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Vieux 13/11/2006, 00h28   #1
zanzibar
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Parceque la météo, le subjonctif et les pourcentages c'est rigolo mais tout de même assez malcommode pour partager ses concerts, jam sessions et autres musicals !
On pourra aussi en profiter pour évoquer les nouveau lieux de musique vivante, les nouvelles salles, les festivals...


An Pierlé à La Luciole (Alençon) le 10 novembre 2006

Entre Kate Bush (en moins élaboré) et Tori Amos (en plus rock’n’roll), cette charmante demoiselle belge assure la relève de la « pop » de grande qualité.
Après 2 albums très prometteurs, force est de constater que cette pianiste a tout à gagner à être vue sur scène… ou presque !

Avant toute chose, il faut savoir que La Luciole est une salle très bizarre : s’il s’agit d’un « grand » lieu en terme de programmation, la salle en elle-même est vraiment minuscule et que la scène se situe au milieu des spectateurs, à peine surélevée (c’est d’ailleurs assez gênant au début de se trouver si près des musiciens…).
Par ailleurs, l’acoustique y est très… approximative !

Bref.
Pour en revenir au concert d’hier soir, je dois dire que An Pierlé a tout pour plaire : elle est ravissante et souriante (blonde pétillante, toute menue, très à l’aise sans être trop bavarde, toute simple, spontanée et manifestement aux anges d’être sur scène dans sa surprenante robe verte et blanche).
A part ça, elle a 2 autres très gros atouts : sa voix et son piano qu’elle maîtrise tous 2 parfaitement bien.

Ses compositions sont tout à son image : c’est à la fois limpide et recherché, parfois assez convenu mais on sent une vraie écriture rythmique et mélodique, et les arrangements sont sobres mais souvent percutants.
C’est exactement ce que je pensais de sa production studio et je n’ai eu aucune surprise musicale (bonne ou mauvaise) en la découvrant sur scène.
Le vrai changement entre la scène et les albums tient à l’énergie de la jeune femme, au dynamisme qu’elle dégage. Rarement j’ai eu autant l’impression qu’un artiste partageait sa musique avec son public. Elle a le piano généreux et une voix à laquelle on ne peut que succomber.

Mais y'a quand même un problème... : ses musiciens.
On aurait dit qu’ils étaient tous tellement en admiration devant elle qu’ils n’osaient lui faire de l’ombre.
Résultat : au lieu de la porter, ils la suivaient timidement.
Un tout petit peu plus d’audace, de subtilité et de puissance aurait été tellement bienvenues.
Oui je sais, ça fait beaucoup mais, dans le cas présent, vu la qualité de la matière première, c’était vraiment pas grand-chose qu’il suffisait de rajouter pour passer de la très jolie chanson à la chanson qui tue…
Mais le pas grand-chose n’était pas au rendez-vous. Dommage…

Dernière modification par zanzibar 13/11/2006 à 00h31.
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Vieux 13/11/2006, 09h08   #2
Jean-Noël Nicolau
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Festival des Zinrocks.

Tapes'n'Tapes qui porte bien leur nom selon Mme Wake ("Tape et tape" in french). Hyper basique et primitif, rigolo 5 minutes mais sans envergure aucune.
Armand Mélies, qui concourt dans la catégorie des pires choses que j'ai pu voir en concert. Atroce, immonde, ridicule, horreur. Dans le fond de la salle on a quand même compté une dizaine de personnes qui se sont endormies (à 19h10 !) pendant sa "performance".
Plan B, totalement hors contexte, sans doute sélectionné pour "prouver l'éclectisme de la programmation". Du rap anglais vindicatif. Le gars n'aime pas les spectateurs, qui le lui rendent bien. Pourtant c'était plutôt pas si mal.
The Pipettes, joie et bonheur, orgasme tout partout. Ca manque un peu de folie, mais elles sont un peu pressées par le temps. Pas grave, ça va vite, c'est drôle, charmant, et il y a les meilleurs singles de l'année dans le lot.
Jarvis Cocker, Dieu vivant parmi les terriens. Ailleurs, loin de nous, mais quand même terriblement présent. Son album solo, un peu beaucoup mou du genou, passe bien mieux en live. Grosse ambiance pour les hymnes, même pour la majorité des spectateurs pour lesquels tout cela était tout nouveau. Grand bonheur, décalé, forcément décalé.
__________________
"Ladies and Gentlemen, this is the way the world ends. Not with a whimper, but with a bang."
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Vieux 13/11/2006, 14h56   #3
zanzibar
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Festival Be Bop – Le Mans – Novembre 2006

