Voir la version complète : Prisonnier (Le) [Série]
La Rédaction
30/11/1999, 01h00
Vous pouvez discuter ici du film Prisonnier (Le) [Série].
Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-5776.php
J'ai enregistré les épisodes de la nouvelle mouture sur Canal, je n'ai pas encore pris la peine d'y jeter un œil. Le coffret de la série originale, que des amis m'ont offert pour mon anniversaire, prenait la poussière sur l'étagère depuis cet été. Non pas que je rechignais à m'y replonger (ma première expérience avec le Prisonnier remonte à mon enfance), mais j'attendais le bon moment pour m'y remettre. Il faut croire que la diffusion de ce remake a créé une bonne opportunité. :jaimz:
Ce soir, je le sentais bien, je suis reparti au Village. Autant dire tout de suite que même si certaines images m'ont tout de suite semblé familières, je redécouvre presque tout. Et là, après deux épisodes, c'est quand même la grosse claque. :o Bref, je vais me rationner à deux-trois épisodes par jour, histoire de ne pas tout dévorer d'un coup, mais ça risque d'être difficile. En espérant de ne pas rêver du rôdeur pendant la nuit... :stress:
Et quelle tronche, ce Patrick McGoohan. Il y a quelques gros plans mythiques (même si entretemps j'ai vu Derrick contre Superman (http://www.dailymotion.com/video/x14u5j_derrick-contre-superman_fun), niveau crédibilité, Numéro 6 y perd un peu... :D).
ATTENTION
Je crois savoir que l'ordre des épisodes tels qu'ils sont présentés dans le coffret DVD n'est pas celui souhaité à l'origine. Il correspond bien à l'ordre de diffusion TV, mais qui n'était pas celui dans lequel la série avait été pensée.
Je ne me rappelle pas exactement du pourquoi du comment de tout cela, mais j'avais lu un article à l'époque (il me semble dans feu le magazine DVD Vision).
J'avais également noté l'ordre dans lequel il était souhaitable de regarder la série, puis glissé le papier dans mon coffret DVD. Donc, si ça intéresse je peux éventuellement le ressortir et indiquer cet ordre. Mais il faudra attendre que je sois chez moi (ou que quelqu'un se dévoue avant) :jaimz:
ATTENTION
Je crois savoir que l'ordre des épisodes tels qu'ils sont présentés dans le coffret DVD n'est pas celui souhaité à l'origine. Il correspond bien à l'ordre de diffusion TV, mais qui n'était pas celui dans lequel la série avait été pensée.
Je ne me rappelle pas exactement du pourquoi du comment de tout cela, mais j'avais lu un article à l'époque (il me semble dans feu le magazine DVD Vision).
J'avais également noté l'ordre dans lequel il était souhaitable de regarder la série, puis glissé le papier dans mon coffret DVD. Donc, si ça intéresse je peux éventuellement le ressortir et indiquer cet ordre. Mais il faudra attendre que je sois chez moi (ou que quelqu'un se dévoue avant) :jaimz:
C'est trouvable ici (http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_The_Prisoner_episodes) et, si chacun s'accorde pour commencer et finir au même endroit (et vice versa :D), c'est un grand foutoir avec pas moins de 4 pistes alternatives entre l'épisode 2 et l'épisode 14.
C'est trouvable ici (http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_The_Prisoner_episodes) et, si chacun s'accorde pour commencer et finir au même endroit (et vice versa :D), c'est un grand foutoir avec pas moins de 4 pistes alternatives entre l'épisode 2 et l'épisode 14.Ou je m'aperçois que l'ordre que j'utilisais étais le "6of1" :jaimz:
C'est trouvable ici (http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_The_Prisoner_episodes) et, si chacun s'accorde pour commencer et finir au même endroit (et vice versa :D), c'est un grand foutoir avec pas moins de 4 pistes alternatives entre l'épisode 2 et l'épisode 14.Ou je m'aperçois que l'ordre que j'utilisais étais le "6of1" :jaimz:
J'avais le vieux coffret TF1 et c'est dans cet ordre que je me suis fait ma première vision intégrale (apparemment, c'est la version 1st du tableau), après avoir été subjugué par quelques épisodes captés sur la 1 et/ou la 6 dans ma jeunesse.
