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#1 |
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A l'essai
Date d'inscription: juin 2007
Messages: 0
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Vous pouvez discuter ici du film Coco et Igor.
Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-8465.php |
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Ecranbarge Coffret Ultimate C+02-->CO2
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Mes tests Blu Rays (\__/) (='.'=) (")_(") Voici Lapin. Copiez Lapin dans votre signature pour l'aider à concrétiser sa domination du monde. "To be is to do"-Socrate; "To do is to be"-Sartre; "Do Be Do Be Do"-Sinatra; "Scooby Dooby Doo"-Scooby Doo; "Yaba Daba Doo!"-Fred Flintstone Dernière modification par tenia 24/05/2009 à 18h47. |
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#3 |
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Ecranbarjot Coffret Ultimate P=mg
Date d'inscription: mars 2006
Messages: 5 526
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Etrange expérience que ce quatrième film de Jan Kounen... Difficile à appréhender, Coco Chanel et Igor Stravinsky semble se dérober comme ses personnages, au fur et à mesure qu'un récit de sensations les rapproche puis les sépare. On n'imaginait pas l'enfant terrible du cinéma français, arrivé en ruant dans les brancards avec le mal élevé (et mal branlé) Dobermann, aux rênes d'un biopic sur non pas une mais deux personnalités importantes. Quelques mois seulement après un premier film sur Chanel, très grosse production française avec la star Audrey Tautou, Kounen prend le pari totalement opposé en ne livrant que la tranche de vie consacré à l'histoire d'amour entre les deux artistes.
Un raccourci facile fera à n'en pas douter passer ce film aérien et élégant pour de l'académisme sous le seul prétexte que son réalisateur s'est soudainement calmé dans les artifices de mise en scène. On sait que Kounen, malgré son cinéma aux airs rebelles, a la carte puisqu'il a quand même à son actif un coup d'éclat initial, la réalisation d'un rêve de gosse avec son trip très personnel Blueberry, des documentaires dans une veine psychotrope-humaniste et enfin l'adaptation d'un best-seller antisocial hype. Un vrai produit du capitalisme qui sait récupérer les trublions à sa cause. Mais Kounen est attachant, car il fait avant tout un cinéma humain, sincère, blindé de défauts mais ambitieux, et doté d'un talent visuel indéniable. Voilà qui tranche dans notre pépère production nationale. Surtout, à l'inverse d'un Kassovitz, et même s'il n'a peut-être pas encore réalisé un film du calibre de la Haine, il ne déçoit pas et trace sa voie sereinement en variant ses choix et en faisant évoluer son style. De boursouflé son cinéma devient élégant et raffiné, ce qui n'est pas la moindre surprise d'un film à l'auteur apaisé, passé dans l'autre monde à coup de drogues tropicales depuis sa non-adaptation de Blueberry. On peut en rire mais son expérience chamanique porte ses fruits et se voit à l'écran ! Un peu trop dans un générique qui semble nous refaire le coup des hallucinations synthétiques de son western psyché à coups de motifs mouvants et hypnotisants, pour mieux nous cueillir par la suite avec une ouverture tout en plan-séquences racés, retraçant la présentation du Sacre du Printemps. L'entame est envoûtante, les deux artistes ne se croisent pas, mais grâce à la mise en scène à la fois ample et intime ils sont déjà en communion. Kounen croit au cinéma, au pouvoir de l'image, et ne fera que peu de concession au genre biopic, ni même au mélodrame. Après cette intense mise en bouche, le film déploie la relation Coco/Igor comme un vampirisme passionnel qui sert chacun de ces deux monstres de création, un état d'amour émulation temporaire, tout entier concentré dans un lieu isolé, une maison de campagne et ses jardins. Peu de dialogues, peu de faits (la création du parfum n°5, Tchaïkovsky fiévreusement attelé à son piano), Kounen peu à peu épure son film et laisse la toute puissance évocatrice aux images et à des acteurs figures plutôt qu'interprètes. On pense souvent à un Nouveau monde de poche, peinant bien sûr à approcher la grâce du cinéma de Terrence Malick. Le couple Anna Mouglalis / Mads Mikklesen est magnétique, mais n'a pas grand-chose à défendre. Le feu de la création n'est pas bien retranscrit, presque absent, et le film tourne court. Trop froid, trop sûr de sa forme il finit par s'éteindre tout doucement, à l'image de cette relation. Le rendez-vous semble raté avec ces personnages et leur exaltation créative commune, pourtant, Coco et Igor laisse une impression tenace, celle d'un cinéaste qui ose en France faire davantage confiance au cinéma qu'à la littérature. Il lui faudra trouver un délicat équilibre avec le fond pour transformer l’essai, mais mieux vaut une belle tentative de cinéma qu’une biographie pour sortie scolaire. 7/10 |
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#4 | |
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Master of Poupette
![]() Date d'inscription: septembre 2004
Localisation: Paris sur mer, sa plage, ses galets...