Philippe Katerine


Les personnages trop fabriqués m’amusent assez au début mais m’énervent assez vite.
L’exubérance très savamment étudiée de Katerine me laissait donc craindre que, pendant ses concerts, la musique passait au second plan au profit de son show personnel.
Que nenni ! Ca joue diablement bien, gros son très rock’n’roll, pas de place pour l’à peu près et Katerine, sans aller jusqu’à parler de retenue (faut pas non plus exagérer), réussi à faire passer sa folie et à nous embarquer dans sa bulle sans brutalité, sans trop en faire, de façon très naturelle en somme.
Comme je l’ai dit en d’autres lieu, je ne suis pas sûre qu’il me viendrait à l’idée d’écouter un album de Katerine chez moi mais, sans aucun doute, je retournerai voir ce grand professionnel de la scène.

Grand Corps Malade

Grand Corps Malade c’est sur scène qu’il faut le voir ! Oubliez l’album, les passages radio ou télé, ça n’a rien à voir avec ce qui se passe en live.
Certains le comparent à Devos, mais moi je vous assure que quand on découvre ce type, c’est un peu comme quand on découvre Prévert.
Il est tellement rassurant et laisse tellement croire qu’on est libre et possiblement heureux.
C’est plus qu’un exercice de style, c’est pas chiant comme de la poésie, c’est de la vie racontée en prose qui rime. C’est du bonheur en barre.
Oui bien sûr, c’est très politiquement correct. Rarement dérangeant. Oui c’est plein de petites faiblesses. Mais mon c½ur de midinette a succombé. Et je crois bien que tout le public a succombé (et pourtant, dans ce public, je vous jure que certains étaient réfractaires au départ…).
Impossible de ne pas tomber sous le charme de cette voix grave, profonde et envoûtante. Ce type est captivant.
Et puis, il est moins gentil sur scène que sur son album (même s’il ne se met pas vraiment en danger, il perd un peu en consensualité). Et ça c’est vraiment cool.
Un grand monsieur de la scène. Charismatique. Fascinant.
J’crois qu’je suis un peu amoureuse…
PS : la musique passe mieux sur scène que sur l’album (elle ne se contente pas d’être un piètre accompagnement, elle enrichit vraiment certains textes)

Dernière modification par zanzibar 13/11/2006 à 14h59.
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Vieux 13/11/2006, 15h03   #4
Nikita
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Les Troyens, Berlioz, à l'Opéra Bastille le 9 novembre 2006 : je me suis globalement ennuyé, les chanteurs allant du médiocre au moyen, la mise en scène est anodine, bref nous sommes à des années lumière de la production du Châtelet de l'année dernière. Je commence d'autre part à ne plus supporter les chanteurs français qui, dans leur langue maternelle, sont incapables de s'exprimer de telle sorte que le public ne soit pas obligé de lire le surtitrage pour les comprendre
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Vieux 13/11/2006, 15h19   #5
Pimette
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Guy Bedos, au Cirque d'Hiver
Musicalement, c'était pas terrible.
__________________
"Pim n'est pas une huître... mais c'est une perle !" (Hello Kitty)

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Vieux 13/11/2006, 15h20   #6
Jean
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Citation:
Posté par Pim
Guy Bedos, au Cirque d'Hiver
Musicalement, c'était pas terrible.
Et humoristiquement non plus j'imagine

'Commence à se faire vieux voire croulant le père Bedos
__________________
"Chances que ce fût vraiment très intéressant : 100%"


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Vieux 07/12/2006, 09h45   #7
Zouèze
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Messages: 2 563
Par défaut Nosfell (Lille - 6 décembre 2006)



6 décembre 2006... 21h20... La lumière s'est éteinte pour laisser entrer le troubadour Labyala Fela Da Jawid Fell dit Nosfell et son compère Pierre Lebourgeois et aussitôt, nous nous sommes retrouvés emportés dans un pays lointain portant le nom étrange de Klokochazia.

