Hate-craft
24/03/2005, 16h49
http://www.vampyres-online.com/images/tod_browning_big.jpg
Ha! Tod Browning (1882-1962), ce grand cinéaste américain marqué par sa jeunesse passée dans les foires et les cirques, ne laisse personne indifférent (ni même le cinéma de minuit, maintes fois programmé à la bonne époque...).
Initialement, comédien de théatre, il se lance dans le cinéma, en tant qu'acteur, puis assistant et rapidement réalisateur en 1916.
On ne peut pas parler de Browning sans parler de Lon Chaney avec lequel il collaborera sur 10 films...Son "souffre-douleur"... Nous avons, peut-être là, le premier voir le meilleur exemple de coopération cinématographique qui peut s'avérer être en fait une thérapie pour Browning.
Lon Chaney peut être considéré comme une muse pour Browning, il lui inspire ses personnages les plus hors-normes: un homme sans bras (The Unknown), un personnage hideux (La Route de Mandalay parmis tant d'autres...) ...
Son film le plus ancien, visionné par mes soins (et que je me souviennes), est Le Club Des Trois (1925), une bizarrerie morale, dérangeante voir inquiétante où tout n'est que relativité. L'histoire d'une association criminelle de 3 personnalités marginales (théme recurrent chez Browning...Et non, Burton n'a pas l'exclusivité...), un nain, un ventriloque et un geant... Une oeuvre forte et poignante!
http://img182.imageshack.us/img182/9264/club3ps7.jpg (http://imageshack.us/)
Bien sûr, il y a son Dracula (1931), avec Lugosi, oeuvre à la fois sur-estimée et sous-estimée. Sur-estimée pour son aspect "pionnier", sous-estimée pour son caractère grave, gothique et donc, tout à fait indispensable!
Comment ne pas succomber à tant de savoir faire: ce jeu des ombres et lumières nous renvoie directement à Murnau et l'école allemande, cette atmosphère à la fois onirique et oppressante, aidé en cela par des décors somptueux pour l'époque, fignolent le côté "culte" de l'oeuvre.
http://www.allposters.com/IMAGES/54/039_69111.jpg
Et puis, en 1932, sort son chef-d'oeuvre, Freaks (La Monstrueuse Parade), là encore, l'homme se focalise sur le traitement du milieu forain, la relativité de la normalité, la marginalité, la souffrance de la difformité, la moralité somme toute très approximative...
La "pièce" s'articule autour de vedettes bien réelles du cirque Barnum, homme-tronc, femme sans bras, squelette vivant, soeurs siamoises ...
Un des tout premier film dérangeant, provoquant mais tellement émouvant et au message universel. Incontournable, sans équivalent!
http://rocbo.chez.tiscali.fr/cine/cine-bis/browning/img/freaks_aff_vi.jpg
http://rocbo.chez.tiscali.fr/cine/cine-bis/browning/img/freaks2_vi.jpghttp://rocbo.chez.tiscali.fr/cine/cine-bis/browning/img/freaks3_vi.jpghttp://rocbo.chez.tiscali.fr/cine/cine-bis/browning/img/freaks1_vi.jpg
La Marque Du Vampire (1935) m'a conquis également de part son anti-conformité, léger spoiler:
Browning avait déjà compris que la douce et triste réalité pouvait également faire peur...
Un de mes premiers films vus du réal. et un gros coup de coeur. Très haut standing et esthétisme ultra léché!
L'association des acteurs Lionel Barrymore, Bela Lugosi et Elizabeth Allan est tout simplement énorme.
Surprenant et à voir vierge de toute echo sur le film...
http://img178.imageshack.us/img178/8388/mvampac2.jpg (http://imageshack.us/)
Mon préféré sort en 1936, Les Poupées Du Diable, film fantastico-féerique, d'une beauté hallucinante:
Le synopsis:
Victime d'un complot, un banquier est injustement condamné au bagne sur l'Ile du Diable. Il réussit quelques années plus tard à s'échapper en compagnie d'un scientifique, inventeur d'une formule permettant de réduire à la taille d'une poupée les êtres humains. La vengeance n'est pas loin...
http://img182.imageshack.us/img182/4696/devildollkp6.jpg (http://imageshack.us/)
En bref, pour moi, un artiste insolite dont l'inventivité et le goût du fantastique l'ont élévé au rang définitivement de culte! :-)
Ha! Tod Browning (1882-1962), ce grand cinéaste américain marqué par sa jeunesse passée dans les foires et les cirques, ne laisse personne indifférent (ni même le cinéma de minuit, maintes fois programmé à la bonne époque...).
