Voir la version complète : Cherche film dont j'ai le titre
dodeskaden
15/04/2007, 00h14
Bon, il y a tout de même quelque chose de sérieux derrière ce talc...
Certaines de mes réponses pour le jeu des captures sont des titres forgés très sérieusement, bien qu'étant des inventions totales.
Certains de ces titres me tiennent à c½ur, et j'aimerai, éventuellement, un jour, les voir sortir en salle.
Si donc vous êtes inspirés par certains titres, il est possible dans faire un scénario plus consistant.
Par ailleurs, vous pouvez également proposer vos propres films, qui ainsi enrichira une belle base de donnée de vrais faux films.
C'est donc le topic des films inventés... un petit exercice de l'OUCIPO (l'Ouvroir de Cinéma Potentiel).
À vos claviers donc !
Je l'inaugure par quelques titres trouvés récemment :
Querido Llorar, Pablo Esteban Gonzalez, 2000
Ce film est un remake du célèbre Cry baby de John Waters avec toute la chaleur de l'Espagne contemporaine. Largement influencé par Pedro Almodovar, mais aussi par Orson Wells, le jeune P E Gonzalez signe ici son premier long métrage en rendant un vibrant hommage à ses maitres.
Un film plein de larmes, d'amour, de sang, d'oreilles et de queue de taureau... Olé.
Histoire de la pâtisserie mondiale, John B. Guld, 1999-2006
En huit films Guld a montrer les interractions amoureuses de la pâtisserie à travers le monde.
Des okashi japonais de l'ère Heisei que Sei Shonagon chantait dans ses Notes de chevet à l'histoire de la charlotte inventée par M A Carême...
De la pâtisserie des anciens perses au food art le plus contemporain, Guld a su avec passion créer un documentaire fiction à la fois tendre (comme un puit d'amour) et drôle (comme ces pâtisseries surprises inventées — bombes délicieuses aux fruits rouges — à la fin du XIXème siècle par le pâtissier de talent Enki Karzak), toujours dans un ton juste et parfaitement documenté.
La soupe aux moules, Fabien Etrelas, 1996
Etrelas est un réalisateur discret et breton, qui s'inspire largement de la comédie italienne de la fin des 60's début 70's.
La soupe aux moules est une émouvante histoire racontant l'histoire d'une bande de copains tous marins pêcheurs qui, fasse à la crise qui frappe leur activitée de terminer en beauté par une orgie de coquillages et crustacées.
Cette comédie grinçante et également une dénonciation de notre société de consomation.
Calamity
15/04/2007, 11h14
Chouette un nouveau jouet pour mes vacances de Pâques, puisque je n'ai toujours pas de thèse à relire. :D
:pimauv: :pimorang: :pimbleue:
Bad Taste
15/04/2007, 13h03
Chouette un nouveau jouet pour mes vacances de Pâques, puisque je n'ai toujours pas de thèse à relire. :D
:pimauv: :pimorang: :pimbleue:Il a promis que ce serait pour bientôt.
:D
hello kitty !!!
15/04/2007, 13h46
Chouette un nouveau jouet pour mes vacances de Pâques, puisque je n'ai toujours pas de thèse à relire. :D
:pimauv: :pimorang: :pimbleue:Il a promis que ce serait pour bientôt.
:D
hum!
je serais à cours de lecture d ici un mois, j aurai fini d'annoter les mémoires de mes deux padawans du taf. donc j attends, hein Dode ???
Bad Taste
15/04/2007, 14h30
donc j attends, hein Dode ???L'attente avec dode, c'est encore plus long qu'avec n'importe qui d'autre. :D
dodeskaden
15/04/2007, 20h23
Franchement vous n'êtes pas drôles... je vous propose un (hum) super jeu, et vous me parlez boulot :cry:
Bad Taste
15/04/2007, 20h27
J'ai commencé un super résumé :
J'ai le titre.
:D
Calamity
16/04/2007, 16h55
Fumiko, de Ryuta Katayama, 2002
Jeune cinéaste japonais prometteur, Ryuta Katayama se livre, dans son second opus, à un véritable travail d'entomologiste sur la société japonaise contemporaine. C'est sans nulle concession qu'il explore la violence des rapports sociaux et ses ravages. Le film est porté par une pléiade d'acteurs admirablement dirigés, dont la désormais célèbre Noriko Tanaka. Révélée en 1998 par Kon Yamada, dans son superbe Soleil noir, Noriko Tanaka incarne ici avec conviction une femme en lutte contre les préjugés sociaux de son époque.
Bad Taste
16/04/2007, 17h15
Ca a l'air chiant. :grumpy:
Calamity
16/04/2007, 17h20
Ca a l'air chiant. :grumpy:
Pas plus qu'un Ozu muet. :D
Bad Taste
16/04/2007, 17h22
Ca a l'air chiant. :grumpy:Pas plus qu'un Ozu muet. :DCa y ressemble. :irked:
Calamity
16/04/2007, 17h24
Ca y ressemble. :irked:
T'as rien dans tes tiroirs toi au fait ? :D
Bad Taste
16/04/2007, 17h28
Non. :D
A part le titre. :D
J'ai toujours pas compris le principe de ce sujet ...
dodeskaden
16/04/2007, 19h28
Fumiko, de Ryuta Katayama, 2002
Jeune cinéaste japonais prometteur, Ryuta Katayama se livre, dans son second opus, à un véritable travail d'entomologiste sur la société japonaise contemporaine. C'est sans nulle concession qu'il explore la violence des rapports sociaux et ses ravages. Le film est porté par une pléiade d'acteurs admirablement dirigés, dont la désormais célèbre Noriko Tanaka. Révélée en 1998 par Kon Yamada, dans son superbe Soleil noir, Noriko Tanaka incarne ici avec conviction une femme en lutte contre les préjugés sociaux de son époque.
