![]() |
|
|
|
#1 |
|
A l'essai
Date d'inscription: juin 2007
Messages: 0
|
Vous pouvez discuter ici du film Savages.
Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-28518.php |
|
|
|
|
|
#2 |
|
Ecranbarge éd. prestige grille-pain
Date d'inscription: juillet 2008
Localisation: à la SchtroumpfCapitale
Messages: 1 500
|
C'était bien, même si en fait l'histoire d'amour rapidement on s'en fout, et que l'histoire rapidement on trouve que ça tourne en rond, c'est plaisant à regarder et surtout les seconds rôles sont très bons !
Aller 8/10, sans doute surnoté mais j'ai passé un bon moment ![]() |
|
|
|
|
|
#3 |
|
Ecranbarge double éd. Digipack
Date d'inscription: janvier 2010
Messages: 591
|
Sympathique.
C'est un peu neuneu, beaucoup bourrin, parfois drôle. Moins hystérique que ce que je pensais. la partie pré kidnapping est un peu chiante (qu'est-ce que c'est fleur bleue putain !), celle post kidnapping est largement supérieure et j'ai pas vu le temps passé. Tous les acteurs sont impeccables en particulier Benicio et Salma Hayek. Deux gros points noirs : Blake Lively que je ne supporte pas (surtout sa voix ! ) et la double fin qui m'a énervé sur le coup, même si a posteriori cela renforce l'aspect comique.6/10, ça aurait été 7 sans les deux trucs relevés au-dessus.
__________________
Never say no to Panda. |
|
|
|
|
|
#4 |
|
Ecranbarjot Coffret Ultimate P=mg
Date d'inscription: mars 2006
Messages: 5 589
|
Oliver Stone n’est plus l’homme en colère que l’on a apprécié pendant des décennies. On le sait depuis longtemps maintenant. Le spectateur déconfit passé par le mélo 09/11 ou la biographie molle d’un Bush épargné n’a plus d’illusions à se faire sur l’engagement oublié du bonhomme. Tout a une fin.
Ce qu’on n’avait pas encore condamné, c’est bien sa capacité à nous divertir, loin des enjeux politiques et de l’interrogation de son pays. Savages sentait bon le retour à la série B énervée, qui, à défaut d’avoir des cojones, aurait suffisamment de gueule pour nous faire passer 2h de divertissement hors des sentiers battus. Un peu à la manière d’un U-Turn en son temps, avec ses personnages cartoons et son Amérique tournée en dérision, juste pour le plaisir du spectacle d’une pelloche du samedi soir supérieurement troussée. Apparemment, comme l’idée foireuse cerise sur le gâteau d’un film aussi vide que la tête de son héroïne, tout a 2 fins. Il est grand temps d’enterrer papy Stone. Savages nous présente un trio improbable, Scarface version marijuana, mais à la sauce Gossip Girl. Soit un threesome à la tête d’une industrie de la beuh in fucking California. Trop cool. O, pour Ophélie, mais on l’appellera Super Pétasse, blonde aussi halée que peu douée pour raconter correctement une histoire, virevolte entre un super ex soldat et un écolo bab, associés dans leur business illégal et florissant. Enfin, elle se les tape, dans un commun accord, mais toujours habillée, et... séparément. Voilà qui ferait passer notre « ménage à 3 » pour des orgies romaines. Ca commence mal. D’autant que c’est Super Pétasse la narratrice, et qu’elle décroche en 2 minutes la palme de la voix off la plus irritante de l’histoire du cinéma. Quand les cartels mexicains débarquent dans l’affaire, avec force têtes coupées pour impressionner les zigotos qui se dorent la pilule toute la journée sur la plage, c’est elle qu’on rêve de voir décapitée. Premier tiers du film, on n’a pas fini de souffrir car il y a peu de chances qu’on soit exaucés. Stone la joue tellement premier degré avec ses demeurés à peine caractérisés, qu’on se croirait devant une télé réalité ensoleillée, dérangée par l’intervention de barons haut en couleurs. Défendus par des jeunes pousses qui n’ont pas assez de bouteille pour imposer les personnages d’eux-mêmes (Blake papier glacé Lively, Aaron kick ass Johnson, et Taylor déjà Kitsch, sacrée brochette), on n’accroche jamais à ces personnages fantoches, au point de s’interroger sur les intentions inversées du cinéaste. Au final, non, ce serait lui faire trop d’honneur que d’attribuer au film les qualités de ses défauts, à savoir dénoncer la vacuité d’une époque, d’une jeunesse, quand Stone lui-même plonge la tête la première dedans. Autant célébrer Loft Story pour la bêtise humaine qu’elle nous révèle (certains l’ont fait, pas sûr