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Voir la version complète : Glauber Rocha


Antonio das Mortes
14/07/2006, 01h22
Vous ne pouviez pas échapper à cette info!:honte:


http://cinemasaintmichel.free.fr/horaires/img/PH_antoniodasmortes.jpg
http://cinemasaintmichel.free.fr/horaires/film s.php?page=8 (http://cinemasaintmichel.free.fr/horaires/films.php?page=8)
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http://www.films-sans-frontieres.fr/glauberrocha/

dodeskaden
14/07/2006, 01h25
En voila une bonne idée pour occuper ma soirée du 14 juillet, marci Antonio

dodeskaden
14/07/2006, 23h42
O Dragão da Maldade Contra o Santo Guerreiro
Antonio das Mortes
1969

Vu. Pas encore digéré entièrement ce film qui valu la palme d'or pour son réalisateur Glauber Rocha.

À chaud :
Le mythe et la construction du mythe.
Il s'agit là d'une parabole sur la lutte du peuple (et certainement pas la lutte des classes) pour sa propre survie.

À travers la figure du bandit d'honneur paysan (cangaceiros) inspiré par la Sainte du sertão, le vieillard propriétaire terrien esclavagiste, le commissaire lâche à la solde du dollars, le proffesseur idéologue, vagabond et ivrogne, qui finalement embrassera la putain "République" (morte... sacrifié) et enfin Antonio das Mortes le mercenaire, tueur de bandits qui aura une illumination et se rangera du côté des plus pauvres afin de les venger.

Il est certain que, maintenant, j'aimerai voir beaucoup plus de film de ce grand cinéaste.

En tout cas merci Antonio pour cette information.

Antonio das Mortes
19/07/2006, 02h14
O Dragão da Maldade contra o Santo Guerreiro
Glauber Rocha initie son quatrième film comme une somme des trois précédents. Il y a alors un "mélodrame du pouvoir", une "politique-fiction" et un "récit mythologique". C'est ce récit, sous la forme d'un "Western" des origines, qui domine une fois encore, après "Deus e o Diabo na Terra do Sol (http://french.imdb.com/title/tt0058006/)". Re-création à partir des aventures réelles et fantasmatiques des "Cangaceiros" du Sertão, une fronde de bandits du nordeste brésilien. C'est une tragédie barbare. Les personnages sont des archétypes brésiliens: Le propriétaire terrien, la pute, le capitaliste, la sainte, le mercenaire, le prêtre, l'intellectuel, l'esclave noir, le bandit, le mercenaire, .... Tous jouets de leurs destinées écrites dans des milliers de feuilletons de quelques feuillets (folheto ou literatura de cordel), chantées et composées en poésie populaires (pour l'origine et le succès). Le peuple, qui apparaît comme un ensemble hétérogène chantant ensemble son oppression et ses espoirs, est l'enjeu du combat que ces figures vont menés. Les uns pour les posséder, d'autres pour les exploiter, d'autres encore pour les libérer et se mettre à égalité. C'est déjà une Histoire du Brésil. Film fait avec les moyens du "tiers-monde" et ne s'en cachant pas, bien au contraire, décidé à en faire une force, par son altérité, son aspérité, contre le "cinéma impérialiste" (Hollywoodien et/ou capitaliste, dédié au divertissement et à l'argent) selon la terminologie qui avait cours en 1969, dans la continuité du mouvement tropicaliste. Ainsi le film est fait de blocs de temps incompressibles, pas de fondu (image et son). L'espace du plan est occupé par la résistance des personnages à leur propre érosion, comme un écho à un paysage défait et aride. Et Glauber Rocha va orchestrer, petit à petit, le retournement du mercenaire vers la voie de la révolution sociale. Coup de force symbolique mais définitif fait à l'issue de cet opéra de libération. Libération du carcan du récit académique, du carcan social.
http://img149.imageshack.us/img149/4659/cordel1iv4.jpg

La Rédaction
02/04/2007, 18h07
Vous pouvez discuter ici de la star Glauber Rocha.
Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/stars-details-31228.php