Magnifique ... :clap: c'est un condensé pratiquement d'un quart du cinéma japonais :love:
pour Guioui.
Tu a un titre et éventuellement un résumé du film que tu as très envie de voir, oui mais voilà, ce film (ou sa trame) n'existe que dans ta tête.
Tu le proposes et peut être qu'un jour un gentil réalisateur t'appellera en disant quelle merveilleuse idée (ou pas).
L'autre alternive est éventuellement de proposer des résumés (ou critiques) de titres proposés ici... ou de développer l'histoire.
En bref c'est un topic de films potentiels (un tofipo).
Tu veux dire que tout ça :
Querido Llorar, Pablo Esteban Gonzalez, 2000
Ce film est un remake du célèbre Cry baby de John Waters avec toute la chaleur de l'Espagne contemporaine. Largement influencé par Pedro Almodovar, mais aussi par Orson Wells, le jeune P E Gonzalez signe ici son premier long métrage en rendant un vibrant hommage à ses maitres.
Un film plein de larmes, d'amour, de sang, d'oreilles et de queue de taureau... Olé.
Histoire de la pâtisserie mondiale, John B. Guld, 1999-2006
En huit films Guld a montrer les interractions amoureuses de la pâtisserie à travers le monde.
Des okashi japonais de l'ère Heisei que Sei Shonagon chantait dans ses Notes de chevet à l'histoire de la charlotte inventée par M A Carême...
De la pâtisserie des anciens perses au food art le plus contemporain, Guld a su avec passion créer un documentaire fiction à la fois tendre (comme un puit d'amour) et drôle (comme ces pâtisseries surprises inventées — bombes délicieuses aux fruits rouges — à la fin du XIXème siècle par le pâtissier de talent Enki Karzak), toujours dans un ton juste et parfaitement documenté.
La soupe aux moules, Fabien Etrelas, 1996
Etrelas est un réalisateur discret et breton, qui s'inspire largement de la comédie italienne de la fin des 60's début 70's.
La soupe aux moules est une émouvante histoire racontant l'histoire d'une bande de copains tous marins pêcheurs qui, fasse à la crise qui frappe leur activitée de terminer en beauté par une orgie de coquillages et crustacées.
Cette comédie grinçante et également une dénonciation de notre société de consomation.
c'est dans ta tête ?
:o
dodeskaden
16/04/2007, 19h58
et les fautes d'orthographes aussi...
Calamity
17/04/2007, 13h22
c'est dans ta tête ?
:o
Quelle candeur ! C'est grand, c'est beau ! :jaimz:
Calamity
17/04/2007, 13h56
Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras ! 1974
Classique maudit du cinéma érotique expérimental des années soixante-dix, Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras ! explore avec un humour ravageur les milieux interlopes les plus insoupçonnés. Réalisé par Jean-Dominique Cars, plus connu pour ses documentaires sur les grèves ouvrières de 1968, ce film a subi les feux de la censure essentiellement pour avoir brocardé à mots couverts quelques personnalités politiques de l'époque. Il attend donc depuis plus de trente ans sa résurrection. Outre la présence de Ludmila Mars, légèrement plus vêtue qu'à l'ordinaire, on remarquera celle du plasticien américain David M. Grisham, qui a conçu les décors stupéfiants d'un film qui est d'abord une redoutable satire politique.
dodeskaden
17/04/2007, 14h08
Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras ! 1974
Classique maudit du cinéma érotique expérimental des années soixante-dix, Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras ! explore avec un humour ravageur les milieux interlopes les plus insoupçonnés. Réalisé par Jean-Dominique Cars, plus connu pour ses documentaires sur les grèves ouvrières de 1968, ce film a subi les feux de la censure essentiellement pour avoir brocardé à mots couverts quelques personnalités politiques de l'époque. Il attend donc depuis plus de trente ans sa résurrection. Outre la présence de Ludmila Mars, légèrement plus vêtue qu'à l'ordinaire, on remarquera celle du plasticien américain David M. Grisham, qui a conçu les décors stupéfiants d'un film qui est d'abord une redoutable satire politique.
Rhôô je me souviens l'avoir vu celui-ci, il y a maintenant (hum) quelques années quand le forum des images s'appelait la vidéothèque de Paris.
Les scènes de zoopeluchephilie juste esquissée par la sublime Ludmila Mars... et bien sûr cette fameuse scène d'accouplement contre nature du grand duc et de la chouette hulotte (qui sont évidemment des caricatures comme le soulignait Calamity de VGE et de Françoise Giroud :o )
Ah que de nostalgie.
Les livres de poches se cachent pour mourir, Dagür Vitroulnik, Avril à Mai 1967, Hongrie/Swaziland, noir & blanc charbonné.
Fort de sa réputation de Nécronomicon du roman Harlequin filmé, Les livres de poches se cachent pour mourir condense à merveille et pour notre plus grand malheur toute la richesse visuelle du cinéma torturé (et un rien pénible) de Dagür Vitroulnik, célèbre réalisateur austro-swazilandais (par sa mère et son père, respectivement) qui révolutionna plus l'art délicat de l'ophtalmologie par son usage très personnel du jump-cut que l'art cinématrographique en lui-même (mettant ainsi au point une méthode révolutionnaire bien que controversée de détection de l'épilepsie rétrograde chez les nourrissons de 6 à 12 mois).
Les livres de poches se cachent pour mourir, oeuvre phare du mouvement néo-dioptrique, cache donc sous des dehors austères de film difficile une véritable déclaration d'amour de son auteur au livre de poche sur fond de rédemption par la torture oculaire, thème récurrent s'il en est chez le réalisateur aveugle des Rétines de feu et de 100 000 cornées au soleil. Un film simple et poignant, qui arrachea des larmes à tous les membres du Congrès des Huissiers Helvètes, réunis par hasard le jour de la première du film à Novossibirsk, en Juin 2007 (le film détient à ce titre le record du monde de la post-prod la plus longue de l'histoire du cinéma : 30 ans).
