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FatFreddy
28/09/2005, 14h24
Une petite info du jour qui m'a fait :o :
Personnellement, ça m'a un peu surpris, et je me demandais à quel point cette action était nécesssaire et/ou reflétait un acte de communication politique.
Sans vouloir tomber dans le débat de comptoir (et pourtant je vais volontairement forcer le trait), j'ai hâte de voir les prochaines grèves SNCF ou de la RATP, ou les opérations escargots des chauffeurs routiers.


Corse: le GIGN a pris le contrôle du cargo de la SNCM détourné
http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/afpji/20050928/050928073959.89gzeq292_des-salaries-de-la-sncm-bloquent-l-entree-du-vieuxa.jpg (http://fr.news.yahoo.com/photos/050928073959.89gzeq29-photo-des-salaries-de-la-sncm-bloquent-l-entree-du-vieux.html)agrandir la photo (http://fr.news.yahoo.com/photos/050928073959.89gzeq29-photo-des-salaries-de-la-sncm-bloquent-l-entree-du-vieux.html)

BASTIA (AFP) - Fait sans précédent dans un conflit social, des commandos héliportés du GIGN ont pris le contrôle mercredi matin à Bastia du navire de la SNCM Pascal Paoli, moins de 24 heures après son détournement par des marins du Syndicat des travailleurs corses (STC, nationaliste) à Marseille.

Le Pascal Paoli faisait route à la mi-journée vers le continent, a indiqué la préfecture maritime de Toulon, sans autre précision sur sa destination ou son heure d'arrivée.

http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/afpji/20050928/050928113757.whvmcocd1_images-de-l-assaut-du-cargo-pascal-paoli--duree--0a.jpg (http://fr.news.yahoo.com/photos/050928113757.whvmcocd-photo-images-de-l-assaut-du-cargo-pascal-paoli--duree--0.html)agrandir la photo (http://fr.news.yahoo.com/photos/050928113757.whvmcocd-photo-images-de-l-assaut-du-cargo-pascal-paoli--duree--0.html)A 08H35, cinq hélicoptères ont surgi au-dessus du cargo-mixte de la SNCM (Société nationale Corse (http://fr.fc.yahoo.com/c/corse.html)-Méditerranée), arrivé la veille vers 23H00 au large de Bastia, sans passagers et avec une petite soixantaine de marins à bord. Une cinquantaine de membres du GIGN, vêtus de noir et encagoulés, sont alors descendus en rappel sur le pont supérieur du navire.

Les commandos ont pris le contrôle du navire en 10 minutes, selon des sources militaires. L'assaut - ordonné par Matignon, selon l'entourage du Premier ministre Dominique de Villepin (http://fr.news.yahoo.com/v/villepin.html) - "s'est déroulé dans le calme", selon un journaliste de France 3 Corse (http://fr.fc.yahoo.com/c/corse.html) présent à bord. Selon lui, il n'y a pas eu de résistance de la part des marins qui avaient été mis en joue avec des armes de poing et des pistolets mitrailleurs.

http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/afpji/20050928/050928113757.whvmcocd3_des-sympathisants-nationalistes-corses-evacuent-una.jpg (http://fr.news.yahoo.com/photos/050928113757.whvmcocd-photo-des-sympathisants-nationalistes-corses-evacuent-un.html)agrandir la photo (http://fr.news.yahoo.com/photos/050928113757.whvmcocd-photo-des-sympathisants-nationalistes-corses-evacuent-un.html)Juste avant, le Pascal Paoli - qui tient son nom d'un patriote (1725-1807) considéré par les nationalistes comme le père de la nation corse (http://fr.fc.yahoo.com/c/corse.html) - le navire tentait d'entrer dans la rade. "On rentre, mais on va être interceptés par des commandos", prévenait Alain Mosconi, secrétaire national du STC-marins, dans un entretien par téléphone avec l'AFP.

Vers 09H00, le bateau reprenait le large, tandis qu'à Bastia, quelque 200 manifestants nationalistes ont commencé à bloquer le centre-ville. Des heurts violents avaient opposé mardi soir des manifestants aux forces de l'ordre.

http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/afpji/20050928/050928113757.whvmcocd2_des-helicopt-res-deposent-des-hommes-du-gign--le-2a.jpg (http://fr.news.yahoo.com/photos/050928113757.whvmcocd-photo-des-helicopt-res-deposent-des-hommes-du-gign--le-2.html)agrandir la photo (http://fr.news.yahoo.com/photos/050928113757.whvmcocd-photo-des-helicopt-res-deposent-des-hommes-du-gign--le-2.html)L'assaut a été "rapide et efficace", a estimé le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, félicitant le GIGN qui intervenait pour la première fois en mer. La prise de contrôle a été qualifiée de "parfaitement réussie" par la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie.