Deux heures plus tard, je me réveille. Le voyage est terminé, malheureusement, mais Dieu qu'il était beau, intense, surprenant, émouvant, et tout ce qui s'ensuit. A chaque instant de ce concert, chaque corde de mon être a vibré à l'unisson de la guitare et, surtout, de la voix de cet artiste à nul autre pareil.

On ne le dira jamais assez, il faut écouter Nosfell. Il faut donner sa chance à ce lutin venu d'un autre pays pour nous apporter sa dose de poésie musicale.
Certes, l'utilisation d'une langue étrangère (mais pas forcément imaginaire, il a bien précisé dans nombre d'interviews que c'est une langue qui le suit depuis des dizaines d'années) est déroutant pour le néophyte.
La gestuelle de Nosfell surprend, elle aussi, tant on a l'impression de se retrouver soit face à une sorte de serpent à forme humaine, soit face à un homme presque désarticulé.
Mais au final, c'est sa voix magnifique à la fois cristalline et profonde qui vous fait chavirer. Jamais je n'ai vu un artiste faire naviguer sa voix de cette manière. C'est un vocaliste hors du commun et c'est sa capacité à moduler sa voix, voire même à la maltraiter, tout en l'accompagnant d'une musique tantôt douce, tantôt brutale, à la limite du déstructuré, qui rend son univers si magique, si unique.

Bien sûr, ceux qui avaient eu l'occasion de le rencontrer lors de la première tournée ont pu retrouver des personnages et des lieux connus. Ainsi le légendaire Stevgak, l'arbre Sladinji ou la région de Mandamaz sont au rendez-vous, mais on découvre également Günel, né de l'amertume du dernier souffle que Stevgak a poussé sur l'arbre Sladinji, ou encore Jalin Madaz, celui que tout le monde croyait être le grand roi à l'armée innombrable.

La particularité des concerts de Nosfell vient des contes qu'il dispense entre les chansons, ces petites histoires de Klokochazia qui nous permettent de découvrir un peu mieux ce pays mystérieux dont il est originaire.
Si chaque album forme un tout cohérent et que chaque conte de la première tournée venait introduire la chanson suivante du premier album, on craignait un peu pour ce concert de retrouver la même structure pour le nouvel album et de se voir donc priver de chansons du premier opus auxquelles on s'est déjà attachées.
Que nenni, Nosfell mêle les deux avec une habileté certaine et parvient tout de même à nous raconter l'histoire sous-jacente dans le nouvel album, le périple de Günel et de ses chiens vers le sud-ouest de Klokochazia.

Nosfell est un artiste complètement habité par son sujet, ce qui en fait quelqu'un de timide, donc le voir beaucoup plus détendu qu'auparavant face aux applaudissements du public est un vrai plaisir.
Il s'est permis à plusieurs reprises de sortir de son personnage et de blaguer avec nous, signe qu'il se trouve de plus en plus à l'aise sur scène. Ça rend toute l'expérience du concert encore plus agréable, tant on sent que Pierre Lebourgeois et lui prennent un véritable plaisir à jouer pour nous.

Je le répète, ce type est une merveille. Il faut le soutenir car il mérite d'être connu et, surtout, reconnu.
__________________
Pillow Pants 4 Life

Work in progress : Elle se sert de ses victimes comme d'un fertilisant humain.

Dernière modification par Zouèze 07/12/2006 à 11h42.
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