Ne ratez pas les projections (sponsorisées par les Laboratoires Boiron) de Les livres de poches se cachent pour mourir à partir de la semaine prochaine, au cinéma L'Afflelou, 666 rue des mirettes, Paris 2/10e rive gauche, 7/10e rive droite, en copie neuve délavée.
Paris 2/10e rive gauche, 7/10e rive droite
:llol::llol::llol:
Le reste aussi, mais ce final m'a achevé.
Calamity
18/04/2007, 13h05
Ne ratez pas les projections (sponsorisées par les Laboratoires Boiron) de Les livres de poches se cachent pour mourir à partir de la semaine prochaine, au cinéma L'Afflelou, 666 rue des mirettes, Paris 2/10e rive gauche, 7/10e rive droite, en copie neuve délavée.
Les programmateurs de L'Afflelou auraient pu se fendre d'une rétrospective intégrale. :jaimz: Des petits joueurs, comme toujours...
Mais Dode aura peut-être envie de lancer une édition DVD des films de ce cinéaste. :idea:
La perle de l'impossible, Erik Kervarek, 1999
Profitant du renouveau du cinéma d'auteur breton grâce au succès inattendu (et interrégional) de La soupe aux moules de Fabien Etrelas en 96, Erik Kervarek a enfin pu, après des années d'efforts, mener à terme son projet (un peu fou) de faire un long métrage d'animation ayant pour toile de fond la conchyliculture dans l'arrière-pays vannetais.
Entièrement réalisé selon la technique de l'aquarelle en usant d'eau de mer et des pigments produits naturellement par les mollusques, La perle de l'impossible raconte l'histoire sincère mais passionnante d'un conchyliculteur qui investit toute son énergie et sacrifie tout (y comprit sa famille) à sa passion dévorante : faire produire des perles à des moules de bouchot.
"LE chef d'oeuvre que l'on attendait tous sur la conchyliculture." (TéléDVDrama)
Calamity
18/04/2007, 22h57
La perle de l'impossible, Erik Kervarek, 1999
Je veux voir ce film. :love:
Bad Taste
18/04/2007, 23h13
Ca a l'air chiant. :grumpy:
Calamity
18/04/2007, 23h18
Ca a l'air chiant. :grumpy:
Moi j'aime que les trucs chiants ; c'est un sport. :D
JaimzHatefield
18/04/2007, 23h49
On dirait un pitch pour une saga familliale de l'été sur France Télévisions, avec la dynastie bâtie autour de la tradition de la vinasse /bierre /pain /parfum /coquillages /fromage /macramé.
Ou alors le résumé d'un Louis la brocante. :jaimz:
Ca a l'air chiant. :grumpy:
Moi j'aime que les trucs chiants ; c'est un sport. :D
C'est pour ça que tu fréquentes dode ? :minerien:
(Et vlan ! Vengeance ! :x)
On dirait un pitch pour une saga familliale de l'été sur France Télévisions, avec la dynastie bâtie autour de la tradition de la vinasse /bierre /pain /parfum /coquillages /fromage /macramé.
Ou alors le résumé d'un Louis la brocante. :jaimz:Merci, y'a pas à dire, ca fait plaisir :grumpy:
dodeskaden
19/04/2007, 00h37
l'histoire sincère mais passionnante
Tiens j'ai failli m'acheter escalier C en dvd :D
Il est annoncé pour la fin de l'année un festival du film breton à Paris, avec notament également :
Les maudits de Kermader de Pierre Paul Donadieu 1999
Ce film ce base sur une quinze disparitions inexpliquées survenues entre 1919 et 1939 dans le quadrilatère dont les sommets sont Quiberon, Erdewen, Arzon et Grand-champ. À l'épicentre le hameau de Kermader... mystérieusement on retrouva dans la ferme de André Marie Croix (une des trois maisons du hameau) des objets semblant avoir appartenus aux disparus sans pourtant que les familles soient formels car tout les objets semblaient avoir été "retournés" (comme des gants).
Pierre Paul Donadieu, se basant sur ces étranges faits divers (alors inexpliqués), mène l'enquête...
Et puis, je recherche activement les titres d'une série (chaque épisode — une enquête — est indépendant en fait) réalisée par André Braudel adaptant les ½uvres de Fernand Chastel : Les enquêtes de Jean-Luc Marc Matthieu.
Ce détective peu commun, qui bien qu'homme possède également les qualités du lion, du taureau et de l'aigle (le courage, la force et le discernement) a résolu des histoires très étranges, voir suranturelles.
des histoires très étranges, voir suranturelles.Je me permets de préciser pour le lecteur peu averti qu'il ne faut pas confondre l'épithete suranturel avec surnaturel.
Surnaturel : qui sort du naturel
Suranturel : qui prend plusieurs années avant d'arrêter de nous faire chier
Je vous remercie de votre attention. :clap:
Calamity
19/04/2007, 00h50
Et puis, je recherche activement les titres d'une série (chaque épisode ? une enquête ? est indépendant en fait) réalisée par André Braudel adaptant les ½uvres de Fernand Chastel : Les enquêtes de Jean-Luc Marc Matthieu.
Ce détective peu commun, qui bien qu'homme possède également les qualités du lion, du taureau et de l'aigle (le courage, la force et le discernement) a résolu des histoires très étranges, voir suranturelles.
:o :o :o Dooode ! Ça nous rajeunit pas, les enquêtes de Jean-Luc Marc Matthieu ! Putain, j'ignorais qu'elles avaient été adaptées à l'écran. :eheh:
C'est pour ça que tu fréquentes dode ?