A bord du navire, une équipe de gendarmes maritimes dépêchés par le procureur de la République de Marseille a immédiatement commencé son travail d'enquête visant à "identifier" les auteurs du détournement et à les placer en garde à vue à bord, selon une source judiciaire.

http://eur.news1.yimg.com/eur.yimg.com/xp/afpji/20050928/050928113757.whvmcocd0_assaut-du-cargo-de-la-sncm--le-28-septembre-2005--a.jpg (http://fr.news.yahoo.com/photos/050928113757.whvmcocd-photo-assaut-du-cargo-de-la-sncm--le-28-septembre-2005--.html)agrandir la photo (http://fr.news.yahoo.com/photos/050928113757.whvmcocd-photo-assaut-du-cargo-de-la-sncm--le-28-septembre-2005--.html)Le parquet de Marseille a ouvert mardi une enquête de flagrance pour le "crime de détournement de navire" et le "délit de séquestration de personnes d'une durée de moins de cinq jours".

A Marseille, le port autonome restait bloqué mercredi pour le deuxième jour consécutif à la suite d'un mouvement de grève (http://fr.fc.yahoo.com/g/greve.html) de la CGT du port, simultané à celui des salariés de la SNCM. Selon la direction du port, 32 navires sont bloqués à quai et 19 attendent sur la rade tandis que l'activité de l'ensemble des terminaux était perturbée.

Le mouvement de grève (http://fr.fc.yahoo.com/g/greve.html) de la CGT du PAM a été lancé lundi à minuit, pour protester contre les menaces de "privatisation" du port. Deux syndicalistes du PAM interpellés lundi lors d'échauffourées avec les forces de l'ordre ont été déférés mercredi au parquet de Marseille. Laissés libres, ils comparaîtront le 25 novembre pour "participation à un attroupement".

La CGT de la SNCM, qui a reconduit mercredi le mouvement déclenché voici huit jours pour protester contre la privatisation de la compagnie, attend désormais du gouvernement une nouvelle rencontre après "l'ouverture" manifestée mardi soir par le ministre des Transports Dominique Perben.

Ce dernier a évoqué le maintien d'une participation de l'Etat au capital de la compagnie publique, au côté du fonds d'investissement choisi, Butler Capital Partners.

Son dirigeant Walter Butler a répondu mercredi matin qu'"on pourrait l'accepter". C'est moins le pourcentage de la participation de l'Etat qui ferait débat, selon lui, que "les conditions dans lesquelles l'Etat resterait".

Sources : http://fr.news.yahoo.com/050928/202/4lupj.html

Pimette
28/09/2005, 14h37
j'ai hâte de voir les prochaines grèves SNCF ou de la RATP, ou les opérations escargots des chauffeurs routiers.

Il ne s'agissait plus, en l'occurrence, du seul exercice du droit de grève, mais du détournement d'un navire, bien appartenant à l'Etat (puisque la SNCM n'est pas encore privatisée). On est quand même dans un cas de figure très très différent d'une grève RATP ou SNCF classique : le droit de grève est garanti par la loi, le détournement d'un navire est lui passible de 20 ans de prison.

FatFreddy
28/09/2005, 14h51
j'ai hâte de voir les prochaines grèves SNCF ou de la RATP, ou les opérations escargots des chauffeurs routiers.

Il ne s'agissait plus, en l'occurrence, du seul exercice du droit de grève, mais du détournement d'un navire, bien appartenant à l'Etat (puisque la SNCM n'est pas encore privatisée). On est quand même dans un cas de figure très très différent d'une grève RATP ou SNCF classique : le droit de grève est garanti par la loi, le détournement d'un navire est lui passible de 20 ans de prison.

Je te rassures, j'avais bien cerné ce point, même si dans certains cas, le droit de grève s'est accompagné d'actions violentes (séquestration de personnel, prise de contrôle d'usines ou de bâtiments administratifs). Mais, j'admets volontiers que la comparaison étaitgrossière.:lol:

Ce qui me faisait réagir, c'était plus la proximité avec d'autres actions d'éclat et un retour au renforcement sécuritaire, très apparent dans le traitement de l'information. Et naïvement, je me disais que la campagne présidentielle commençait tôt cette saison ;-)

Et en dehors de ça, j'attends également de voir les répercussions probables sur l'île.

