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#141 |
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Ecranbarge Ed. Vers l'infini et au-delà Aknowledged
Date d'inscription: mars 2006
Localisation: dans ma tête, et j'aime bien sortir de temps en temps
Messages: 13 565
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je plussoie vivement sur les remerciement de Cala pour le déterrage
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Ecranbarge éd. anniv. + rôgnure d'ongle du réal
Date d'inscription: janvier 2008
Messages: 2 016
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La femme cendrier et l’homme praline
S’unirent un soir de novembre Et de leur amour naquit Une cigarette en chocolat ![]() Bon oui je sais .... Les magnifiques poemes qui émergent dans la tête à 2h du mat n'ont pas toujours le même lustre lorsqu'on les redécouvre le lendemain matin ... Mais bon ... Et pour me faire pardonner... La marée je l'ai dans le coeur Qui me remonte comme un signe Je meurs de ma petite soeur De mon enfant et de mon cygne Un bateau ça dépend comment On l'arrime au port de justesse Il pleure de mon firmament Des années-lumière et j'en laisse Je suis le fantôme Jersey Celui qui vient les soirs de frime Te lancer la brume en baisers Et te ramasser dans ses rimes Comme le trémail de juillet Où luisait le loup solitaire Celui que je voyais briller Aux doigts du sable de la terre Rappelle-toi ce chien de mer Que nous libérions sur parole Et qui gueule dans le désert Des goémons de nécropole Je suis sûr que la vie est là Avec ses poumons de flanelle Quand il pleure de ces temps-là Le froid tout gris qui nous appelle Je me souviens des soirs là-bas Et des sprints gagnés sur l'écume Cette bave des chevaux ras Au ras des rocs qui se consument Ô l'ange des plaisirs perdus Ô rumeurs d'une autre habitude Mes désirs dès lors ne sont plus Qu'un chagrin de ma solitude Et le diable des soirs conquis Avec ses pâleurs de rescousse Et le squale des paradis Dans le milieu mouillé de mousse Reviens fille verte des fjords Reviens violon des violonades Dans le port fanfarent les cors Pour le retour des camarades Ô parfum rare des salants Dans le poivre feu des gerçures Quand j'allais géométrisant Mon âme au creux de ta blessure Dans le désordre de ton cul Poissé dans les draps d'aube fine Je voyais un vitrail de plus Et toi fille verte mon spleen Les coquillages figurants Sous les sunlights cassés liquides Jouent de la castagnette tant Qu'on dirait l'Espagne livide Dieu des granits ayez pitié De leur vocation de parure Quand le couteau vient s'immiscer Dans leur castagnette figure Et je voyais ce qu'on pressent Quand on pressent l'entrevoyure Entre les persiennes du sang Et que les globules figurent Une mathématique bleue Dans cette mer jamais étale D'où nous remonte peu à peu Cette mémoire des étoiles Cette rumeur qui vient de là Sous l'arc copain où je m'aveugle Ces mains qui me font du flafla Ces mains ruminantes qui meuglent Cette rumeur me suit longtemps Comme un mendiant sous l'anathème Comme l'ombre qui perd son temps À dessiner mon théorème Et sur mon maquillage roux S'en vient battre comme une porte Cette rumeur qui va debout Dans la rue aux musiques mortes C'est fini la mer c'est fini Sur la plage le sable bêle Comme des moutons d'infini Quand la mer bergère m'appelle
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Dernière modification par fantomeopera 17/11/2010 à 21h44. |
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#143 | |
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Ecranbarge Coffret Ultimate Turbo injection
Date d'inscription: octobre 2006
Localisation: complètement à l'ouest
Messages: 5 022
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Citation:
D'abord, en lisant les premiers vers, j'ai cru que c'était toi qui avait écrit, et j'ai dit à Zorg un truc du genre : "Ouh là là, le texte du Fantôme, c'est pas fameux, c'est d'une lourdeur..." Je continue, puis j'ajoute : "En fait, en chanson, ça irait. " Je continue, et plus ça va, plus ça ressemble ÉNORMÉMENT à Ferré (que j'aime mais connais mal)." Finalement, je me dis :" Non. C'EST Léo Ferré." Je googlise, et hop, bingo ! Mais je persiste pour dire qu'à la lecture c'est lourdingue. Ferré, pour certains textes en tout cas, faut l'écouter, pas le lire...
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#144 | ||
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Ecranbarge éd. anniv. + rôgnure d'ongle du réal
Date d'inscription: janvier 2008
Messages: 2 016
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Citation:
A écouter c'est génial ... A lire c'est indigeste... Raison pour laquelle j'avais glissé dans le texte un lien hypertexte vers la version live de ce chef d'oeuvre ....