(Et vlan ! Vengeance ! )
Pas de réglements de comptes à mon corps défendant. :jaimz:
Je viens de découvrir ce topic : vous êtes de grands malades ! :o :o :o :o
Mais j'adôôôôôôôôôôôre ! :love:
zanzibar
19/04/2007, 11h09
Mais j'adôôôôôôôôôôôre ! :love:
Pareil :pimbleue:
Et ça me désole beaucoup de ne pas être une assez grande malade pour pouvoir l'alimenter ce bô topic :groucho:
Calamity
19/04/2007, 12h48
Je viens de découvrir ce topic : vous êtes de grands malades ! :o :o :o :o
Mais j'adôôôôôôôôôôôre ! :love:
Pim, vas-y, parle-nous d'un film potentiel... J'adore ce topic ! Il va mourir si personne ne l'alimente, et ça c'est très grave. :jaimz:
Et ça me désole beaucoup de ne pas être une assez grande malade pour pouvoir l'alimenter ce bô topic
M'enfin, Zanzi, même moi j'ai réussi à parler de faux films (alors que je suis incapable de commenter les vrais)... :groucho:
Allez, viendez les gens parler de films qui n'existent pas ! :pimverte:
Calamity
19/04/2007, 13h34
L'Attraction terrestre, Pavel Mirkov, 1993, court métrage, noir et blanc.
C'est une nouvelle fantaisie onirique que nous livre Pavel Mirkov, petit-fils de l'écrivain dissident Mikhael Mirkov, qui a passé vingt dans les geôles soviétiques pour outrages aux bonnes m½urs du peuple. Dans un paysage évoquant l'île de Cythère, des jeunes filles courent nues sur les débris des statues déboulonnées de Staline et Lénine jusqu'à complète disparition des ruines éparses qui s'érodent sous les pieds graciles de la kyrielle de nymphes. Malheureusement, la beauté de certaines images ne permet pas de faire oublier au spectateur le caractère grotesque de beaucoup d'autres plans et la pauvreté métaphorique de l'ensemble. Seuls les amateurs du travail de Mirkov y trouveront un quelconque intérêt.
Les bronzés 3 - Patrice Lecomte
Les bronzés se reforment, 30 ans après ! Dans un hotel luxueux au bord de la mer. Ils sont tous de retour et c'est toujours aussi potache. Hihi.
Kill Bill, film en deux parties - de Uwe Boll
Les aventures picaresques d'une femme qui veut se venger. Revisite à merveille toute une profusion de genres cinématographiques. Le bon goût éclate sur la pelicule. Bill, le grand vilain est d'un charisme fabuleux. Uma Thurman est d'une beauté époustouflante.
Calamity
19/04/2007, 14h22
Les bronzés 3 - Patrice Lecomte
Les bronzés se reforment, 30 ans après ! Dans un hotel luxueux au bord de la mer. Ils sont tous de retour et c'est toujours aussi potache. Hihi.
Kill Bill, film en deux parties - de Uwe Boll
Les aventures picaresques d'une femme qui veut se venger. Revisite à merveille toute une profusion de genres cinématographiques. Le bon goût éclate sur la pelicule. Bill, le grand vilain est d'un charisme fabuleux. Uma Thurman est d'une beauté époustouflante.
http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/gne.gif
Bad Taste
19/04/2007, 14h39
Les bronzés 3 - Patrice Lecomte
Les bronzés se reforment, 30 ans après ! Dans un hotel luxueux au bord de la mer. Ils sont tous de retour et c'est toujours aussi potache. Hihi.
Kill Bill, film en deux parties - de Uwe Boll
Les aventures picaresques d'une femme qui veut se venger. Revisite à merveille toute une profusion de genres cinématographiques. Le bon goût éclate sur la pelicule. Bill, le grand vilain est d'un charisme fabuleux. Uma Thurman est d'une beauté époustouflante.Taquin.
L'Attraction terrestre, Pavel Mirkov, 1993, court métrage, noir et blanc.Ca a l'air chiant. :grumpy:
Jean-Noël Nicolau
19/04/2007, 14h40
Les bronzés 3 - Patrice Lecomte
Les bronzés se reforment, 30 ans après ! Dans un hotel luxueux au bord de la mer. Ils sont tous de retour et c'est toujours aussi potache. Hihi.
Kill Bill, film en deux parties - de Uwe Boll
Les aventures picaresques d'une femme qui veut se venger. Revisite à merveille toute une profusion de genres cinématographiques. Le bon goût éclate sur la pelicule. Bill, le grand vilain est d'un charisme fabuleux. Uma Thurman est d'une beauté époustouflante.
J'a-do-re
Les bronzés 3 - Patrice Lecomte
Les bronzés se reforment, 30 ans après ! Dans un hotel luxueux au bord de la mer. Ils sont tous de retour et c'est toujours aussi potache. Hihi.
Kill Bill, film en deux parties - de Uwe Boll
Les aventures picaresques d'une femme qui veut se venger. Revisite à merveille toute une profusion de genres cinématographiques. Le bon goût éclate sur la pelicule. Bill, le grand vilain est d'un charisme fabuleux. Uma Thurman est d'une beauté époustouflante.
http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Messages/gne.gif
Ah voilà, dès qu'on fait preuve un tant soit peu d'imagination, madame ne suit plus.
Calamity
19/04/2007, 15h19
Ah voilà, dès qu'on fait preuve un tant soit peu d'imagination, madame ne suit plus.
Disons que j'étais moyennement convaincue, surtout par le premier en fait. :D Et puis effectivement, quand ça devient trop conceptuel... :minerien:
Bad Taste
20/04/2007, 07h10
:idea: SPOILERS INSIDE !
Zombie, mon amour d'Alain Rogné (1993)
Comédie romantique nous contant la passion d'un couple, Lionel et Mindy fraîchement mariés, frappés par la mort subite de la jeune femme lors d'un accident de jardinage (une tondeuse à gazon enrayée).
Lionel, fou de désir de retrouver sa femme, ira jusqu'à demander à son meilleur ami scientifique (fou) du dimanche, s'il peut la ramener à la vie...