Initialement, comédien de théatre, il se lance dans le cinéma, en tant qu'acteur, puis assistant et rapidement réalisateur en 1916.
On ne peut pas parler de Browning sans parler de Lon Chaney avec lequel il collaborera sur 10 films...Son "souffre-douleur"... Nous avons, peut-être là, le premier voir le meilleur exemple de coopération cinématographique qui peut s'avérer être en fait une thérapie pour Browning.
Lon Chaney peut être considéré comme une muse pour Browning, il lui inspire ses personnages les plus hors-normes: un homme sans bras (The Unknown), un personnage hideux (La Route de Mandalay parmis tant d'autres...) ...
Son film le plus ancien, visionné par mes soins (et que je me souviennes), est Le Club Des Trois (1925), une bizarrerie morale, dérangeante voir inquiétante où tout n'est que relativité. L'histoire d'une association criminelle de 3 personnalités marginales (théme recurrent chez Browning...Et non, Burton n'a pas l'exclusivité...), un nain, un ventriloque et un geant... Une oeuvre forte et poignante!
http://img182.imageshack.us/img182/9264/club3ps7.jpg (http://imageshack.us/)
Bien sûr, il y a son Dracula (1931), avec Lugosi, oeuvre à la fois sur-estimée et sous-estimée. Sur-estimée pour son aspect "pionnier", sous-estimée pour son caractère grave, gothique et donc, tout à fait indispensable!
Comment ne pas succomber à tant de savoir faire: ce jeu des ombres et lumières nous renvoie directement à Murnau et l'école allemande, cette atmosphère à la fois onirique et oppressante, aidé en cela par des décors somptueux pour l'époque, fignolent le côté "culte" de l'oeuvre.
http://www.allposters.com/IMAGES/54/039_69111.jpg
Et puis, en 1932, sort son chef-d'oeuvre, Freaks (La Monstrueuse Parade), là encore, l'homme se focalise sur le traitement du milieu forain, la relativité de la normalité, la marginalité, la souffrance de la difformité, la moralité somme toute très approximative...
La "pièce" s'articule autour de vedettes bien réelles du cirque Barnum, homme-tronc, femme sans bras, squelette vivant, soeurs siamoises ...
Un des tout premier film dérangeant, provoquant mais tellement émouvant et au message universel. Incontournable, sans équivalent!
http://rocbo.chez.tiscali.fr/cine/cine-bis/browning/img/freaks_aff_vi.jpg
http://rocbo.chez.tiscali.fr/cine/cine-bis/browning/img/freaks2_vi.jpghttp://rocbo.chez.tiscali.fr/cine/cine-bis/browning/img/freaks3_vi.jpghttp://rocbo.chez.tiscali.fr/cine/cine-bis/browning/img/freaks1_vi.jpg
La Marque Du Vampire (1935) m'a conquis également de part son anti-conformité, léger spoiler:
Browning avait déjà compris que la douce et triste réalité pouvait également faire peur...
Un de mes premiers films vus du réal. et un gros coup de coeur. Très haut standing et esthétisme ultra léché!
L'association des acteurs Lionel Barrymore, Bela Lugosi et Elizabeth Allan est tout simplement énorme.
Surprenant et à voir vierge de toute echo sur le film...
http://img178.imageshack.us/img178/8388/mvampac2.jpg (http://imageshack.us/)
Mon préféré sort en 1936, Les Poupées Du Diable, film fantastico-féerique, d'une beauté hallucinante:
Le synopsis:
Victime d'un complot, un banquier est injustement condamné au bagne sur l'Ile du Diable. Il réussit quelques années plus tard à s'échapper en compagnie d'un scientifique, inventeur d'une formule permettant de réduire à la taille d'une poupée les êtres humains. La vengeance n'est pas loin...
http://img182.imageshack.us/img182/4696/devildollkp6.jpg (http://imageshack.us/)
En bref, pour moi, un artiste insolite dont l'inventivité et le goût du fantastique l'ont élévé au rang définitivement de culte! :-)