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#145 | |
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Ecranbarge Coffret Ultimate Turbo injection
Date d'inscription: octobre 2006
Localisation: complètement à l'ouest
Messages: 5 022
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Citation:
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#146 |
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Ecranbarge Ed. Vers l'infini et au-delà Aknowledged
Date d'inscription: mars 2006
Localisation: dans ma tête, et j'aime bien sortir de temps en temps
Messages: 13 565
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Chaque fois (ou presque) que je vais aux toilettes (lieu spirituel pas excellence) au Japon je pense à une chanson de Boby Lapointe... tout ça à cause d'une marque — jadis célébrée par Jacques Roubaud (si mon souvenir est bon) — TOTO !
donc, de Boby Lapointe : Toto le tigre Toto le tigre aimait Conchita la danseuse. Toto le tigre aimait Conchita malheureuse. Toto le tigre aimait Conchita amoureuse Du beau docteur Zorro à la langue menteuse. Olé Conchita, vas-y n'aies pas peur: Mets-y un tigre dans ton moteur. Le beau Zorro disait: "Conchita, que t'es bête." Le beau Zorro disait: "L'amour n'est qu'une fête, Ne dure qu'une nuit qu'à l'aurore on arrête." Le beau Zorro disait: "Vraiment, tu perds la tête." Olé Conchita, vas-y n'aies pas peur: Mets-y un tigre dans ton moteur. Le tigre entendait tout et songeait in petto: "Attends, chacun son tour, attends mon beau Zorro, Attends attends attends le dernier numéro, Quand tu plonges la tête dans la gueule à Toto." Olé Conchita, vas-y n'aies pas peur: Mets-y un tigre dans ton moteur. Sur la piste Zorro, le coeur toujours en quête, Pendant qu'il travaillait, d'une nouvelle conquête, Se pencha jusqu'au cou dans la gueule de la bête Qui, d'un grand coup de crocs, lui fit perdre la tête. Olé Conchita, vas-y n'aies pas peur: Mets-y un tigre dans ton moteur. Toto le tigre adore Conchita la danseuse, Qui n'aime plus Zorro à la langue menteuse. Toto le tigre attends qu'elle soit amoureuse D'un autre beau dompteur à tête savoureuse. Olé Conchita, vas-y n'aies pas peur: Mets-y un tigre dans ton moteur. Olé Conchita, vas-y n'aies pas peur: Mets-y un tigre dans ton moteur. Olé!
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#147 |
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Ecranbarge Ed. Vers l'infini et au-delà Aknowledged
Date d'inscription: mars 2006
Localisation: dans ma tête, et j'aime bien sortir de temps en temps
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Le Cimetière marin
Ce toit tranquille, où marchent des colombes, Entre les pins palpite, entre les tombes ; Midi le juste y compose de feux La mer, la mer, toujours recommencée Ô récompense après une pensée Qu'un long regard sur le calme des dieux ! Quel pur travail de fins éclairs consume Maint diamant d'imperceptible écume, Et quelle paix semble se concevoir ! Quand sur l'abîme un soleil se repose, Ouvrages purs d'une éternelle cause, Le temps scintille et le songe est savoir. Stable trésor, temple simple à Minerve, Masse de calme, et visible réserve, Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi Tant de sommeil sous une voile de flamme, Ô mon silence! ... Édifice dans l'âme, Mais comble d'or aux mille tuiles, Toit ! Temple du Temps, qu'un seul soupir résume, À ce point pur je monte et m'accoutume, Tout entouré de mon regard marin ; Et comme aux dieux mon offrande suprême, La scintillation sereine sème Sur l'altitude un dédain souverain. Comme le fruit se fond en jouissance, Comme en délice il change son absence Dans une bouche où sa forme se meurt, Je hume ici ma future fumée, Et le ciel chante à l'âme consumée Le changement des rives en rumeur. Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change ! Après tant d'orgueil, après tant d'étrange Oisiveté, mais pleine de pouvoir, Je m'abandonne à ce brillant espace, Sur les maisons des morts mon ombre passe Qui m'apprivoise à son frêle mouvoir. L'âme exposée aux torches du solstice, Je te soutiens, admirable justice De la lumière aux armes sans pitié ! Je te tends pure à ta place première, Regarde-toi ! ... Mais rendre la lumière Suppose d'ombre une morne moitié. Ô pour moi seul, à moi seul, en moi-même, Auprès d'un coeur, aux sources du poème, Entre le vide et l'événement pur, J'attends l'écho de ma grandeur interne, Amère, sombre, et sonore citerne, Sonnant dans l'âme un creux toujours futur ! Sais-tu, fausse captive des feuillages, Golfe mangeur de ces maigres grillages, Sur mes yeux clos, secrets éblouissants, Quel corps me traîne à sa fin paresseuse, Quel front l'attire à cette terre osseuse ? Une étincelle y pense à mes absents. Fermé, sacré, plein d'un feu sans matière, Fragment terrestre offert à la lumière, Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux, Composé d'or, de pierre et d'arbres sombres, Où tant de marbre est tremblant sur tant d'ombres ; La mer fidèle y dort sur mes tombeaux ! Chienne splendide, écarte l'idolâtre ! Quand solitaire au sourire de pâtre, Je pais longtemps, moutons mystérieux, Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes, Éloignes-en les prudentes colombes, Les songes vains, les anges curieux ! Ici venu, l'avenir est paresse. L'insecte net gratte la sécheresse ; Tout est brûlé, défait, reçu dans l'air A je ne sais quelle sévère essence... La vie est vaste, étant ivre d'absence, Et l'amertume est douce, et l'esprit clair. Les morts cachés sont bien dans cette terre Qui les réchauffe et sèche leur mystère. Midi là-haut, Midi sans mouvement En soi se pense et convient à soi-même Tête complète et parfait diadème, Je suis en toi le secret changement. Tu n'as que moi pour contenir tes craintes ! Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes Sont le défaut de ton grand diamant ! ... Mais dans leur nuit toute lourde de marbres, Un peuple vague aux racines des arbres A pris déjà ton parti lentement. Ils ont fondu dans une absence épaisse, L'argile rouge a bu la blanche espèce, Le don de vivre a passé dans les fleurs ! Où sont des morts les phrases familières, L'art personnel, les âmes singulières ? La larve file où se formaient les pleurs. Les cris aigus des filles chatouillées, Les yeux, les dents, les paupières mouillées, Le sein charmant qui joue avec le feu, Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent, Les derniers dons, les doigts qui les défendent, Tout va sous terre et rentre dans le jeu ! Et vous, grande âme, espérez-vous un songe Qui n'aura plus ces couleurs de mensonge Qu'aux yeux de chair l'onde et l'or font ici ? Chanterez-vous quand serez vaporeuse ? Allez ! Tout fuit ! Ma présence est poreuse, La sainte impatience meurt aussi ! Maigre immortalité noire et dorée, Consolatrice affreusement laurée, Qui de la mort fais un sein maternel, Le beau mensonge et la pieuse ruse ! Qui ne connaît, et qui ne les refuse, Ce crâne vide et ce rire éternel ! Pères profonds, têtes inhabitées, Qui sous le poids de tant de pelletées, Êtes la terre et confondez nos pas, Le vrai rongeur, le ver irréfutable N'est point pour vous qui dormez sous la table, Il vit de vie, il ne me quitte pas ! Amour, peut-être, ou de moi-même haine ? Sa dent secrète est de moi si prochaine Que tous les noms lui peuvent convenir ! Qu'importe ! Il voit, il veut, il songe, il touche ! Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche, À ce vivant je vis d'appartenir ! Zénon ! Cruel Zénon ! Zénon d'Élée ! M'as-tu percé de cette flèche ailée Qui vibre, vole, et qui ne vole pas ! Le son m'enfante et la flèche me tue ! Ah! le soleil . . . Quelle ombre de tortue Pour l'âme, Achille immobile à grands pas ! Non, non ! ... Debout ! Dans l'ère successive ! Brisez, mon corps, cette forme pensive ! Buvez, mon sein, la naissance du vent ! Une fraîcheur, de la mer exhalée, Me rend mon âme... Ô puissance salée ! Courons à l'onde en rejaillir vivant. Oui ! grande mer de délires douée, Peau de panthère et chlamyde trouée, De mille et mille idoles du soleil, Hydre absolue, ivre de ta chair bleue, Qui te remords l'étincelante queue Dans un tumulte au silence pareil Le vent se lève ! ... il faut tenter de vivre ! L'air immense ouvre et referme mon livre, La vague en poudre ose jaillir des rocs ! Envolez-vous, pages tout éblouies ! Rompez, vagues! Rompez d'eaux réjouies Ce toit tranquille où picoraient des focs!
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Ecranbarge Ed. Vers l'infini et au-delà Aknowledged
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En regardant mon fils je pense souvent à l'un des Trois poèmes d'amour de Satie...
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