Malheureusement arrivé peu de temps après Return of the living dead III, Zombie, mon amour est resté dans l'ombre du film de Yuzna.
Bien dommage, car celui-ci auscultait la passion amoureuse d'un vivant pour une morte sous divers aspects.
Sexuels, évidemment. Tout ceux qui ont vu le film se rappellent de la scène de la machine à laver, lorsque Lionel prend sauvagement Mindy, alors qu'une des victimes découpée en morceau par la femme est enfermée dans le tambour. Sans parler du célèbre plan séquence de 12 minutes assez insoutenable où Mindy couche avec un ami de Lionel, tout en le dévorant.
Aspect social ensuite, lors de la fameuse séquence de l'agence ANPE, pendant laquelle Lionel essaie de trouver un travail pour sa femme, alors que celle-ci dévore des demandeurs d'emploi (on traverse en 1993 une crise de l'emploi très forte, et Rogné tente une approche démographique de la suppression des chômeurs).
Enfin, Rogné aborde frontalement l'amour macabre entre les deux personnages, au travers de dialogues crus à tendance morbide, qui firent scandale à l'époque, et une approche quasi naturaliste de la déréliction des corps (ce qui fit grincer des dents Michel Ciment dans sa critique pour le magazine Positif).
Dans un final émouvant, on asiste au trépas de la jeune femme (même si elle est considérée comme déjà morte), qui après avoir dévoré son amant dans des débordements gores extrêmes, prend soudain conscience de son acte, et finit par se repaître de sa propre chair.
Une réflexion magistrale sur les dérives de l'amour, et le dépassement des préjugés mortifères.
La légende du toaster cannibale de Patrick Gripain (1998)
Film d'aventures exotiques et d'arts martiaux contemplatif gore outrancier, La légende du toaster cannibale est une nouvelle pierre angulaire du survival burné en milieu forestier.
Un groupe d'aventuriers partie en Harryzonie mené par la sculpturale Barbara Rochon curtis et le vieux routard Roy Spinell, est à la recherche du légendaire toaster, censé griller les toasts des deux côtés mais aussi sur les tranches des tartines.
Commençant comme un simple film d'aventures, La légende... mélange peu à peu les genres, en rendant hommage à tout ses prestigieux prédécesseurs.
Le groupe d'aventuriers croise une tribu cannibale, qu'ils considèrent comme inférieurs, parce que sous-développés. Il faut dire qu'ils ne possèdent pas encore de lecteur dvd, alors que le secteur est en plein boom.
Des membres de l'équipe, sont des champions de kung-fu et se battent contre des tortues d'eau, et des alligators nains, avant d'être confrontés à une machine à essorer Whrilpool, modèle de 86, qui leur barre le passage sur le chemin des boulons carnivores.
Jouissif de bout en bout, mêlant action, comédie, séquences de combat chorégraphiés par Fred Williamson, film d'amour, avec la romance entre l'un des protagonistes, et une cafetière programmable, ainsi que film psychologique et thérapeutique (parfois prescrit par Darty ou Saint Maclou après l'achat à crédit de certains artciles), La légende du toaster cannibale est une ode à la liberté, à la découverte de l'autre, et son élimination par la torture la plus douloureuse.
Un très beau film pour enfants.
Le jour où je ne râlerai plus de Jean-Noël Nicolau co-réalisé par Frédéric Renault (2005)
Fantaisie absurde sur la colère et son élimination par la rédemption par la foi, le film de JNN, après sa trilogie poignante eaglefly, mon ami banni (également co-réalisé avec Frédéric Renault), prend aux tripes, avec un niveau émotionnel jamais atteint jusqu'alors.
D'une décence qui ne sied normalement pas aux réalisateurs, ceux-ci ont su faire preuve avec cette ultime oeuvre, de toute la délicatesse de vieux bougons assagis.
Le personnage principal, Kevin Prin, vieux râleur dépressif aigri aimant titiller ses congénères, véritable némésis des deux metteurs en scène, et incarné par Harry Tation, est confronté aux avances d'une jeune newbie de 14 ans, s'exprimant avec des "lol" et des "mdr c cro bien le film de tarentinau" (incarnée par la magnifique Jennifer Vescence, alors âgée de 11 ans).
Le vieux sage qui sommeille en Kevin, prend alors le pas sur le vieux con aigri, et une fabuleuse histoire d'amitié virtuelle naît entre les deux protagonistes.
La jeune newbie arrivera même à donner la passion du catholicisme triomphant à l'Olmek farouche.
Sur fond de shoutbox saturées, d'échanges par MP volatiles et moites et de conversations msn émouvantes (une grande première !), Le jour où je ne râlerai plus, réussi le pari de transcender positivement l'oeuvre de JNN, alors axée sur l'élimination des jeunes et la crémation des plus faibles.
Une oeuvre bouleversante, à ranger entre Un été 42, Belladonna's Fucking Girls et The Shop around the corner.
JaimzHatefield
20/04/2007, 07h29
Psychopathe. :mad2:
Calamity
20/04/2007, 10h03
:idea: SPOILERS INSIDE !
Zombie, mon amour d'Alain Rogné (1993)
La légende du toaster cannibale de Patrick Gripain (1998)
Le jour où je ne râlerai plus de Jean-Noël Nicolau co-réalisé par Frédéric Renault (2005)
:hypnotise Magnifique ! :guioui:
Bad Tatse, je t'aime :love:
Le jour où je ne râlerai plus de Jean-Noël Nicolau co-réalisé par Frédéric Renault (2005)
Fantaisie absurde sur la colère et son élimination par la rédemption par la foi, le film de JNN, après sa trilogie poignante eaglefly, mon ami banni (également co-réalisé avec Frédéric Renault), prend aux tripes, avec un niveau émotionnel jamais atteint jusqu'alors.