qu’ils en soient fiers 10 ans après). Des héros débiles, ça arrive, un tel film peut bien être sauvé par ses personnages secondaires ou sa mise en scène. On ne va quand même pas subir plus de 2h d’aphorismes et de badass attitude pour ados.Hé........ si señor. Savages ferait regretter la disparition de Tony Scott à ses pires détracteurs. Niveau réal, Stone a clairement perdu la main (en plus de la gueule et des cojones, il est prêt pour tourner Intouchables 2). Le film n’est qu’une bouillasse jaunâtre ou les effets de style sont apposés comme une signature sans âme. Plus assez nombreux pour créer la patte terrienne, physique et animale qu’on appréciait tant, balancés au hasard dans un montage fonctionnel qui n’a plus rien à voir avec la virtuosité à l’œuvre dans les années 90. Des restes. De la tristesse. On se raccroche alors avec désespoir aux numéros (habituels) de Travolta, Del Toro et Salma Hayek. Ils s’agitent dans une histoire d’une connerie abyssale, qui manque singulièrement d’humour pour faire passer la pilule du Sea Sex Drugs and Sun. L’ennui gagne rapidement devant le manque d’enjeux, un double kidnapping sur 2h15, tchatche pour rien dire et jeux de mots bidons pour combler les vides. Savages se prend bien trop au sérieux, tout en ne témoignant d’aucune sincérité de la part d’un vieux briscard qu’on connaît bien. Tu nous la fait pas Oliver, on sait quand tu mets tes trippes sur la table, et donc aussi quand tu fais semblant. Si même pour le fun t’es plus capable de nous faire bander, il est temps d’arrêter. Ou de reprendre des substances qui t’inspirent un peu plus. |
|
|
|
|
|
#5 | |
|
Equipe EcranLarge
![]() Date d'inscription: août 2006
Messages: 5 869
|
Citation:
Dénoncer la putasserie des médias vis à vis des tueurs en série / tout et n'importe quoi en se jetant la tête la première dans ce qu'il dénonce. Merci, le Chiffre. Quand je lis ton avis bien rédigé face à la revue de presse française en train de lui lécher les boules, ça me rassure de voir que certaines choses ne changent pas. Comme le fait qu'Oliver Stone est au mieux un gros faux cul opportuniste, au pire une imposture assez phénoménale.
__________________
"Donc je disais, Time Out, c'est très bien." S. Riaux, le fourbe d'Ambert. |
|
|
|
|
|
|
#6 |
|
Ecranbarge double édition
Date d'inscription: mai 2008
Messages: 416
|
C'est marrant ça, je suis justement tombé ce midi sur un "Rencontre de cinéma" dans lequel Salma expliquait très solennellement à Lolo Weil que le film proposait un véritable point de vue sur la relation trouble entre l'Amérique et les cartels mexicains.
Alors que le projet laisse effectivement augurer d'un délire gonzo monté avec les pieds. |
|
|
|
|
|
#7 | |
|
Ecranbarge double éd. Digipack
Date d'inscription: janvier 2010
Messages: 591
|
Citation:
![]()
__________________
Never say no to Panda. |
|
|
|
|
|
|
#8 | ||
|
Equipe EcranLarge
![]() Date d'inscription: août 2006
Messages: 5 869
|
Citation:
![]()
__________________
"Donc je disais, Time Out, c'est très bien." S. Riaux, le fourbe d'Ambert. |
||
|
|
|
|
|
#9 | ||
|
Ecranbarjot Coffret Ultimate P=mg
Date d'inscription: mars 2006
Messages: 5 589
|
Citation:
![]() Je sais qu'il a une majorité de détracteurs ici. Mais je pense que même eux peuvent voir un changement de trajectoire évident depuis le passage au 21ème siècle (comme pour nombre de vieux briscards américains). Entre JFK et W, Tueurs-nés et Savages, putain de fossé sur le fond comme sur la forme. Et duderino, c'est même pas gonzo du tout. C'est plat et chiant. Tueurs nés est 10 fois plus rentre-dedans encore aujourd'hui. |
||
|
|
|
|
|
#10 | ||
|
Equipe EcranLarge
![]() Date d'inscription: août 2006
Messages: 5 869
|
Sois rassuré, j'avais bien compris.
Citation:
Mais c'est vrai que je ricane en repensant à World Trade Center. Tu sais, cette impression que Bertelsmann / M6 a recruté Oliver Stone comme directeur créatif des fictions de l'après-midi post choucroute pour faciliter la sieste porcine. Je parle même pas d'Alexandre, l'accident industriel rigolo (involontairement) mais qu'est-ce que j'ai pu rigoler pendant la séance. Citation:
__________________
"Donc je disais, Time Out, c'est très bien." S. Riaux, le fourbe d'Ambert. |
||
|
|
|
![]() |
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
|
|