Ce qui m'a le plus choqué au visionnement, c'est le sous-titrage anarchico-folklorique de certains épisodes: des phrases entières traduites sans raisons apparente par le mot "Démission" me revient par exemple a l'esprit.
:taré:
L.J. Ghost
14/08/2010, 00h29
Je crois qu'il est nécessaire de rappeler, parce qu'on a quand même un peu tendance à l'oublier, que Patrick McGoohan fut un des plus grands artistes du 20ème siècle.
Ce Prisonnier...
Déjà, il enterre sans se forcer ces vingt dernières années de séries américaines. Facile. BSG, The Wire, The Sopranos, Six Feet Under, The West Wing, tout ça c'est de la daube (oui, de la daube) à côté du Prisonnier. Et je ne parle même pas d'un machin comme Lost, qui ressemble à une fan-fiction rédigée par un déficient mental.
C'est d'une intelligence diabolique. Jamais vu un truc pareil.
Et je préfère ne pas parler de mise en scène, parce que là je pourrais franchement être insultant envers à peu près tout ce qui se fait de près ou de loin depuis. Il y a plus de cinéma dans le générique que dans tout ce que j'ai vu en salles depuis dix ans. J'ai les larmes aux yeux, quand je vois ce générique.
Evidemment, en plus d'être un scénariste brillant et un metteur en scène né, Mc Goohan est un acteur incroyable. Le nombre de nuances qu'il joue par seconde est ahurissant. Ahurissant.
Il faut que cet homme soit reconnu à sa juste valeur. Je ne dis pas que personne n'aime Le Prisonnier, je sais qu'à peu près tout le monde adore, mais l'homme mérite plus de reconnaissance que cela. En attendant, on met déjà des mecs comme James Gray et P.T.A. dans le panthéon des plus grands. Ils ne sont pas dénués de talent, mais c'est quand même une autre catégorie. Mc Goohan est l'égal de Welles, Tarkovski, Dreyer, Lynch.
Wow.
Julio Lopez
14/08/2010, 00h39
Déjà, il enterre sans se forcer ces vingt dernières années de séries américaines. Facile. BSG, The Wire, The Sopranos, Six Feet Under, The West Wing, tout ça c'est de la daube (oui, de la daube) à côté du Prisonnier.
J'étais à deux doigts de dire que j'étais d'accord avec toi mais comme j'en ai vu aucune parmi celles que tu cites en comparaison, je vais m'abstenir. A part Twin Peaks, Seinfeld et South Park, je n'ai regardé aucune saison entière de série depuis des années. Ah si, Friends parce que Laurent me passait les coffrets, et les deux premières saisons de 24 que j'ai vu au ciné à Cognac. (j'ai trouvé cette dernière série très sympa mais pas "traumatisante" comme Le Prisonnier)
Mais je me demande si ce n'est pas une question de génération. T'es-tu posé la question ? Tu as quel âge ? (bientôt 37 pour moi).
Stéphane Argentin
14/08/2010, 00h49
Déjà, il enterre sans se forcer ces vingt dernières années de séries américaines. Facile. BSG, The Wire, The Sopranos, Six Feet Under, The West Wing, tout ça c'est de la daube (oui, de la daube) à côté du Prisonnier.
C'est une opinion qui se défend :neutre:
Mc Goohan est l'égal de Welles, Tarkovski, Dreyer, Lynch.
Même remarque... encore que Lynch :icon_conf
L.J. Ghost
14/08/2010, 00h51
Mais je me demande si ce n'est pas une question de génération. T'es-tu posé la question ? Tu as quel âge ? (bientôt 37 pour moi).
Je ne crois pas que ce soit une question de génération, le truc c'est simplement de voir une oeuvre d'art pour ce qu'elle est.
De jeunes gens considèrent Kurosawa comme le plus grand metteur en scène, et j'imagine que des personnes plus âgées pensent que Kill Bill est le meilleur film du monde.
Je ne vais pas rentrer dans le débat de "sans Le Prisonnier pas de Twin Peaks", et même si j'adore la série de Lynch de manière inconditionnelle, Le Prisonnier lui est supérieur, sans hésiter.
