mai 2006
Localisation: pariiiiiiiiiissssssssss
Messages: 3 650
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bon tu as mis le temps mais c est boooo!!!
j ai des choses a visionner ce we avec Starbuck et Appollo. par contre, je reste sur un souvenir merveilleux de la vieille serie TV Galactica, au point que je n ose pas revoir un episode de peur d etre déçue : est ce que ça a mal vieilli, est ce que c est neuneu... |
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#10 |
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Ecranbarge Ed. Anniv. + cheveu du réal
Date d'inscription: septembre 2004
Localisation: Chez moi
Messages: 2 563
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On annonce une nouvelle recrue parmi les scénaristes de BSG pour la saison 3 : Jane Espenson, ancienne collaboratrice de Joss Whedon sur Buffy.
Elle a écrit une bonne vingtaine d'épisodes pour Buffy, parmi lesquels les excellents épisodes tournant autour du Buffy-bot et des tablettes de chocolat ramenant les adultes de Sunnydale à l'état d'ados attardés. Voilà une nouvelle qui m'intrigue au plus haut point et qui promet pour la saison à venir.
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