D'une décence qui ne sied normalement pas aux réalisateurs, ceux-ci ont su faire preuve avec cette ultime oeuvre, de toute la délicatesse de vieux bougons assagis.
Le personnage principal, Kevin Prin, vieux râleur dépressif aigri aimant titiller ses congénères, véritable némésis des deux metteurs en scène, et incarné par Harry Tation, est confronté aux avances d'une jeune newbie de 14 ans, s'exprimant avec des "lol" et des "mdr c cro bien le film de tarentinau" (incarnée par la magnifique Jennifer Vescence, alors âgée de 11 ans).
Le vieux sage qui sommeille en Kevin, prend alors le pas sur le vieux con aigri, et une fabuleuse histoire d'amitié virtuelle naît entre les deux protagonistes.
La jeune newbie arrivera même à donner la passion du catholicisme triomphant à l'Olmek farouche.
Sur fond de shoutbox saturées, d'échanges par MP volatiles et moites et de conversations msn émouvantes (une grande première !), Le jour où je ne râlerai plus, réussi le pari de transcender positivement l'oeuvre de JNN, alors axée sur l'élimination des jeunes et la crémation des plus faibles.
Une oeuvre bouleversante, à ranger entre Un été 42, Belladonna's Fucking Girls et The Shop around the corner.
:pimverte: :pimbleue: :pimorang:
Gros fou rire ! :lol:
dodeskaden
20/04/2007, 11h25
Le jour où je ne râlerai plus de Jean-Noël Nicolau co-réalisé par Frédéric Renault (2005)
...
La jeune newbie arrivera même à donner la passion du catholicisme triomphant à l'Olmek farouche.
...
As tu des captures d'écran ? un trailer ? j'ai trop hâte de voir ce film.
Bad Taste
20/04/2007, 14h27
Psychopathe. :mad2::hypnotise Magnifique ! :guioui:Bad Tatse, je t'aime :love::pimverte: :pimbleue: :pimorang:
Gros fou rire ! :lol::jap:
Le jour où je ne râlerai plus de Jean-Noël Nicolau co-réalisé par Frédéric Renault (2005)
...
La jeune newbie arrivera même à donner la passion du catholicisme triomphant à l'Olmek farouche.
...As tu des captures d'écran ? un trailer ? j'ai trop hâte de voir ce film.Malheureusement, la plupart des copies de ce film ont été détruites, il n'est donc pas disponible en dvd ou vhs. :-(
Pour ce qui est du matériel promotionnel, il paraît que l'on peut trouver des bandes-annonces sur bornes consultables à la BiFi.
J'ai eu la chance de voir ce film lors du festival des films sur l'internet 2007.
Il devrait être de nouveau diffusé pendant le festival des vieux décrépis (janvier 2008, à Vaulx-en-Velin).
zebigzeboss
20/04/2007, 17h04
The Haunted Theater, Raphael M Dorson, 1965
Ce film malheureusement aujourd'hui disparu préfigure, avec dix ans d'avance, The Rocky Horror Picture Show. Tournée avec trois pounds et dix pence cette comédie musicale montre comment le rock'n'roll tel un monstre sanguinaire c'est emparé, grâce au cinéma, de l'esprit des meilleurs jazz men... un film effrayant et effroyable puisqu'étrangement entre 1970 et 1973, le réalisateur, ainsi que de nombreux acteurs principaux (tels Marianne F West (La fameuse interprète du rôle titre La Diva de l'Empire, George B Galway qui venait de remporté un triomphe dans The King of Broadway...) et toute une grande partie du staff technique, ont péris de manière accidentelle, de mort naturelle ou de longue maladie. À l'heure actuelle il ne reste vivant que le chef électricien Fred Anderson...
Bad Taste
20/04/2007, 17h07
The Haunted Theater, Raphael M Dorson, 1965Ha bah voilà, celui-ci a l'air très bien ! :razz:
Pas comme les films chiants de Calamity. :grumpy:
Calamity
20/04/2007, 18h25
The Haunted Theater, Raphael M Dorson, 1965Ha bah voilà, celui-ci a l'air très bien ! :razz:
Pas comme les films chiants de Calamity. :grumpy:
J'ai quand même fait un effort louable pour maintenir en vie ce topic qui a bien failli être mort-né. :jaimz:
Bad Taste
20/04/2007, 18h39
J'ai quand même fait un effort louable pour maintenir en vie ce topic qui a bien failli être mort-né. :jaimz:Arrête de parler, et poste ton avis sur des films. :jaimz:
Calamity
20/04/2007, 18h49
Arrête de parler, et poste ton avis sur des films. :jaimz:
C'est pas bien de se moquer. Je ne sais pas écrire. :D
J'attends le prochain film de Wong Kar-wai pour donner un avis sur un film. :minerien:
Le jour où je ne râlerai plus de Jean-Noël Nicolau co-réalisé par Frédéric Renault (2005)Ca a l'air naze :grumpy:
Bad Taste
20/04/2007, 19h37
Le jour où je ne râlerai plus de Jean-Noël Nicolau co-réalisé par Frédéric Renault (2005)Ca a l'air naze :grumpy:Peut-être, mais pas chiant. :D
dodeskaden
20/04/2007, 21h46
The Haunted Theater, Raphael M Dorson, 1965Ha bah voilà, celui-ci a l'air très bien ! :razz:
Pas comme les films chiants de Calamity. :grumpy:
J'ai quand même fait un effort louable pour maintenir en vie ce topic qui a bien failli être mort-né. :jaimz:
:cry:
:cry:
:cry:
moi qui me donne tant de mal
Bad Taste n°2
21/04/2007, 22h55
Bad Taste 3 de Peter Jacksonofzebitch
Chef d'oeuvre immédiat.
Enterre le pitoyable Bad Taste premier du nom. :mad2:
Le Maillon faible, le film de Pat LeGuen
Petite déception.
Jean-Pierre Castaldi, même avec une perruque et un wonderbra taille XXXXXL ne pourra jamais remplacer la domina Laurence Boccolini.