Pimette
28/09/2005, 15h03
Ce qui me faisait réagir, c'était plus la proximité avec d'autres actions d'éclat et un retour au renforcement sécuritaire, très apparent dans le traitement de l'information. Et naïvement, je me disais que la campagne présidentielle commençait tôt cette saison ;-)
J'étais étonnée de voir que Sarko, si prompt habituellement à se mêler de tout, n'était pas encore intervenu sur le sujet... Mais je suis d'accord avec toi sur la campagne présidentielle.
Cela étant, pour être sensibilisée de près aux questions corses en général, j'ai presque tendance à trouver que, pour une fois, l'intervention a été efficace et rapide. Et courageuse, irais-je presque dire.

Et en dehors de ça, j'attends également de voir les répercussions probables sur l'île.
Blocus général annoncé, c'est comme d'habitude les Corses qui vont trinquer pour la SNCM.
Mais il est quand même "étonnant" de voir les élus nationalistes monter au créneau sur un sujet qui, a priori, ne les concerne pas directement. Toujours prompts à récupérer les sujets...

Gregmond
28/09/2005, 15h22
je n'y vois pas franchement un acte de communication politique. De Villepin n'a pas encore franchement communiquer sur le sujet, alors que l'action émane de Matignon (et non de l'intérieur sans quoi le RAID serait intervenu en lieu et place du GIGN)Comme le dit Pim, il s'agit d'un détournement. Que celui ci se fonde sur des motifs sociaux, religieux ou politique ne change en rien la gravité des actes.
Il s'agit d'un acte liberticide et criminel. L'état se devait d'intervenir. C'est plus un devoir qu'une prise de position.
Les conflits sociaux ne doivent pas s'attaquer aux libertés individuelles, sans quoi on prône le retour d'Action Directe et de l'extrême gauche des années 70.

FatFreddy
28/09/2005, 18h04
Cela étant, pour être sensibilisée de près aux questions corses en général, j'ai presque tendance à trouver que, pour une fois, l'intervention a été efficace et rapide. Et courageuse, irais-je presque dire.

OK pour la rapidité et la nécessité d'une action. D'où une certaine logique des moyens apportés pour intervenir en mer. Mais quand même, le GIGN :o
Il n'aurait pas été possible d'attendre au port avec des gendarmes le retour du cargo ?


Mais il est quand même "étonnant" de voir les élus nationalistes monter au créneau sur un sujet qui, a priori, ne les concerne pas directement. Toujours prompts à récupérer les sujets...

En même temps, les nationalistes ont depuis longtemps prôné la stratégie de la corsisation des emplois. Et la SNCM est un fournisseur non négligeables d'emplois pour les insulaires.

L'état se devait d'intervenir. C'est plus un devoir qu'une prise de position.
Les conflits sociaux ne doivent pas s'attaquer aux libertés individuelles, sans quoi on prône le retour d'Action Directe et de l'extrême gauche des années 70.

Certes, mais devant la passivité de l'Etat en Corse depuis une bonne vingtaine d'années, une action aussi sensationnelle et rapide est, en soi, un acte de communication politique.

Pimette
30/09/2005, 11h20
AJACCIO (Reuters) - Un engin explosif de forte puissance a été lancé par-dessus le mur d'enceinte de la préfecture de région à Ajaccio, faisant des dégâts mais pas de blessé.

Vers 19h50 locales, les occupants d'une voiture circulant dans la rue du Sergent Casalonga ont fait halte devant l'enceinte abritant les jardins préfectoraux. Le passager avant droit est alors sorti du véhicule pour aller jeter l'engin, qui a aussitôt explosé.

La déflagration a fait voler en éclats les vitres des bureaux situés à proximité ainsi que celles des appartements de l'autre côté de la rue.

Cet attentat intervient dans un climat de tension lié aux projets de privatisation de la compagnie maritime SNCM.

Jeudi après-midi devant l'assemblée de Corse (http://fr.fc.yahoo.com/c/corse.html), des nationalistes ont émis de vives critiques à l'encontre du préfet de Corse, Pierre-René Lemas. Ce dernier a été accusé d'avoir trahi une promesse en permettant aux "super-gendarmes" du GIGN de prendre le contrôle du ferry "Pascal-Paoli", mercredi matin au large de Bastia. Le bateau avait été détourné 24 heures plus tôt par des marins hostiles à la privatisation de la Société nationale Corse (http://fr.fc.yahoo.com/c/corse.html)-Méditerranée.




Et voilà, on attendait les conséquences en Corse... A part ça, les deux dépôts de carburant de l'île sont bloqués, et on craint une paralysie générale. Un conflit social tout ce qu'il y a de plus correct, donc.