Messages: 14 089
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#5 |
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Ecranbarge Coffret Ultimate C+02-->CO2
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En attendant de le voir, l'impression que me donne le titre est celle d'un biopic sur un perroquet et un chien.
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Mes tests Blu Rays (\__/) (='.'=) (")_(") Voici Lapin. Copiez Lapin dans votre signature pour l'aider à concrétiser sa domination du monde. "To be is to do"-Socrate; "To do is to be"-Sartre; "Do Be Do Be Do"-Sinatra; "Scooby Dooby Doo"-Scooby Doo; "Yaba Daba Doo!"-Fred Flintstone |
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Ecranbarjot Coffret Ultimate P=mg
Date d'inscription: mars 2006
Messages: 5 526
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A part p'têt dans la conclusion, enfin bref. |
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#7 |
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Ecranbarge éd. prestige boussole remasterisée
Date d'inscription: mai 2007
Localisation: Montpellier
Messages: 1 652
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C'était vachement bien et j'en suis le 1er surpris (n'ayant à battre ni de l'une ni de l'autre figure).
On découvre un autre Kounen, plus sûr de lui et de ses choix narratif, moins porté sur l'esbroufe mais au talent certain. Et Mikkelsen putain... Mikkelsen ! Ce mec déchire tout !
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"Le hibou ravi jubile" William Gerard Dernière modification par Reznik 18/04/2011 à 14h22. |
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#8 |
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Master of Poupette
![]() Date d'inscription: septembre 2004
Localisation: Paris sur mer, sa plage, ses galets...
Messages: 14 089
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Putain c'que c'est chiant !
N'en déplaise aux tendances homo-érotiques du sieur Reznik envers Mads Mikkelsen, la prestation monolithique du scandinave ne suffit pas à montrer correctement les tourments intérieurs de la création et de l'amour impossible. Kounen se regarde filmer (notez que le générique en kaléïdoscope monochromatique prévient sur la nette parenté de ce coco & Igor avec le Blueberry de sinistre mémoire), Anna Mouglalis fait semblant de ne pas minauder en mode frigide et Mikkelsen se la joue bloc de marbre qui trempe son biscuit quand il le peut. Nan, franchement, le film ne raconte rien et ne va nulle part. De passion il n'y a point, et concernant cette relation interdite entre la créatrice et le compositeur, c'est bien là où le bât blesse. Reste des décors somptueux. La maison de Coco Chanel, que j'imagine reconstituée à l'identique, est à tomber par terre. Ce qui est d'autant plus ballot que cela fait un magnifique écrin à ces pantins vides qui s'agitent en vain et pour pas grand chose. Les costumes ne sont pas en reste, mais là encore, le support de la maison de couture se fait sentir. Sinon, le vide. |
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#9 | |
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Ecranbarge éd. prestige boussole remasterisée
Date d'inscription: mai 2007
Localisation: Montpellier
Messages: 1 652
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"Le hibou ravi jubile" William Gerard |
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