Ah, et j'ai 24 ans. :D
L.J. Ghost
14/08/2010, 00h52
Déjà, il enterre sans se forcer ces vingt dernières années de séries américaines. Facile. BSG, The Wire, The Sopranos, Six Feet Under, The West Wing, tout ça c'est de la daube (oui, de la daube) à côté du Prisonnier.
C'est une opinion qui se défend :neutre:
Attention, j'adore ces séries, mais Le Prisonnier les enterre (plus intelligent, mieux écrit, mieux mis en scène).
Attention, j'adore ces séries, mais Le Prisonnier les enterre (plus intelligent, mieux écrit, mieux mis en scène).
Putain, je peux pas laisser passer ça pour The Wire :quoi:
Parce que c'est l'association typique de la carpe et du lapin.
Le Prisonnier est une merveille mais c'est clairement dans le registre de l'allégorie et du fantastique.
The Wire, c'est dans la densité hyper réaliste qu'il tire tout son sel.
Tu peux tacler BSG, Six Feet Under, The West Wing autant que tu veux.
Mais The Wire, non.
Je regrette.
Je peux pas lire un truc pareil.
L.J. Ghost
14/08/2010, 02h35
Putain, je peux pas laisser passer ça pour The Wire :quoi:
Parce que c'est l'association typique de la carpe et du lapin.
Le Prisonnier est une merveille mais c'est clairement dans le registre de l'allégorie et du fantastique.
The Wire, c'est dans la densité hyper réaliste qu'il tire tout son sel.
Tu peux tacler BSG, Six Feet Under, The West Wing autant que tu veux.
Mais The Wire, non.
Je regrette.
Je peux pas lire un truc pareil.
Le fait que Le Prisonnier soit plutôt fantastique et que The Wire soit réaliste n'entre pas en ligne de compte dans ce que je dis.
J'adooore The Wire, ça m'a mis sur le cul plus d'une fois, c'est absolument brillant, tout ça.
Mais l'intelligence, la majesté de la mise en scène de McGoohan surpasse tout le reste. Ce type a non seulement tout compris à la grammaire cinématographique, mais il la tord, la retrousse, la pousse, la fait vibrer, la tue et l'embrasse. C'est terrifiant. Et je ne dis pas ça parce que c'est plus "foufou" que The Wire, mais Le Prisonnier ne ressemble à rien de connu.
Ce qui fait la beauté de The Wire, c'est d'abord l'écriture, et ensuite la mise en scène. Dans Le Prisonnier, il y a tout, à son paroxysme, en même temps, et tout le temps.
Le fait que Le Prisonnier soit plutôt fantastique et que The Wire soit réaliste n'entre pas en ligne de compte dans ce que je dis.
J'adooore The Wire, ça m'a mis sur le cul plus d'une fois, c'est absolument brillant, tout ça.
Mais l'intelligence, la majesté de la mise en scène de McGoohan surpasse tout le reste. Ce type a non seulement tout compris à la grammaire cinématographique, mais il la tord, la retrousse, la pousse, la fait vibrer, la tue et l'embrasse. C'est terrifiant. Et je ne pas ça parce que c'est plus "foufou" que The Wire, mais Le Prisonnier ne ressemble à rien de connu.
Ce qui fait la beauté de The Wire, c'est d'abord l'écriture, et ensuite la mise en scène. Dans Le Prisonnier, il y a tout, à son paroxysme, en même temps, et tout le temps.
C'est là où je ne suis pas d'accord.
Oui McGoohan a torché une mise en scène renversante ne serait-ce que dans la géométrie de ses cadres. Mais, justement, Le Prisonnier est quelque chose qui a, comme tu dis, plus à voir avec le cinéma. 17 épisodes seulement d'une quarantaine de minutes.
C'était encore les balbutiements d'un medium qui louchait sur le grand frère cinématographique.
The Wire est une œuvre qui s'émancipe de ce modèle, de ce régime d'images et de son agencement pour proposer quelque chose qui a plus à voir avec une réalité romancée, de par, j'insiste fortement dessus, sa densité intime, sociale, criminelle. The Wire est quelque chose qui appartient totalement à la petite lucarne et le porte à son firmament. Qui adopte une respiration télévisuelle où la parole et le comportement donnent le la de la mise en scène.