Lossenmar
30/09/2005, 13h43
Hier à gare du nord, les CRS ont balancé des lacrymos sur des voyageurs mécontents ! (lu dans 20 minutes)

Pas grand chose à voir avec la Corse mais je trouvais l'info amusante.

Soulkriver
07/10/2005, 19h20
http://actu.wanadoo.fr/Icons/Logo/sm_afp.gif
SNCM: l'impasse, avec un dépôt de bilan en perspective
http://img-actu.x-echo.com/Images/mmd--francais--journal_internet--une/SGE.OYA58.071005153907.photo00.thumbnail.default-110x73.jpg (http://javascript<b></b>:void(0);)

Après près de trois semaines de crise, le conflit à la SNCM demeure dans une impasse totale, avec pour seules perspectives visibles le dépôt de bilan de la compagnie maritime publique et la paralysie croissante de l'économie, à Marseille comme en Corse.

Deux rounds de discussions cette semaine à Marseille entre gouvernement et syndicats ont été deux coups pour rien: la CGT, première organisation syndicale à la Société nationale Corse-Méditerranée, demeure arc-boutée sur une participation majoritaire de l'Etat dans le capital de la compagnie.

Quant au gouvernement, qui a déjà remanié à trois reprises son plan de sauvetage, il campe désormais sur ses positions: "Il n'y a pas d'autre option possible", a assuré jeudi soir le Premier ministre Dominique de Villepin.

"Maintenant, c'est fini, ce tour de table sera mis en oeuvre", a de son côté affirmé le ministre de l'Economie, Thierry Breton, en évoquant la dernière proposition gouvernementale: porter à 9% la part des salariés dans le capital de la SNCM (http://actu.wanadoo.fr/Article/mmd--francais--journal_internet--doc/sncm-chrono-une-fra-eco.html).

Selon ce plan, la répartition serait la suivante: 38% pour le fonds d'investissement Butler Capital Partners et 28% pour la société de transport Connex (groupe Veolia), 25% pour l'Etat et 9% pour les salariés.

http://img-actu.x-echo.com/Images/mmd--francais--journal_internet--une/SGE.OYA58.071005153907.photo01.thumbnail.default-110x80.jpg (http://javascript<b></b>:void(0);)

Lundi, le conseil d'administration de la SNCM va se réunir, sans que l'on sache clairement si le dépôt de bilan est à l'ordre du jour. M. Breton a semblé l'exclure pour l'immédiat: "Le dépôt de bilan ne se déclenche pas comme ça. C'est un processus, je rappelle que ce processus ne sera pas engagé lundi, il est engagé depuis déjà le mois d'août", a dit le ministre.

Mais la trésorerie de la compagnie est à sec, au point, selon une source proche du dossier, que l'Etat a dû une nouvelle fois mettre la main à la poche fin septembre: il a avancé 15 à 20 millions d'euros pour qu'elle puisse payer les salaires de septembre et ses autres charges jusqu'à la mi-octobre.

Un dépôt de bilan, analysait Le Figaro vendredi, permettrait d'apurer les comptes. Et en cas de faillite, ajoutait le quotidien, l'Etat pourrait être condamné à combler le passif de l'entreprise sans s'attirer les foudres de Bruxelles.

Les contre-projets se sont multipliés cette semaine: alors que la CGT évoque des cessions d'actifs avec maintien majoritaire de l'Etat dans le capital, le Syndicat des travailleurs corses (STC, nationaliste) réclame la cession de la SNCM à la Corse "pour un euro symbolique" - une idée rejetée vendredi par les responsables insulaires.

Quant au président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini (PS), il suggère une participation de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) au capital.

Le conflit fait tache d'huile: depuis le 27 septembre, les agents CGT du port autonome de Marseille (PAM) sont entrés dans le mouvement, bloquant l'activité du premier port de commerce de France. Jeudi, au 17e jour du conflit à la SNCM, le Medef a chiffré à 125 millions d'euros les pertes en résultant pour les entreprises et commerçants.

http://img-actu.x-echo.com/Images/mmd--francais--journal_internet--une/SGE.OYA58.071005153907.photo02.thumbnail.default-110x67.jpg (http://javascript<b></b>:void(0);)

D'ores et déjà, la situation sur le port a fait perdre un contrat à la Compagnie marseillaise de réparation (138 salariés), dernier chantier de réparation navale lourde sur la façade méditerranéenne française. Selon ses syndicats, la situation déjà difficile de la compagnie est aujourd'hui "désastreuse".


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perfo
17/10/2005, 13h24
Scandale à la SNCM : des marins"se partageaient" une partie de l'argent des ventes à bord (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-700062@51-640912,0.html)