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#1 | |
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Ecranbarge à 3 euros chez La Fourmi
Date d'inscription: septembre 2004
Messages: 150
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A l'occasion de la commémoration du 30e anniversaire du génocide perpétré par kher rouge (17 Avril 1975 - 7 janvier 1979), Arte diffuse le documentaire "S'21 - Lamachine de mort kmere rouge" ce lundi soir à 22h15.
Citation:
Entretient avec le réalisateur sur Cinémasie |
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#2 |
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Ecranbarjot édition prestige
Date d'inscription: septembre 2004
Messages: 1 427
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Clairement une trés bonne nouvelle
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#3 |
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Han Master & Moderateur
Date d'inscription: mars 2005
Localisation: Correspondant absent
Messages: 7 645
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J'en profite pour recycler mon bla-bla :
S21 La Machine de Mort Khmère Rouge Etrange et dérangeant. Après un résumé historique des faits par quelques lignes de texte laconiques. Le reste du métrage s'attache à laisser parler les bourreaux et victimes du régime khmer. L'intervenant régulier, peintre et victime du régime, essaye de comprendre. Homme cultivé face à la barbarie. Pendant ce temps, les bourreaux -victimes eux-mêmes d'une machine administrative et idéologique- semblent dépassés par le contenu de leur témoignage. Gens simples et pourtant partis prenante d'une horreur collective. Dérangeant quand les bourreaux mîmes la vie quotidienne de la prison avec une application qui fait réellement froid dans le dos. On ne peut que créditer ce type de documentaire, mémoire de l'histoire moderne. |
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#4 |
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Equipe EcranLarge
![]() Date d'inscription: septembre 2004
Messages: 1 362
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Vu au ciné lors de sa sortie, on n'en ressort pas indemne c'est clair et fait toujours froid dans le dos (pas mieux que Perfo sur ce coup là) rien que d'y repenser...
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#5 |
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Ecranbarge Ed. Vers l'infini et au-delà Aknowledged
Date d'inscription: mars 2005
Localisation: I got caught in a celluloid jam
Messages: 12 487
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Chef-d'oeuvre à voir absolument.
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"Chances que ce fût vraiment très intéressant : 100%" ![]() |
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#6 |
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Ecranbarge Coffret Ultimate
Date d'inscription: septembre 2004
Localisation: USS San Pablo
Messages: 4 467
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Il est intéressant de comparer la démarche avec celle de l'expérience de l'université de Stanford par Milgram, ou comment des "gens normaux" peuvent devenir des tortionaires si on les investit d'un tel pouvoir sous couvert de directives et d'autorisation.
NB: Pour mémoire, des volontaires (A) ayant répondu à une annonce, sont affectés à une console devant infliger des décharges électriques graduelles à un autre volontaire (B) qui ne répond pas correctement aux questions du scientifique (C) l'interrogeant. En vérité le torturé (B) est un comédien, mais "A" ne le sait pas. Le fait est que 65% des "A" iront jusqu'au maximum des électrocutions (fictives), à mesure que le scientifique (C) les y encouragera par des directives. En réalité le sujet se dupe lui-même, car il peut et a le pouvoir d'arrêter l'expérience à tout moment, de refuser les directives (contraires à la morale). Il le sait mais n'en a plus conscience et se rassure lui-même en se considérant comme un simple exécutant, un rouage, un agent réalisant une tâche qu'on lui confie. Il se rassure en considérant qu'il n'a pas la responsabilité de l'acte. C'est aussi ce que montre le documentaire de Rithy Panh, des gens ordinaires qui en s'acquittant simplement de leur tâche, deviennent agents d'un processus de destruction, qui pourtant les répugnait. Ils ont néanmoins accepté ce rôle, car ils sentaient leur responsabilité déléguée à quelqu'un d'autre, à un supérieur ou à Angkar. Une ligne de défense qui rappelle également d'autres pendant la sinistre période de l'Holocauste, où certains tortionnaires