Une erreur de casting qui fait sombrer le film dans la faiblitude.
Préférez, Attention à la marche, le film réalisé par Michael Bay.
Sodomie au saucisson de Alan Salamithee
Ca troue le cul ! :sick:
Vent Clair, Hoffmanniana et Sardor, de Andreï Tarkovski
En fait ça existe à l'état de scénario (excellente collec, chez Exils - que c'est adéquat, ce nom !).
Mais vu l'animal, on peut imaginer tout ce qu'on veut ... ça n'attendrait probablement pas une once du génie de la chose, s'il avait réussi à les produire.
:groucho:
Bad Taste
22/04/2007, 15h37
Bad Taste 3 de Peter Jacksonofzebitch
Le Maillon faible, le film de Pat LeGuen
Sodomie au saucisson de Alan SalamitheeNuls. :cool:
Calamity
22/04/2007, 17h02
Bad Taste 3 de Peter Jacksonofzebitch
Le Maillon faible, le film de Pat LeGuen
Sodomie au saucisson de Alan SalamitheeNuls. :cool:
Ça a l'air. :eheh:
Petite sélection spéciale actualité :D
Le jour du soleil noir (Odette Brouchand, 2016)
Le voici, le voilà, le documentaire tant attendu qui revient sur l’accession au pouvoir de Jean-Marie Le Pen. Plongeant au c½ur de la bête comme personne auparavant, décortiquant rouages et rapports de force, la célèbre anthropologue et documentariste Odette Brouchand (triple Palme d’Or, rappelons-le) nous livre une fois de plus un chef d’½uvre pour la postérité. Illustrant à merveille l’adage selon lequel la réalité dépasse parfois la fiction, elle explique avec le brio qu’on lui connaît pourquoi la presse, unanime à l’époque, avait qualifié l’élection en 2017 du Président Le Pen de « mort de la démocratie », de « négation historique », ou, pour reprendre les désormais célèbres mots de Pascal Sevran : « jour du soleil noir ».
"Merci Jean-Marie, merci !" (Dieudonné)
Soleil Vert (Amédée Dujardin, 1975)
C’est sur l’angle de la science-fiction que le néophyte Amédée Dujardin (79 printemps lors du tournage) revivait l’arrivée à la fonction suprême de notre République de Dominique Voynet lors des élections de 1964. De l’inscription du concept de recyclage obligatoire et systématique à la Constitution au désormais fameux Soleil Vert, sans oublier les programmes scolaires axés sur la culture du rotin et l’art du macramé en passant par la découverte de la téléportation, Dujardin dresse un tableau tantôt idyllique, tantôt cauchemardesque de ce que Serge July, dans son célèbre éditorial du 15 août « Je recycle ! », avait surnommé « La Récolopublique ».
"Soylent Green is people ! Soylent Green is people !" (Claude Sarraute)
L’aube rouge (Stanislas Larigote, 1978)
Avec L’aube rouge, Stanislas Larigote fit plus qu’inventer le genre du film d’horreur politique, il offrit au snuff movie une virginité toute neuve en plus d’un large public (25 millions d’entrée en France tout de même). A partir d’un scénario roublard et terrifiant librement inspiré de l’accession au pouvoir suprême du Facteur de Montrouge Olivier Besancenot, scénarisé par son complice de toujours Hégésippe Verdioux, Larigot exploite très intelligemment un casting hétéroclite, en grande partie composé de candidats recalés à la Trotsk’Academy, et mets ses maigres moyens entièrement au service de son histoire.
"Enfin un film de genre qui dit ce qu’il pense et qui fait ce qu’il dit" (Olivier Dahan)
Le crépuscule des vieux (Pacôme Lerouge, 2000)
Drame intimiste sur la mort du Président Schivardi, élu à la surprise générale et au premier tour lors des Présidentielles de 1995, Le crépuscule des vieux fait figure du rejeton cinématographique difforme et nauséabond des amours contre-nature d’Andrei Tarkovsky (pour l’introspection métaphysique) et Claude Chabrol (pour la satyre sociale). Mise en scène à insupportable lenteur, dialogues à l’irréelle nullité, tous les éléments sont réunis pour faire de ce long (4h40) métrage une véritable anti-leçon de cinéma d’auteur et outil de torture aussi parfait que terrifiant. Le fait qu’il fut tourné en espéranto et diffusé sans sous-titrage ni doublage n’arrangea rien à l’affaire.
"Le crépuscule des vieux est au cinéma ce que le Babybel est au fromage" (Télérama)
From dusk till dawn (Séraphin de la Fontanelle, 1995)
Exhumant un scénario oublié de Robert Dhéry (rédigé entre 1934 et 1937), Séraphin de la Fontanelle fit plus que définitivement achever la « comédie à la française », il envoya par la même occasion au goulag toute une génération de scénaristes, d’humoristes et de libres penseurs dans les retombées de l’élection de Ségolène Royale à la présidence de la République. Le timing plus décalé qu’un papou débarquant à Moscou, les répliques d’une lourdeur désormais proverbiale et la vulgarité intrinsèque de l’ensemble font de From dusk till dawn une perle absolument unique dans les annales du cinéma, qui fit rire le monde entier, mais provoqua une vague de suicides sans précédent chez les capilliculteurs et les bourreliers.
"Je préfèrerais me faire arracher toutes les dents sans anesthésie que de regarder une minute de cette chose." (Basile Boli)
Sunshine (Marcelle Mortecouille, 1982)
Profitant de l’héritage laissé par le blockbuster à grand-papa (après la Grande Dépression de 1979 qui vit l’effondrement de l’industrie cinématographique américaine), Marcelle Mortecouille ressuscitât le genre à la surprise générale. Allant à contre-courant de toutes les modes, de toutes les conventions, la réalisatrice de La guerre des parcmètres prit le risque (inconsidéré pour l’époque) d’engager de vrais comédiens (formés à ce qui en son temps s’appelait l’Académie Française) dans une superproduction hexagonale reprenant l’élection de Frédéric Nihous, le chasseur d’airain comme on le connaît désormais tous. Dire que ce classique du genre est désormais enseigné dans les écoles n’est pas le moindre des compliments qu’on puisse lui faire.