Parce que, là aussi, on a affaire à quelque chose qui te met une droite en termes de narration mais aussi d'information.
Et ce, pendant 5 saisons, à raison de 60 épisodes d'une heure remplis à ras la gueule.
Et que c'est une série qui m'a retourné comme jamais parce que j'ai senti comme jamais que je connaissais Baltimore sans jamais y avoir foutu les pieds.
Je ne dis pas que The Wire est supérieur à The Prisoner.
Je dis juste que ta manière d'énoncer les choses me gène.
L.J. Ghost
14/08/2010, 03h15
C'est là où je ne suis pas d'accord.
Oui McGoohan a torché une mise en scène renversante ne serait-ce que dans la géométrie de ses cadres. Mais, justement, Le Prisonnier est quelque chose qui a, comme tu dis, plus à voir avec le cinéma. 17 épisodes seulement d'une quarantaine de minutes.
C'était encore les balbutiements d'un medium qui louchait sur le grand frère cinématographique.
The Wire est une œuvre qui s'émancipe de ce modèle, de ce régime d'images et de son agencement pour proposer quelque chose qui a plus à voir avec une réalité romancée, de par, j'insiste fortement dessus, sa densité intime, sociale, criminelle. The Wire est quelque chose qui appartient totalement à la petite lucarne et le porte à son firmament. Qui adopte une respiration télévisuelle où la parole et le comportement donnent le la de la mise en scène.
Parce que, là aussi, on a affaire à quelque chose qui te met une droite en termes de narration mais aussi d'information.
Et ce, pendant 5 saisons, à raison de 60 épisodes d'une heure remplis à ras la gueule.
Et que c'est une série qui m'a retourné comme jamais parce que j'ai senti comme jamais que je connaissais Baltimore sans jamais y avoir foutu les pieds.
Tu as tout à fait raison et je suis absolument d'accord avec toi, sur tous les points.
Maintenant, tu as mis le doigt exactement à l'endroit où je fais la différence entre les deux.
La mise en scène dans The Wire a été conçue par rapport à la narration, à l'écriture, aux dialogues, aux mouvements des personnages. Alors que dans Le Prisonnier, la mise en scène a été pensée en amont du travail d'écriture, elle est la base même de l'oeuvre, sa pierre fondatrice (pour dire cela, je me base sur une interprétation personnelle par rapport à la vision de la chose et en aucun cas d'une déclaration de McGoohan ou de qui que ce soit). Je pense que la mise en scène à influencé l'écriture, alors que c'est l'inverse pour The Wire. Et cette démarche est quelque chose qui me parle et qui me touche, parce que je fonctionne et ressens de cette manière.
Je ne dis pas que The Wire est supérieur à The Prisoner.
Je dis juste que ta manière d'énoncer les choses me gênent.
Et j'en suis désolé, ce n'était pas mon intention au départ.
Les manières de fonctionnement de ces deux séries sont aussi valables l'une que l'autre, il n'y a pas de bon ou de mauvais point de départ, surtout si c'est pour accoucher d'oeuvres aussi importantes que ces deux-là.
Simplement, McGoohan a fait quelque chose que, je pense, personne ou presque n'avait fait avant lui, et que personne ou presque n'a fait après : utiliser tous les leviers de la mise en scène (TV, cinéma, peu importe) pour élever son propos. C'est surtout sa volonté (exécutée par la suite, c'est ce qui est important) que je trouve admirable, et qui me fait dire qu'il est l'un des plus grands artistes du siècle dernier. Ce qui ne veut pas dire qu'après avoir vu Le Prisonnier, je déteste The Wire, simplement, entre génial et totalement génial, je fais une démarcation.
Et je donnerais un bras pour pouvoir lire le scénario du film Le Prisonnier qu'a écrit McGoohan !
vBulletin® v.3.6.4, Copyright ©2000-2012, Jelsoft Enterprises Ltd. Tous droits réservés - Version française vbulletin-fr.org