se défendaient en soulignant que la responsabilité de l'atrocité incombait au système, au régime nazi, à l'autorité des supérieurs... qu'ils n'étaient que de simples rouages négligeables dans une grande mécanique, dans une grande "machinerie", dans une "usine" de mort. Car avant de déshumaniser la victime pour la torturer et la faire mourir (ou plutôt la détruire, l'anéantir), il convient de déshumaniser le bourreau, le conditionner, l'endoctriner. C'est ainsi que l'on parvient à lui faire croire qu'il n'y a plus dans cette "machine de mort" que des "robots" abattant du "bétail". "Aviez-vous oublié votre humanité ?", rappelle sans cesse une des victimes à ses tortionnaires, mals à l'aise. C'est la grande force du documentaire, mettre face-à-face les bourreaux et les victimes survivantes, Rithy Panh ne tombe cependant pas dans le piège consistant à susciter de l'empathie pour les tortionnaires, il cherche simplement à comprendre et à transmettre (l'équilibre est bien réparti avec les victimes). Ces anciens bourreaux dont on perçoit à ce moment la culpabilité et la honte, mais qui toutefois n'ont aucun mal à reproduire leurs gestes de mort, ces gestes "machinaux" qu'ils refont devant la caméra avec une précision, un automatisme et une fidélité effrayante... tout aussi effrayant que leur regard et leur expression pendant cette reconstitution. Comment en est-on arrivé là ? Ils sont allés jusqu'au bout de l'absurdité, avec des arrestations en chaînes entraînées par des aveux farfelus extirpés sous la torture, aveux dans lesquels l'interrogé devait dénoncer 50 à 60 autres contre-révolutionnaires, et ainsi de suite. Absurde comme la paranoïa et la folie du régime. Absurde comme une escroquerie pyramidale. Même si les tortionnaires étaient pour certains des jeunes adolescents, même si l'emprise d'une idéologie pourrie de l'intérieur et l'endoctrinement étaient sans commune mesure, même si Pol Pot est mort et avec lui un lourd poids dans les crimes, je ne peux croire que la responsabilité individuelle se dissoud dans une responsabilité collective où personne n'est plus responsable de rien. Je ne veux pas le croire. "Jamais nous n'avons été plus libres que sous l'occupation allemande", disait Sartre, soulignant que la liberté doit se conquérir et s'assumer, surtout dans l'asservissement. C'est certes facile à dire pour ma part, ayant vécut dans un pays pacifié et démocratique, le séant bien installé sur mon fauteuil, mais je le pense sincèrement. Il le faut pour que la démarche de Rithy Panh et celle de cette victime, personnage principal du documentaire, ait un sens. Il faut que ces bourreaux soient désignés coupables et responsables de ces actes d'atrocités afin que cette démarche ait un sens, afin que les victimes puissent s'assumer en tant que victimes, afin d'exorciser et d'entériner un traumatisme trop longtemps indicible, afin de transmettre et d'exercer ce devoir de mémoire, de reconstruire moralement un pays exangue et meurtri. |
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#7 | |
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Han Master & Moderateur
Date d'inscription: mars 2005
Localisation: Correspondant absent
Messages: 7 645
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Citation:
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#8 | ||
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Ecranbarge Ed. Anniv. + dent de lait du réal
Date d'inscription: mars 2005
Messages: 3 134
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Citation:
Je sors ! |
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#9 |
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Ecranbarge à 3 euros chez La Fourmi
Date d'inscription: septembre 2004
Messages: 150
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Oui I comme Icare exact. Chef d'oeuvre au passage.
Sinon rien de plus à dire que Jaimz. |
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#10 |
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Ecranbarjot édition prestige
Date d'inscription: septembre 2004
Messages: 1 427
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J'ai trouvé justement ces scènes de reconstitution un peu déplacées, un peu complaisantes, s'attardant bien trop en longueur. Les seuls moments vraiment forts étant les confrontations prisonniers/geolier notamment celle basée sur le tableau. Au final j'ai eu l'impression que l'auteur était qq peu passé à coté de ce qui faisait la force de son sujet. Mais de nombreuses choses impressionnantes.
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