"C’est après avoir vu Sunshine de Marcelle Mortecouille que j’ai décidé de me suicider au tofu avarié." (James Cameron)
Le soleil d’Austerlitz (Hippolyte Malatray, 2000)
Evidemment, plagier Les parapluies de Cherbourg pour reconstituer l’élection de Nicolas Sarkozy, ce n’est pas l’angle le plus évident. Mais y injecter tous les éléments du film « Bollywood » dans un background 16e, c’est carrément du génie. Hippolyte Malatray fit bien plus qu’adapter la célèbre comédie musicale éponyme de Broadway sur le grand écran, il assimila entièrement le matériau de base pour accoucher d’une vision, extrêmement personnelle certes, mais furieusement énergique de l’élection controversée du « Napoléonain », comme ses ennemis jurés aimaient à l’appeler, et qui n’est pas sans rappeler le visionnaire (bien que méconnu) La Nuit du risque de Sergio Gobbi.
"La comédie musicale politique sur fond de beaux quartiers, c’est fou." (Geneviève de Fontenay)
Eternal Sunshine of the spotless mind (Raoulette Desmars, 1966)
Un bon road-movie sans un héros un peu lunaire, ce n’est pas vraiment un bon road-movie. C’est donc par ce biais peu anodin que Raoulette Desmars, qui fit ses classes sur Julie Lescaux, raconte la passionnante aventure que vécut François Bayrou et passer du rôle de quasi amuseur public à celui de Président de la République. Avec un sens du tempo inné, la réalisatrice raconte la quête un peu folle d’un candidat centriste (du moins à l’époque) frappant à la porte de chaque électeur pour changer le cours de l’histoire.
"Le kleenex-killer du siècle, à mi-chemin entre Jean de Florette et Ichi The Killer." (Télé 7 Jours)
L’empire du soleil (Cunégonde Mirlou, 1998)
Le péplum politique a beau être un genre très largement sous-estimé (et sous-représenté), cela n’a pas empêché L’empire du soleil de décrocher les récompenses les plus prestigieuses un peu partout sur la planète (Palme, Oscar, César, Hot d’or), notamment grâce à la mise en scène avant-gardiste imaginée par sa réalisatrice Cunégonde Mirlou (et malgré quelques anachronismes sans conséquences). Ce drame intimiste poignant qui voit deux frères s’arracher les faveurs du Président De Villiers après son élection de 92 fit fondre en larmes plus d’un butor aux idées basses ou d’un mec pathibulaire (mais presque).
"J’aurais voulu faire ce film, mais avec des ornithorynques. Je suis extrêmement jaloux et très colère." (Jean-Jacques Annaud)
Le soleil de lève aussi (Augustin Pécas, 1999)
Faire de l’élection d’Arlette Laguiller de 2002 un film pornographique était déjà un pari osé en soi. Mais confier le rôle principal à Catherine Deneuve faisait office de suicide artistique et commercial instantané. C’est pourtant le défi que releva (avec une maestria aussi époustouflante qu’inattendue) Augustin Pécas, petit-fils du célèbre Max. Mêlant sa dévorante passion pour le gang-bang nanique aux scènes de fétichisme chromatique les plus délirantes jamais vues au cinéma, le scénariste/réalisateur/interprète fait fi des conventions et transcende les genres pour le plus grand plaisir du spectateur. Dommage que son décès prématuré au bout de trois jours de tournage ne lui permit pas de parachever son ½uvre.
"Elle en a encore sous le capot, la Vieille ! Bandant !" (Julio Lopez)
Le lundi au soleil (Archibald Hortemont, 2007)
Dans ce film de contre-propagande financé par les multinationales agro-alimentaires (Mac Donald’s en tête, surtout depuis son interdiction en mai 1997), Archibald Hortement transgresse tous les interdits du cinéma (et particulièrement ceux de la Nouvelle Vague). Démonstration implacable que l’élection de José Bové à la présidence en 2007 n’était que le fruit d’un gigantesque bug informatique dû aux vents solaires et à un horoscope favorable pour les natifs du vingt-sixième décan, Le lundi au soleil met brillamment en lumière tous les trous et incohérences d’un pan entier d’histoire de France que les générations futures ont tout intérêt à oublier.
"Mon film préféré !" (Britney Spears-Connery)
Sous le soleil de Staline (Ursule Milanovic, 1986)
Vous en rêviez, Milanovic l’a fait. L’ultime drame romantique sur fond de guerre atomique entre L’Ouest et L’Est. Tandis que volent les missiles balistiques au dessus des océans, la Président Marie-Georges Buffet, réélue à vie après son septième mandat en 2002 (et de menus ajustements à la Constitution) mais se sachant condamnée par une terrible poussée d’herpès galopant, vit une idyllique désespérée et déchirante avec le fantôme de Joseph Staline. Ursule Milanovic dissèque avec une précision effarante les tourments de l’âme en proie aux sentiments les plus fous, tout en observant avec un soin chirurgical l’équilibre de la guerre froide qui explosa en millions de particules alpha et béta par une belle après-midi d’été.
"La fusion parfaite entre Pretty Woman et Un cerveau d’un milliard de dollars." (Marie-Claire)
dodeskaden
24/04/2007, 02h51
Le compte est bon douze films, lequel aura la palme
c'est beau zorgounet :love: particulièrement "Soleil Vert" :D
Calamity
24/04/2007, 06h17
Le compte est bon douze films, lequel aura la palme
Oui, il faut faire un vote. :jaimz:
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